[Test] Nikon Df : compromis idéal entre tradition et modernité ?

Une ergonomie conçue pour les puristes

Sur le dessus de l’appareil, on trouve à droite du viseur deux barillets équipés de systèmes de verrouillages, celui du correcteur d’exposition et la sélection de la sensibilité. À droite du viseur, sont présents un barillet de sélection des vitesses d’obturation (sous lequel est positionné un sélecteur de cadence de prise vue), le déclencheur entouré d’une bague de mise sous tension, un écran noir et blanc de rappel des réglages et un barillet de sélection des modes minimalistes. Il ne propose en effet que les modes programme, priorités et manuel, ce qui est largement suffisant pour un boîtier expert. À proximité, sur le haut de la face avant, on trouve une molette de réglages (de l’ouverture). Cette position n’est pas des plus heureuses, car elle provoque une petite gêne lors de son maniement. À signaler : tous les barillets de sélection sont verrouillés afin d’éviter la modification des réglages par inadvertance.

Autre remarque, la présence du barillet de sélection de vitesse, qui ne permet des réglages que par valeur d’IL entière, semble essentiellement cosmétique. En effet, seule la position « 1/3 step » permet un paramétrage précis et dans ce cas c’est par la seconde molette de réglage située sur le haut de la face arrière que s’opère le réglage.

Sur la face arrière, on trouve à gauche du viseur les touches lecture et suppression d’image et à sa droite les boutons de mémorisation de l’exposition, de mise au point automatique et la seconde molette de réglages des paramètres d’exposition déjà évoquée.

À gauche de l’écran de 8 cm de diagonale de 921 000 points, on retrouve de haut en bas les traditionnelles touches Menu, Balance des blancs/Verrouillage des images, Qualité d’image/Zoom, Mode flash/Zoom arrière et i (qui permet d’accéder à différents réglages sur l’écran arrière sans avoir à farfouiller dans les menus). À droite de l’écran, on constate la présence d’un sélecteur de mode d’exposition, un pad, et les touches Liveview et Info.

Les menus reprennent l’organisation traditionnelle de Nikon qui n’est malheureusement pas la mieux pensée, la plus claire et intuitive de la gamme reflex. Avec un peu d’habitude on s’y retrouve, mais il est difficilement compréhensible qu’un fabricant de cette importance refuse de la faire évoluer. Ils contiennent néanmoins la plupart des fonctions présentes sur les modèles de cette gamme, en l’absence notable de W-iFi, de GPS, mais surtout d’un mode vidéo. Quand on sait que l’ajout d’un mode vidéo basique n’occasionne qu’un surcoût de production minime, on peut sincèrement regretter ce choix du constructeur. C’est d’autant plus regrettable qu’il semble plutôt lié à une orientation marketing, pour appuyer l’image de boîtier pour les puristes, qu’à des contingences techniques.

Globalement, le maniement de l’appareil est assez clair et plutôt bien pensé tant que l’on reste dans le cadre d’un usage courant. On regrette néanmoins le manque d’organisation des menus, l’aspect presque purement cosmétique du volumineux barillet de sélection des vitesses d’obturation, la position de la molette de réglage avant et l’absence de vidéo.

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