Samsung R7 : que vaut la nouvelle enceinte multiroom ?

5 raisons de craquer (ou pas) pour la Samsung R7 Multiroom

1 - Oui, pour le design

Il n’y a pas à dire, la R7 attire le regard… Et le retient. Installées dans le séjour durant les tests, les deux enceintes confiées par Samsung ont interpellé tous les participants à une soirée que nous avions organisée, alors même qu’elles étaient éteintes. Élégante, classe, futuriste, extra-terrestre… les qualificatifs n’ont pas manqué pour la décrire. Un invité a même regretté que Samsung n’ait pas intégré un système d’éclairage à la R7 blanche, tant le design semblait s’y prêter. Tous ont apprécié la texture très douce du plastique et la qualité des finitions. Bref, de ce point de vue, elle fait l’unanimité. Bien qu’assez volumineuse avec ses 42 cm de hauteur pour 18 de diamètre, elle s’insère aisément dans la plupart des environnements, anciens ou contemporains, grâce notamment à son design épuré. D’autant que contrairement à la plupart des enceintes multiroom, celle-ci ne dispose que du seul câble nécessaire à l’alimentation : pas d’entrée Ethernet, mini-jack ou micro-USB. On trouve quand même deux boutons physiques pour le réglage du volume, et trois boutons tactiles, permettant d’allumer l’enceinte, de mettre en pause la musique et de lancer la procédure d’appairage.

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2 - Oui, pour la qualité audio

Le concept est étonnant. À l’instar des autres enceintes de la gamme 360 (R1 et R3), la R7 diffuse le son à 360° avec, et c’est là le plus surprenant, la même amplitude et la même qualité sonore. La technologie repose sur le concept de lentille acoustique : l’enceinte principale, logée dans le corps supérieur de l’œuf, projette le son vers une pièce métallique ouvragée, située dans la partie basse de l’enceinte, qui réfléchit à son tour l’onde sonore dans toutes les directions. Et c’est efficace. Lors de nos tests, nous avons placé l’enceinte au centre d’une table ronde et avons enregistré le son émis à l’aide d’un micro directionnel, en tournant tout autour. À l’écoute, nous n’avons noté aucune altération du son, ou changement de sa composition. Alors évidemment, il n’est pas pratique de placer l’enceinte au beau milieu de la pièce, mais Samsung a trouvé la solution : grâce à un câble optionnel, vous pouvez la suspendre au plafond, comme un lustre. Idéal si vous disposez déjà d’une source d’alimentation électrique. Seul bémol, et de taille, ce dispositif d’accrochage est pour l’instant introuvable. À l’écoute, le son, bien que mono (sauf à appairer deux enceintes), se révèle équilibré. Les voix notamment, sont relativement bien restituées (Amy Winehouse, Clara Dillon, Ella Fitzgerald…). Le petit tweeter situé au sommet de l’enceinte n’est pas là que pour faire joli ! les mediums sont bien présents également. Les basses en revanche se montrent un peu confuses, feutrées, voire étouffées par moment : c’est notable sur les morceaux des Foo Fighters, des Red Hot ou de Radiohead, utilisés lors des tests, mais, étrangement, pas sur Eminem, alors que les basses sont tout aussi remarquables. Notez quand même qu’il est possible de modifier le rendu des graves via l’égaliseur intégré à l’application de pilotage de l’enceinte. Autre constat plus général, on note à volume élevé, une sorte d’écho, très léger certes, mais perceptible lorsque l’on compare le son avec celui de nos enceintes de référence (Kef Coda 7). Enfin, sachez que la puissance restituée s’avère suffisante pour sonoriser une pièce à vivre.

