[Test] Les Google Glass valent-elles leurs 1 500 dollars ?

Les Google Glass au quotidien

Porter des Google Glass au quotidien suscite de drôle de réactions. Aux États-Unis, certains possesseurs de la côte ouest ont été agressés au seul motif d’en avoir eu sur le nez. Mais d’une manière générale, les gens se montrent surtout curieux. De nombreuses questions sont posées, même si parfois, certains avouent nous trouver un air un peu idiot. Il faut dire que l’interaction est inhabituelle : soit en touchant les lunettes, soit en leur parlant.

Les lunettes connectées sont donc livrées avec quelques fonctions qui facilitent leur utilisation. La première, Head Wake Up, active l’affichage lorsque l’on hoche la tête. L’idée laisse dubitatif et dans les faits, c’est pire. Les gens se retournent sur nous comme si l’on était atteint de TOC. C’est plus pratique que de tapoter certes, mais à choisir, autant parler tout seul que d’avoir l’air bizarre. La deuxième, On Head Detection, en fait de même lorsqu’on pose ses lunettes sur le nez. Après une rapide calibration, les Glass détectent le moment où on les enfile et activent l’écran à ce moment précis. Lorsqu’on les enlève, à l’inverse, elles se mettent automatiquement en veille, ce qui économise la batterie, qui en a bien besoin d’ailleurs.

En tant que dispositif conçu pour être porté tout au long de la journée, les Glass accusent une bien faible endurance. D’après Google, les lunettes sont censées tenir une journée entière avec un usage régulier. Dans les faits, nous en sommes loin, même après la récente mise à jour visant à améliorer cette question. Après cinq heures d’utilisation mixte, entre captures de photos, vidéos, des appels et de la recherche, la batterie a rendu l’âme.

Le magasin d’application


Le nerf de la guerre pour les Google Glass sera le même que pour les smartphones et tablettes : les applications. La boutique en est à ses balbutiements, puisque l’on ne peut choisir pour le moment qu’entre 56 différentes à charger depuis le logiciel MyGlass. On retrouve quelques incontournables, entre les programmes maison de Google (Hangout), des réseaux sociaux (Facebook, Twitter) ou encore des journaux en ligne (CNN). D’autres sont plus anecdotiques, à l’image d’une minuterie ou d’un chronomètre. Si l’on devait formuler un souhait à la communauté de développeurs, ce serait de se concentrer sur des applications de réalité augmentée qui utilisent le capteur photo et l’écran, afin de fournir des informations sur des objets du monde réel.

Nous avons surtout été surpris par la quantité de logiciels dédiés au fitness, d’autant que l’on se voit mal courir avec ces lunettes. Leurs poids les rendent inconfortables lors d’une activité physique, rien que descendre un escalier un peu vite fait rebondir l’appareil sur son oreille droite.  Mais le principal défaut des Google Glass vient de leur besoin d'une connexion permanente. Si l’on a pas un téléphone avec un réseau mobile à portée ou du WiFi, impossible de passer des appels, de formuler une recherche ou même de lancer une navigation.

Posez une question dans la catégorie Dossiers du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
2 commentaires
    Votre commentaire
  • Denver Beale
    Connerie d'autonomie est trop faible ;L’usage est très con sans connexion internet ; La monture à la con chauffe connement vite ; La conne qualité des photos et des vidéos est connement décevante, c'est con tout ça.

    "pros et cons" se traduit plutot par "points forts, points faibles" con ça peut marcher mais c'est un peu excessif. Malgré tout je préfère l'emploi de pros and cons qui est plus bref et au language plus évolué que point forts, points faibles même si ce n'est pas la même langue. Bravo donc pour cette étape vers l'amélioration de la langue Française.
    0
  • piwis
    il faut voir aussi pour les droit a l'image big browser n’arrête pas le progrès pour nous espionner indirectement.
    0