[Test] Nexus 6P : faut-il craquer pour le smartphone de Google ?

5 raisons de craquer (ou pas) pour le Nexus 6P

Le Nexus 6P (à partir de 649 euros) est le fruit de la collaboration entre Google et Huawei. Il s’agit d’une première dans l’histoire de la gamme Nexus, dont les modèles de ces dernières années ont été produits par HTC (Nexus 9) Motorola (Nexus 6) ou encore LG (Nexus 5). En apparence, ce nouveau smartphone a tout d’un appareil haut de gamme. Son châssis en aluminium dégage une belle impression de qualité et le puissant processeur Qualcomm semble pouvoir s’attaquer aux tâches les plus ardues.

1 - Oui, pour son design et son écran

Si le monolithe du film 2001 : L’odyssée de l’Espace était mis à jour, il ressemblerait probablement au Nexus 6P, surtout dans sa livrée noire. Si ce n’est pas votre couleur préférée, le nouveau Nexus est également disponible en blanc ou en argent. La majeure partie de la structure offre un aluminium soyeux et luxueux, un design « tout en métal », une première pour Google.

La coque arrière accueille sur sa région supérieure une bande légèrement avancée qui embarque le capteur photo 12,3 mégapixels et le flash biton. Juste en dessous, le petit cercle n’est autre que le lecteur d’empreinte digitale, dont le positionnement s’avère une évidence ergonomique. Le doigt trouve sans problème son chemin jusqu’à cette zone, et le système est également très réactif.

La façade avant est occupée en majorité par l’écran, avec une sensation de grandeur amplifiée par des contours assez fins. Cela lui permet d’exposer un écran 5,7 pouces avec des dimensions très proches d’un iPhone 6s Plus d’Apple, qui ne propose que 5,5 pouces. Il s’offre même le luxe d’être plus léger, avec 178 grammes sur la balance (contre 192 g).

La dalle 5,7 pouces du Nexus 6P est de type AMOLED avec une définition 2 560 x 1 440 pixels, soit autant que les haut de gamme du genre représentés par Samsung avec le Galaxy S6 Edge+ ou le LG G4. Il faut admettre qu’il est franchement spectaculaire, avec des couleurs riches et éclatantes en plus d’une précision exceptionnelle. De chaque côté, deux haut-parleurs offrent un son stéréo et puissant, même si la saturation est inévitable lorsque le volume est au maximum.

2 - Oui, pour Android 6.0

Android 6.0 (nom de code Marshmallow) n’est pas une révolution sur le plan esthétique, mais conglomère de nombreuses optimisations pour simplifier les interactions, en les rendant plus intuitives. Par exemple, il est désormais possible de désinstaller des logiciels à partir des écrans d’accueil, sans avoir à aller dans le menu des applications. D’ailleurs, ce dernier a été totalement revu, optant pour une longue liste verticale aidée par une barre de défilement pour atteindre directement la lettre de son choix. Plus rapide et plus simple, ce système est déjà connu des habitués de l’interface Sense de HTC.

La gestion des autorisations a également été repensée. L’utilisateur peut modifier indépendamment chaque programme depuis les paramètres. Par exemple, le jeu Fruit Ninja demande d’accéder aux contacts, ce qui n’est pas indispensable. En un clic, cette autorisation est révocable. Cela étant, certains logiciels, souvent anciens, supportent mal ce genre d’ajustement, ce qui peut les faire planter.

Mais la partie la plus intéressante de Marshamallow est invisible : sa gestion de l’énergie. D’un côté, la nouvelle fonction appelée Doze s’occupe de surveiller l’activité du téléphone. S’il est inactif, Doze se charge de mettre la plupart des applications dans un mode de faible consommation afin d’économiser la batterie. En parallèle, l’App Stand-by va plus loin en désactivant les programmes qui n’ont pas été utilisés depuis un moment. Bien entendu, l’une comme l’autre ayant pour objectif de préserver la batterie, elles sont coupées dès que le smartphone est branché sur secteur.

Finalement, le seul regret est qu’aucun mode multitâche ne soit encore intégré au système, alors que Samsung le propose depuis plusieurs années.

