[Test] DJI Mavic Pro : que vaut le drone pliable de DJI ?

Cinq raisons de craquer (ou pas) pour le DJI Mavic Pro

Le Mavic Pro de DJI est révolutionnaire à plus d’un titre. C’est un drone qui une fois plié n’est pas plus grand qu’un pigeon. Il enregistre des vidéos 4K parfaitement stabilisées tout en offrant de nombreuses options de vol. Le Mavic Pro est un drone remarquable dont les fonctionnalités feront saliver tous ceux qui aiment filmer des séquences aériennes, tout en conservant un format compact qui tient dans un sac à dos dans lequel on pourra même emporter quelques batteries de rechange.

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Oui, pour le design

Le Mavic Pro est un petit drone qui ne mesure que 20 x 10 x 8,8 pouces quand il est replié, soit à peine plus que deux bouteilles de lait en carton. Au moment de voler, il suffit de déplier les bras à l’avant et les jambes à l’arrière. Le drone mesure alors 44,4 cm d’une hélice à l’autre. Les bras se verrouillent une fois qu’ils sont dépliés. Deux hélices sont attachés au sommet de chacun des moteurs qui sont montés sur une charnière. De sorte qu’une fois le Mavic Pro plié les rotors reposent à plat contre le corps du drone. Son design est très compact et incroyablement simple.

La mise en place est aisée. Une fois le Mavic Pro déplié, il suffit de le poser sur une surface plane, d’appuyer deux fois sur le bouton d’alimentation et il est prêt à prendre son envol. À l’avant se trouve un dôme en plastique qui protège la caméra et le mécanisme du cardan de l’eau, de la poussière, voire même d’un crash. Ce qui veut aussi dire qu’il faut le nettoyer pour éviter que les rayures ou la poussière ne se voient sur la vidéo. Le dôme est facilement amovible pour être remplacé. Seul défaut, le cache en plastique qui est censé protéger le cardan du stabilisateur ne tient pas bien en place. Il n’est pas rare de le déplacer lorsqu’on range le drone dans un sac.

Credit: Richard BaguleyCredit: Richard Baguley

Les pieds du Mavic Pro sont très petits. Le drone est ainsi très près du sol ce qui ne facilite pas les décollages dans les herbes hautes par exemple. La batterie prend place sur le dessus du drone. Elle tient bien en place, mais elle est aisée à remplacer en appuyant sur les deux boutons de chaque côté et en la soulevant. La batterie bénéficie d’une capacité de 3830 mAh. Le chargeur qui est livré avec le drone permet également de recharger la manette tout en disposant d’un port USB supplémentaire pour charger un téléphone ou une tablette.

Plusieurs capteurs sont intégrés tout autour du Mavic Pro. Deux caméras à l’avant surveillent les obstacles tandis qu’un système de sonar à ultrasons prend place sur le ventre pour calculer la distance par rapport au sol afin de poser le drone et de garder une altitude stable.

Oui, pour les photos et les vidéos

La caméra du Mavic Pro est bien plus petite que celle du Phantom 4 ou d’autres drones, mais cela n’a pas d’impact sur la qualité des images. Photos et vidéos sont de haute tenue avec des couleurs fidèles et des détails bien rendus. Même avec la résolution 4K maximale les vidéos sont fluides avec une compression bien maitrisée afin de limiter les pertes de qualité. Le Mavic Pro peut enregistrer des vidéos 4K (4096 x 2160 pixels) avec 30 images par seconde. En baissant la résolution à 1280 x 720 pixels il est possible de monter à 120 images par seconde. Cela peut être utile si vous souhaitez ralentir la vidéo par exemple, notamment pour les séquences sportives.

DJI Mavic Pro: 4K sample video

Lorsque le drone est secoué par une bourrasque et que le stabilisateur compense le mouvement, la vidéo tremble parfois. En revanche le Mavic Pro reste parfaitement stable lorsque le vent est régulier ou par temps calme. On dénote également quelques sauts lorsque le drone bouge beaucoup avant de se stabiliser. Dans tous les cas il faut éviter les mouvements ou les virages trop rapides pour que les vidéos soient parfaitement stables.

Par ailleurs, le cardan du stabilisateur se reflète parfois sur les images, notamment lors des couchés de soleil quand le soleil est bas et que ses rayons sont réfléchis sur le dôme de protection. Il suffira de retirer ce dernier pour éviter le problème.

Les photos affichent une résolution de 18 mégapixels (4000 x 8000 pixels) avec le même rendu des couleurs et des détails que les vidéos.

Oui, pour l’autonomie de la batterie

Le Mavic Pro est alimenté par une batterie de 3830 mAh qui est plus petite que celles qu’on trouve généralement dans d’autres drones. Mais le Mavic Pro est lui même plus petit, ce qui permet au final de disposer d’une autonomie de 22 à 23 minutes environ. C’est un peu moins que les 27 minutes annoncées par le constructeur, mais c’est suffisant pour enregistrer de belles séquences et se poser sans dommage. La batterie est aussi amovible très facilement. Pour la changer, il suffit d’appuyer sur les deux boutons de part et d’autre et de la soulever. Le mieux sera de s’équiper avec des batteries de secours qui ne sont pas trop chères. Chacune demande une heure pour être totalement rechargée. Et pour ceux qui volent beaucoup, un chargeur optionnel est disponible, capable d’accueillir plusieurs batteries à la fois.

