Le piratage s'empare de vos consoles

Une PSP à tout faire

Dès ses premières années, la portable de Sony a été l’objet de convoitise des bricoleurs de tous bords. Ceux-ci voulaient en faire un téléphone portable, un PDA, un lecteur multimédia plus complet que celui d’origine, comme si jouer était déjà devenu une utilisation trop basique pour cet appareil aux possibilités multiples. C’est donc très rapidement que les premiers programmes amateurs ont fait leur apparition sur cette machine, mais c’était sans compter sur la vigilance de Sony, qui grâce à un système de mise à jour efficace mène depuis des années une lutte contre les hackers afin de protéger sa console.

Une scène très active


Comme on peut s’en douter, les usages détournés de cette petite PSP sont donc très nombreux. La possibilité de lancer des applications non signées par Sony a permis dès le début de nombreuses dérives, et très vite sont apparus des émulateurs (programmes qui permettent jouer à d’autres consoles sur un système qui n’est pas prévu pour), un navigateur Web (à l’époque où la console n’en disposait pas encore) et autres programmes exotiques. Les usages ont depuis évolué, et il est désormais possible de jouer à un jeu complet directement depuis une carte Memory Stick, sans avoir à utiliser le lecteur d’UMD de la console. Cela présente notamment le double avantage d’économiser la batterie de la console, ainsi que de réduire les temps de chargement des jeux.

À n’en pas douter, la grande puissance de la PSP, pour une console portable, a été un élément déterminant dans l’intérêt qu’elle a suscité chez les hackers en tout genre. Sony, tente bien de contrer le phénomène et de combler les failles au fur et à mesure, mais les différents systèmes de protection se voient systématiquement contournés, parfois très rapidement. En outre, la toute dernière version de la console est déjà aux mains des hackers et permet, après quelques manipulations, de lancer n’importe quel programme normalement interdit sur une console d’origine. La bataille est bien loin d’être terminée entre Sony et ces développeurs de l’ombre.