[Test] Audi Q7 : elle fait (presque) tout toute seule

5 raisons de craquer (ou pas) pour l'Audi Q7 2015

Dans la famille Audi, le Q7 est un (très) grand SUV à la carrière aurait plutôt longue : 10 ans. La nouvelle génération arrive avec des arguments chocs, entre un poids en forte baisse, des dimensions plus contenues, ainsi qu’un véritable arsenal technologique. Dotée d’innombrables capteurs, cette automobile est alors capable d'évoluer de manière semi-autonome dans certaines conditions. De quoi en faire la voiture rêvée pour les conducteurs lassés de la conduite, mais suffisamment fortunés (à partir de 63 500 euros)?

1 - Oui, parce qu’elle roule (presque) toute seule

Le Q7 regorge de capteurs, de caméras et de puces en mesure d’analyser chaque parcelle de route. Grâce à cela, de nombreuses fonctionnalités sont activables. La nouveauté ici, c’est que ces dispositifs peuvent fonctionner de concert afin d’offrir une conduite presque autonome. Ainsi, en enclenchant le régulateur de vitesse adaptatif, qui ajuste le rythme en fonction de la distance avec le véhicule qui le précède, la lecture des panneaux de signalisation pour conserver le bon rythme, l’assistant capable de suivre les lignes blanches au sol automatiquement, ou encore l’efficience prédictive qui ralenti seule à l’approche d’un rond-point par exemple, on serait tenté de relâcher volant et pédale pour profiter du paysage.

Audi Q7 2015 - Assistance embouteillage

C’est d’ailleurs là qu’est le piège, et il faut bien rappeler qu’il ne s’agit pour l’heure que d’assistance. La vigilance du conducteur doit rester entière. Mais si celle-ci venait à être défaillante, des garde-fous entendent protéger l’intégrité physique des occupants de la voiture. En ville par exemple, lorsqu’un obstacle (véhicule ou piéton) est détecté dans la trajectoire, le Q7 est en mesure de freiner jusqu’à l’arrêt de manière totalement autonome. Même principe à une intersection, si l’on s’engage alors qu’une voiture arrive, un freinage sera déclenché pour éviter l’accident.

En se laissant assister pendant quelques kilomètres, malgré une certaine réticence et plutôt tendu, on réalise que la conduite autonome ne relève en rien de la science fiction. Elle est d’ailleurs tout à fait envisageable, dans un seul cas de figure : dans les bouchons. Entre 0 et 60 km/h, l’imposant SUV peut démarrer et s’arrêter tout en suivant le marquage au sol, évitant ainsi au conducteur d’avoir à gérer ces phases particulièrement lassantes. Par contre, il est possible de lâcher le volant uniquement en dessous de 3 km/h.

2 - Oui, parce qu’elle se gare toute seule

Avec 5,05 mètres de long et 2,2 mètres de large, le Q7 n’a rien de la parfaite petite voiture pour se garer en ville. Pour pallier cela, Audi l’a doté d’un vaste équipement visant à faciliter ce genre de tâche. Une vision panoramique est offerte sur l’écran centrale, grâce à des caméras placées tout autour du véhicule. Couplée aux capteurs de proximité, l’opération est alors bien moins complexe.

Audi Q7 2015 - Assistance au stationnement


Pour les plus fainéants, ou ceux qui manquent d’assurance, il est possible de laisser la voiture se garer toute seule. À basse vitesse, les capteurs latéraux analysent l’espace entre les véhicules pour détecter automatiquement la présence d’une place, et calculent au passage si le gros SUV peut s’y loger. Si c’est le cas, il suffit de choisir dans quel sens on souhaite se stationner (par l'avant ou l'arrière) puis on laisse la magie opérer et nous guider dans le processus.

Concrètement, les seules choses à faire sont de sélectionner le bon rapport (marche avant ou marche arrière) et de gérer l’accélération et le freinage. En ce qui concerne la sortie de son stationnement, elle est aussi assistée : les capteurs sont capables d’anticiper l’arrivée d’une voiture pendant que l’on recule, en activant le freinage afin d’éviter une collision.

3 - Oui, parce qu’elle fait 2 tonnes, sans qu’on ne les sente trop

Le nouveau Q7 a fait un beau régime : 325 kg ont été économisés, grâce à l’utilisation massive d’aluminium, notamment pour les portes. Associé à une motorisation diesel particulièrement frugale (V6 3.0 de 272 chevaux et 60 Nm de couple), l'ensemble permet une consommation de seulement 5,7 litres/100 km, malgré les deux tonnes de l’engin.

Plus étonnant encore, la maniabilité du Q7 ne laisse pas transparaître son importante masse. Pour arriver à cette performance, Audi compte sur un système de roues arrière directrices dont le comportement varie selon la vitesse. De 8 à 50 km/h, elles tournent dans le sens contraire des roues avant pour réduire le diamètre de braquage. Dans des rues étroites ou sur un rond-point, le SUV semble presque agile.

Au-delà de 50 km/h, les roues arrière tournent dans le même sens que les roues avant pour garantir plus de stabilité. Bien sûr, lorsque le rythme s’accélère et que l’on chahute le Q7, des mouvements de caisse se font sentir. Mais à des allures modérées, on oublie totalement les 2 tonnes de l’engin.

4 - Non, parce qu’il faudra attendre pour CarPlay et Android Auto

Lors du salon du CES en début d’année, Audi avait vanté les mérites de son nouveau système multimédia, compatible à la fois avec CarPlay d’Apple et Android Auto de Google. Pour l’utilisateur, c’est plus flexible puisqu’il n’est plus cantonné à un seul type de smartphone à relier à sa voiture. Seulement voilà : l’option n’est pas disponible au lancement du Q7. Ceux qui souhaitent à tout prix l'avoir devront alors attendre la fin de l’année avant de la commander.

Lire : Audi TT : un cockpit virtuel au top de la high-tech

On se console avec l’intégration du Virtual Cockpit, que l’on avait pu découvrir sur l’Audi TT. Au lieu des traditionnels cadrans, un écran vient s'installer derrière le volant afin d’indiquer les informations liées à la conduite dans une interface modulaire et très réussie. On peut par exemple afficher la carte du GPS en plein écran, en déplaçant les compteurs de vitesse et de régime moteur sur les côtés de manière discrète.

5 - Non, parce que les tablettes à l’arrière sont très (trop) chères

À l’arrière, les passagers pourront mettre leurs mains sur des tablettes Android 10,1 pouces spécifiquement conçues pour le Q7. Sur le papier, elles sont alléchantes : le fonctionnement est assuré par une puissante puce Tegra 4, l’écran affiche une définition 1 920 x 1 200 et les 32 Go de mémoire interne peuvent être étendue par un port microSD. En dehors de la voiture, elle se comporte comme une tablette normale avec l’accès au Play Store et ses applications. Une fois à bord du Q7 et relié à son socle de fixation, une interface spécifique permet d’interagir avec des fonctions du véhicule, de la radio à la navigation, en passant par la TV grâce au Tuner intégré.

Elles ne seront toutefois disponibles que plus tard cette année, et seulement en option. Le vrai problème vient du tarif, prohibitif : 1 000 euros pièce environ ! Même un iPad Air semble bon marché en comparaison, et le fait qu’elles soient conçues pour résister en cas d’accident ne parvient pas à convaincre.

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