Oui, pour le pilotage

Piloter le Mavic Pro est un jeu d’enfant. Pour le faire décoller, il suffit d’appuyer sur le bouton dédié dans l’app DJI Go. Le Drone prend alors son envol pour se stabiliser à 4 pieds. Reste ensuite à prendre les commandes avec le levier gauche qui permet de contrôler l’altitude et la rotation, et le levier droit pour la marche avant ou arrière et les mouvements vers la droite ou la gauche. Le Mavic Pro est vif, il suffit d’effleurer les contrôles pour le voir réagir rapidement. Par défaut c’est le mode débutant qui est activé, afin de limiter la vitesse et la distance à laquelle le drone peut s’éloigner. Il est possible de passer en mode sport pour bénéficier de vitesses plus élevées et voir le drone effectuer des virages à très vive allure. DJI annonce une vitesse maximale de 64 km par heure ce semble bel et bien être le cas.

Le Mavic Pro met surtout l’accent sur la stabilisation des vidéos plutôt que sur le zoom à haute vitesse. Et il remplit parfaitement sa tâche, restant bien stationnaire même par un vent de 16 km/h. Bien qu’il soit un peu secoué, la vidéo reste bien stable grâce au système qui compense les mouvements.

Par ailleurs, la connexion sans fil en 2,4 GHz entre la télécommande et le drone nous a paru bien plus solide que sur d’autres drones. Nous avons été en mesure de piloter le Mavic Pro et de bénéficier du retour vidéo à une distance de plusieurs centaines de pieds sans obstacle. Pour ce faire il n’utilise pas une connexion Wi-Fi même s’il utilise la même bande de fréquence qui est souvent très encombrée. DJI annonce une portée de un kilomètre, mais difficile d’aller si loin, surtout que les objets tels que les arbres et les bâtiments ont tendance à bloquer le signal. Lorsque ce dernier est perdu, le drone arrête automatiquement sa course, puis il revient sur ses pas jusqu’à ce que la connexion soit rétablie. Pas forcément rassurant pour le pilote, mais le système a parfaitement fonctionné.

En revanche il est indispensable de garder un oeil sur la mise au point des images. À l’inverse d’autres drones, le Mavic Pro dispose d’un mécanisme d’autofocus, mais celui-ci ne s’active qu’en sélectionnant une zone à l’écran. Une manipulation indispensable pour ne pas se retrouver avec des vidéos floues.

Oui, pour le vol autonome

Le Mavic Pro dispose de nombreux modes de vol autonomes. TapFly permet de lui indiquer où aller en appuyant sur une zone à l’écran. Dans le même temps, vous pouvez modifier l’altitude et la rotation du drone. Grâce aux caméras embarquées, le Mavic Pro est capable de détecter les objets sur son chemin , et même de ralentir et de s’arrêter pour éviter une collision. Ce système fonctionne parfaitement, mais mieux vaut éviter de faire une confiance totale à la détection automatique qui ne fonctionne qu’avec les objets qui sont directement sur la trajectoire du drone.

Credit: Richard BaguleyCredit: Richard Baguley

ActiveTrack est le mode le plus intelligent. Là encore il s’agit de taper sur l’écran pour sélectionner un objet qui va être suivi en utilisant la reconnaissance des formes et des couleurs. Ainsi le Mavic Pro peut suivre un objet en mouvement et garder une distance constante. On peut aussi l’utiliser pour toujours garder le sujet au centre de l’image pendant que l’on pilote le drone. Profile permet de garder un angle et une distance fixe par rapport à un sujet, par exemple pour le filmer de côté. Qu’il s’agisse de Profile ou d’ActiveTrack, les fonctions de suivi automatique du Mavic Pro fonctionnent parfaitement.

DJI Mavic Pro Drone: Activetrack spotlight

De son côté, Gesture détecte certains mouvements afin de contrôler le drone ans aucune action du pilote. Il suffit par exemple de lever le bras en l’air pour déclencher l’ActiveTrack. De la même façon, il est possible de prendre une photo simplement en levant la main. Là encore tout fonctionne parfaitement à condition que personne n’entre dans le cadre.

DJI Mavic Pro Drone: Gesture selfie sample

Le mode Tripod ralentit la vitesse du drone afin qu’il puisse s’approcher très près d’un sujet afin de le filmer ou de le prendre en photo. Enfin, Terrain Follow, littéralement suivi du terrain, permet de fixer l’altitude à l’aide des sonars pendant le pilotage. Le système fonctionne uniquement avec les surfaces planes telles que les prairies ou un champ de pierres par exemple. DJI précise également qu’il vaut mieux éviter les inclinaisons de plus de 20%. Dommage pour qui veut filmer un skieur ou un cycliste sur une route pentue.

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