[Test] Vivosmart HR : faut-il craquer pour le bracelet connecté de Garmin ?

Surtout destiné à ceux qui cherchent à se dépasser pendant leurs séances d’entrainement, le vivosmart HR est un traqueur d’activité qui intègre un cardiofréquencemètre et un grand écran LCD. En un coup d’œil, toutes les informations nécessaires sont accessibles, des distances parcourues aux calories dépensées, en passant par les étages que l’on a grimpés. Ce traqueur permet aussi d’afficher la météo, les notifications de son smartphone, ou encore contrôler sa musique. Malgré ces fonctionnalités, attention à ne pas se méprendre : il ne s’agit pas d’une montre connectée, mais bien d’un bracelet connecté.

1 - Oui, pour son design

À cause de son grand écran, le vivosmart HR de Garmin est plus volumineux que son principal concurrent, le Fitbit Charge HR. L’épaisseur reste suffisamment faible (12,3 mm) pour ne pas gêner les manches d’un manteau ou d’un pull, ce qui n’est pas si courant que cela. Il est également assez discret pour ne pas déranger une fois endormi. Par ailleurs, le bracelet fait appel à une boucle ardillon pour se fermer, avec deux tailles disponibles : normale ou extralarge. De quoi s’assurer que l’objet s’ajuste de manière optimale à tous les poignets.

Le capteur de rythme cardiaque a tendance à laisser une empreinte sur le poignet lorsque le bracelet est bien serré, ce que Garmin recommande si l’on s’entraine afin d’obtenir un résultat plus précis dans la lecture. Cela étant, ce n’est pas inconfortable au quotidien pour autant. Enfin, avec une étanchéité jusqu’à 50 mètres, le vivosmart HR est plus apte à lutter face aux éléments que le Charge, qui se contente d’être « résistant aux éclaboussures ».

Sinon, l’autonomie n’a rien d’époustouflant. D’après nos tests, elle s’établit entre deux et trois jours avec notre utilisation, contre les cinq jours annoncés par Garmin. En comparaison, le Charge HR nous a résisté pendant quatre jours. Heureusement, le chargement n’est pas très long, inférieur à une heure.

2 - Oui, pour son écran

Le vivosmart HR est équipé d’un écran 0,42 pouce, d’une définition de 160 x 68 pixels. Aucune doute, c’est bien plus confortable à lire que le petit affichage OLED du Charge HR, qui n’est capable d’animer qu’une seule ligne de texte. L’écran principal du Garmin donne l’heure, la date ainsi que son niveau d’activité. Selon la manière dont on regarde son poignet, il est possible de placer les informations horizontalement ou verticalement.

Naviguer entre les 10 écrans différents se fait d’un simple glissement de doigt, afin de consulter ses pas, les marches gravies, le temps passé en activité, la fréquence cardiaque, les notifications ou la météo. L’ordre de ces écrans est personnalisable, tout comme il est possible de ne pas en afficher certains selon ses besoins. Tout cela se fait depuis l’application Garmin Connect, en quelques clics.

La surcouche tactile est particulièrement réactive, ce qui autorise l’utilisation même lorsque l’on porte des gants. Revers de la médaille, il n’est pas rare de se retrouver à passer d’un écran à l’autre sans le vouloir, ou pire, à activer des fonctions telles que le contrôle de la musique sur le smartphone. C’est là où le fait de pouvoir en désactiver certaines s’avère pratique, d’ailleurs.

3 - Oui, pour son application

La synchronisation entre le bracelet et le téléphone se fait via Bluetooth. Dès la première utilisation de l’application Garmin Connect, un objectif de base est automatiquement établi. Par défaut, la valeur est de 7 500 pas, mais cela évolue de manière progressive et quotidienne selon son niveau d’activité. Si l’on dépasse ce chiffre après quelque temps en sa compagnie, le vivosmart HR va l’augmenter - dans notre cas, il a atteint 8 909 pas au bout de plusieurs jours. À l’inverse, si l’on réduit la cadence, l’objectif redescend doucement.

Sinon, on peut naviguer entre les informations depuis l’application, entre le résumé de ses performances de la journée, son sommeil ou encore l’évolution de son poids. Comme sur l’écran de la montre, les différentes interfaces sont personnalisables à loisir. Par contre, contrairement à la solution de Fitbit, il n’est pas possible d’ajouter les données liées à son alimentation. Il faudra pour ça passer par une autre application, telle que MapMyFitness.

4 - Oui, pour les notifications

Le vivosmart HR fournit trois types de notifications :

  • Lorsque l’on atteint ses objectifs, qui s’accompagne de plusieurs vibrations au poignet
  • Lorsque l’on reste inactif plus d’une heure, avec des vibrations pour rappeler qu’il faut bouger
  • Lorsque l’on reçoit des notifications sur son smartphone, avec une seule vibration. La taille de l’écran est suffisante pour lire les messages sur trois lignes, mais n’offre clairement pas le confort d’une smartwatch.

Si les notifications liées à son activité sont utiles, tout ce qui touche au téléphone devient rapidement énervant. Être prévenu des appels, des textos, mises à jours Facebook et Twitter ou encore des mails… C’est autant de vibrations à longueur de journée qui taperont à plus ou moins court terme sur le système.

5 - Oui, pour sa précision

Le compteur de pas du vivosmart HR est étonnamment précis pour un podomètre qui s’affranchit d’un GPS. Le premier test de 400 pas s’est soldé dans un premier temps par un décompte de 401 sur le bracelet, puis 399 dans un second. Un autre test de 300 pas a été calculé à 295. Cela étant, pour le décompte journalier, les pas « marchés » ne sont pas les seuls à être mesurer. Faire la vaisselle ou se laver les dents sont autant de tâches enregistrées qui contribuent à atteindre ses objectifs de pas.

Pour mesurer la précision du capteur cardiaque du Garmin, les résultats obtenus ont été comparés à ceux d’une ceinture pectorale Polar. Cette dernière a relevé jusqu’à 180 BPM, contre 171 pour le vivosmart HR. Face au Fitbit Charge HR par contre, les données sont identiques. Le Garmin garde néanmoins l’avantage sur la détection des distances grâce à des pas plus précis.

Enfin, comme beaucoup d’autres bracelets connectés, le vivosmart HR peut analyser le sommeil. La bonne nouvelle, c’est que ce mode se lance automatiquement. Par ailleurs, le système est assez malin pour désactiver les notifications pendant cette période, évitant ainsi le risque d’être réveillé bêtement. Pour le reste, c’est du grand classique : le logiciel départage ses nuits entre sommeil léger et sommeil profond en fonction de la quantité de mouvement.

>>> Lire : Bracelets connectés : comment choisir ? Lequel acheter ?

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