3 - Non, pour le paramétrage de l’enceinte

Franchement, on imagine l’angoisse qui doit étreindre l’acheteur qui paramètre sa première enceinte multiroom. Depuis le temps que nous en testons, nous n’avons quasiment jamais connu une installation qui se soit effectuée sans encombre. Heureusement, il s’agit presque toujours de problèmes pouvant aisément se régler, voire qui se corrigent spontanément (ce qui n’est pas plus rassurant). Mais les faits sont là : les enceintes multiroom sont des ordinateurs audio, et à ce titre, ils peuvent connaître des plantages. La R7 n’a pas dérogé à cette règle pour le moins agaçante. Afin de tester la chaîne multiroom, nous en avons utilisé deux. Comme nous l’avons dit plus haut, en l’absence de port Ethernet, le paramétrage ne peut s’effectuer qu’en Wi-Fi. A priori, c’est simple, il suffit de télécharger l’application Samsung Multiroom, compatible IOS et Android (ainsi que Windows et Mac OS), et de suivre les instructions. En pratique, il nous a fallu dix bonnes minutes, et plusieurs manipulations, pour qu’enfin l’appli reconnaisse la première enceinte. Sauf qu’aucun son n’en sortait. En désespoir de cause, nous l’avons débranchée physiquement du secteur et rebranchée après une minute. Et là miracle, tout est rentré dans l’ordre. Et le plus bizarre, c’est que la seconde enceinte a été reconnue instantanément. Notez aussi que nous avons souvent changé l’emplacement de l’enceinte, et donc de prise électrique, au cours des tests. Parfois, il fallait reparamétrer la connexion, parfois non. Comme la R7 peut aussi fonctionner en Bluetooth, nous avons testé la résilience du système face à des changements de protocole de communication. Et ce n'est pas fameux. Connecter un smartphone en Bluetooth à deux enceintes appairées en stéréo provoque parfois (mais pas toujours) une séparation du groupe lorsque l’on repasse en Wi-Fi. En conclusion, à l’instar de tant de systèmes multiroom, celui-ci manque de fiabilité dès qu’on se lance dans des manipulations un peu singulières. Alors un conseil, si l’installation se révèle laborieuse, gardez votre calme (oui, ça n’est pas facile, vu le prix de l’enceinte) et sachez que ça finira par fonctionner.

4 - Oui, pour l’application de contrôle

C’est comme une récompense : après avoir galéré pour paramétrer l’enceinte, nous voilà face à une application d’une simplicité et d’une efficacité réconfortantes. Un exemple : pour appairer deux enceintes afin de bénéficier du son stéréo, il suffit de glisser-déposer l’icône de la première, sur la seconde. Le groupe est automatiquement créé, et il ne reste plus qu’à indiquer leur emplacement, à droite ou à gauche de la pièce, puis, le cas échéant, à régler le niveau sonore de chacune d’elles, en fonction de leur distance par rapport à l’auditeur. Bien sûr, il est possible de créer un groupe d’enceintes mono, si on désire les placer dans plusieurs pièces de la maison. Et évidemment, on peut choisir de diffuser des musiques différentes sur chaque enceinte. Outre les musiques stockées sur son périphérique mobile ou son ordinateur, l’application permet d’accéder directement aux principaux services de musique en ligne (Deezer, Spotify, Qobuz, Napster...). Notez qu’à l’instar de Sonos, Samsung conditionne l’accès à Spotify à la souscription d’un abonnement au service Premium. Si vous souhaitez l’utiliser sans payer, vous devrez vous connecter à l’enceinte en Bluetooth.

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5 - Oui, pour le bon rapport qualité/prix

Les enceintes multiroom coûtent cher. Un prix qui s’explique, en partie, par la technologie embarquée. Car il ne s’agit pas de simples haut-parleurs, mais de véritables ordinateurs capables de communiquer entre eux, via une liaison réseau sans fil. Alors que les modèles capables de sonoriser une pièce à vivre coûtent en général plus de 400 euros, la R7 se négocie aux alentours de 270 euros sur Internet. Un prix très sage au regard de ses performances. D’autant que les autres modèles de la gamme bien évidemment compatibles, et destinés à des pièces plus petites, sont tout aussi bon abordables : comptez 160 euros pour la R1 et moins de 250 euros pour la R3.

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