[Test] Solowheel : on craque ou pas ?



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5 raisons de craquer (ou pas) pour le Solowheel

Alors que les trottinettes et autres vélos électriques, comme l'E-Micro One, commencent à peupler nos rues, Solowheel a mis sur le marché depuis déjà quelque temps un moyen de transport qui ne ressemble à aucun autre. Avec son design à mi-chemin entre le monocycle et le skate électrique, le Solowheel est surprenant par son concept, mais aussi par son prix : près de 2000 euros pour acquérir une roue. Que vaut donc ce moyen de transport du futur une fois sous nos pieds ?

Oui : Parce que c’est un moyen de transport original

C’est indéniable : le Solowheel ne ressemble à aucun autre moyen de transport que nous avons pu essayer jusqu’à maintenant. Ce n’est pas un skate, ni vraiment un monocycle, ce n’est pas un Segway et encore moins une trottinette. La conséquence directe, c’est que se déplacer en Solowheel donne également un style assez unique en ville, l’objet étant assez nouveau et très peu répandu pour le moment en comparaison des classiques vélos et trottinettes. C’est donc l’accessoire ultime des early adopters qui veulent se démarquer et aiment lancer des modes, car se balader en Solowheel est l’assurance d’attirer les regards et les questions des curieux. En outre, on est en présence d’un bel objet, en tout cas assez surprenant pour devenir à lui seul un sujet de conversation.

Oui : Parce que les sensations sont uniques

Si le Solowheel est un moyen de transport original par son design et son utilisation, il l’est également par les sensations qu’il procure. Pour le faire fonctionner, il faut bien camper ses deux pieds sur les pédales de chaque côté de l’appareil, se tenir droit comme un « I », puis s’incliner légèrement vers l’avant. On constate alors une accélération graduelle de la roue, provoquée par le système de stabilisation gyroscopique, qui compense ainsi le déplacement du centre de gravité de l'utilisateur. On se déplace donc presque sans avoir à déployer la moindre énergie, une sensation assez impressionnante lors des premières heures d’utilisation, mais qui devient très plaisante lorsque l’on commence à prendre la roue en mains (ou plutôt en pieds). Dans le principe, l’usage est assez proche de celui du Segway, mais le fait de ne pas disposer d’une vraie plateforme et d’un guidon nous fait nous sentir « tout nu » sur la roue, une sensation intimidante au départ, puis grisante avec la pratique.

Oui et non : Parce que c’est compact, mais ça pèse lourd


Autre avantage de taille par rapport à un vélo : le Solowheel est relativement compact. Il mesure moins de 50 centimètres de hauteur pour autant de large, soit environ à peine plus que la taille de sa roue. Dans ce domaine, il se place à mi-chemin entre la trottinette pliable pour se faufiler dans le métro, et le vélo qu’il faudra laisser attaché en bas de l’immeuble. La roue est équipée d’une poignée qui permet de la transporter n'importe où, mais c’est en l’utilisant qu’on comprend le principal défaut de ce système : le Solowheel est très lourd, environ 11 kg à porter à bout de bras. D’autant plus que Solowheel déconseille son utilisation en intérieur, sur des revêtements comme de la moquette, du parquet ou du carrelage, avertissant que la roue pourrait glisser latéralement et provoquer des pertes d’équilibre. Aussi, aller travailler en Solowheel imposera de parcourir les derniers mètres en supportant le poids de l’appareil. Et il en sera de même si vous tombez à court de batterie, au bout des 20 Km d'autonomie annoncés par le constructeur.


Non : Parce que c’est long et difficile d’apprendre à s’en servir

On s’en doutait un peu avant d’avoir à monter dessus, mais nos premiers essais ont confirmé nos craintes : apprendre à utiliser un Solowheel n’est pas de tout repos. D'ailleurs, le constructeur en est bien conscient, puisqu’il propose automatiquement une session de cours offerte avec l’achat d’une roue, afin d’apprendre à tenir sur l’appareil sans craindre la chute. Un sympathique formateur viendra donc vous apprendre les bases de l’appareil, mais même après deux heures de cours, il est difficile de se sentir à l’aise sur la roue. En outre, l'apprentissage moyen peut aller de quelques heures à plusieurs jours, selon les utilisateurs. Et là encore, Solowheel le sait : chaque roue est livrée avec une notice indiquant, entre autres, qu’il est nécessaire d’avoir « environ trois semaines de pratique » pour commencer à « avoir une bonne aisance sur votre Solowheel ». Car oui, il faut souffrir pour avoir la classe, et dans le cas du Solowheel, la souffrance peut durer près d’un mois. Un délai potentiellement rédhibitoire, lorsque la plupart des trottinettes se domptent en quelques minutes pour des trajets simples.

Non : Parce que ça coûte très cher

C’est l’autre gros point noir de ce Solowheel : son prix prohibitif pour une bonne partie de la population. À près de 2000 euros pour une roue, l’appareil n’est clairement pas à portée de toutes les bourses. Face à la plupart des trottinettes électriques, et même certains monocycles électriques comme Gotway et son prix de départ sous les 1000 euros, la roue de Solowheel se pose comme un produit haut de gamme dont le prix sera un frein. En y ajoutant un temps d’apprentissage en moyenne plus long qu’avec une trottinette, le Solowheel reste pour l’instant un produit très intéressant, mais encore trop peu accessible.


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3 commentaires
    Votre commentaire
  • ChromeUser
    Le prix effectivement ^^
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  • Paulinesmile
    Vous pouvez choisir les produits ici: http://
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  • Anonyme
    c'est bizarre ... sur le site proposé par Paulinesmile ils sont tous à 215 € ! soit presque 10x moins cher !?
    c'est la même chose ?
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