Retour vers le Futur : ce qui est vrai 30 ans après

Le cinéma en 3D

Plus qu’une imagination de ce que serait le futur vu depuis les années 80, Retour Vers Le Futur a également été l’occasion pour Robert Zemeckis de partager sa vision de ce que serait le cinéma à notre époque. Aussi, s’il envoie une pique humoristique à son confrère Steven Spielberg en imaginant « Les Dents de la Mer 19 », il imagine surtout un cinéma d’un nouveau genre, en trois dimensions.

Dans le Film


Le requin en 3D de Retour Vers le Futur 2

Perdu dans la ville de Hill Valley en 2015, Marty McFly passe devant un cinéma, et se retrouve nez à nez avec un requin de plusieurs mètres de long, qui se jette sur lui en ouvrant une gueule pleine de dents pour le croquer. Le requin en question est un hologramme qui disparaît en quelques secondes, mais qui laisse entrevoir ce que les créateurs imaginaient du cinéma du futur : en trois dimensions et plus réaliste que jamais. À l’époque, l’animation par ordinateur n’est pas encore utilisée au cinéma, et le concept même d’images en 3D générées par ordinateur est encore assez nouveau, même pour les jeux vidéo qui l’ont popularisé par la suite (le premier exemple marquant fut Virtua Racer, sorti en 1992... soit trois ans après !). Au cinéma, il faudra attendre des films comme Terminator 2, sorti en 1991, pour voir un exemple bluffant et réussi de l'utilisation d'images de synthèse.

Dans la réalité

Le cinéma en relief au moyen d’hologrammes, tel qu’il est décrit dans Retour Vers le Futur 2, n’existe pas encore, et ne semble pas prêt d’arriver dans un futur proche. Il existe cependant des initiatives intéressantes qui montrent la création d’images holographiques grâce à des procédés de jeux de lumière étonnants. Par exemple, on a pu voir Michael Jackson danser sur scène, près de 5 ans après sa mort, grâce à ce procédé projetant une image de lui aussi vraie que nature.

Michael Jackson Hologram - Slave To The Rhythm - Billboard Awards 2014

De même, le cinéma a énormément évolué depuis 1989, et notamment grâce à l’arrivée du numérique dans le milieu. Nous sommes ainsi passés à la HD, qui permet une image plus fine et mieux détaillées, puis aux projections en 3D, qui nécessitent le port de lunettes spéciales, mais peuvent produire des effets saisissants et particulièrement réalistes dans certains films qui l’exploitent au mieux.

Ainsi, le cinéma de 2015 vu par Robert Zemeckis n’est pas exactement celui décrit dans le film, mais il en prend quelque peu le chemin. En revanche, il y a beaucoup de retard à rattraper avant de voir sortir un dix-neuvième épisode des « Dents de la Mer ».

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