3 - Oui, pour ses performances

Le Nexus 6P est un appareil très réactif. Lorsqu’il s’agit de naviguer d’un écran à l’autre, d’ouvrir un menu ou de jongler entre différentes applications, il s’exécute avec diligence. Sa vitesse est à attribuer à son processeur à huit cœurs d’origine Qualcomm, le Snapdragon 810. Cadencé à 2 GHz et couplé à 3 Go de mémoire vive, la puce préserve l’utilisateur contre les lags et autres ralentissements, même dans des jeux gourmands comme Asphalt 8.

Dans le test synthétique Geekbench 3, le Nexus dépasse sans problème la moyenne, avec 4 289 points, devant le OnePlus 2 qui est pourtant lui aussi équipé d’un processeur Snapdragon 810. Seuls les iPhone 6s Plus et Galaxy S6 Edge+ conservent leur avance, avec respectivement 4 405 points et 5 200 points. Le benchmark graphique 3DMark accouche d’un constat similaire. Son GPU, l’Adreno 430, le place encore une fois dessus de la moyenne, mais les téléphones d’Apple et de Samsung restent en tête.

En ce qui concerne la dissipation thermique de l’appareil, Huawei et Google sont visiblement parvenus à juguler les ardeurs Snapdragon 810. La mauvaise réputation de la puce de Qualcomm tend donc enfin à s’améliorer à mesure que de nouveaux smartphones arrivent sur le marché.

4 - Oui, pour son capteur photo

Contrairement à d’autres smartphones, le Nexus 6P ne déborde pas de modes photo en tout genre, faisant ainsi reposer sa force sur les seules qualités de son appareil photo. Grand bien lui fait, puisque le capteur 12,3 mégapixels capture de très belles images avec des couleurs riches et de bons détails en plus d’être très réactif. Le système de mise au point par laser s’avère toujours aussi véloce, de quoi s’assurer de ne jamais rater un moment important.

Lorsqu’on le compare à l’iPhone 6S, il est difficile de faire ressortir clairement un vainqueur. Les deux offrent un rendu équivalent, et impressionnant. L’iPhone dispose d’un léger avantage en matière de détail et souffre d’un peu moins de bruit dans les photos capturées dans l’obscurité. Mais en contrepartie, les couleurs sont plus fidèles sur le Nexus.

Contrairement au Huawei Mate S, le Nexus 6P est capable d’enregistrer des vidéos en 4K, à 30 images par seconde, mais l’espace occupé par ces fichiers peut rapidement être important. D’ailleurs, à défaut d’un port microSD, trois capacités de stockage sont proposées : 32 Go à 649 euros, 64 Go contre 699 euros et 128 Go pour 799 euros. Enfin, un capteur de 8 mégapixels est implanté en façade, qui ravira les amateurs de selfies par la qualité des images qu’il produit.

5 - Oui, pour son autonomie

Alors que Samsung et la concurrence ont tendance à réduire la taille des batteries sur les dernières générations de smartphone, Google se montre plus généreux. Le Nexus 6P est équipé d’un impressionnant accumulateur de 3 450 mAh. Avec un tel équipement, l’autonomie est excellente, largement au-dessus de beaucoup de ses compétiteurs. Couplé à la fonction Doze de Marshmallow ainsi qu’aux autres optimisations du système, deux jours loin d’une prise sont tout à fait envisageables.

Une fois vide, la batterie du Nexus 6P peut rapidement recouvrer sa capacité grâce à un système de charge rapide. Ainsi, il suffit de 10 minutes de charge pour prétendre à 7 heures d’utilisation supplémentaire. Nos tests montrent qu’en 10 minutes, le voyant de la batterie passe de 0 à 32 % ! En doublant ce temps, il atteint 48 %.

Il est important de noter enfin qu’au même titre que le Nexus 5X ou que le OnePlus 2, le Nexus 6P fait appel à un port USB-C, à défaut d’offrir un chargement sans fil. Les anciens câbles microUSB ne sont donc pas compatibles.

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  • Morgan Wild
    Non pour la réparabilité (2/10 iFixit) :s
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