[Test] HTC One A9 vs iPhone : le jeux des 7 différences

Les 7 différences entre le HTC One A9 et l’iPhone 6s

Le constructeur taïwanais HTC semble avoir du mal à se renouveler cette année. Après un One M9 plutôt décevant, autant par l’absence d’innovation par rapport à son prédécesseur, que par son processeur qui chauffe trop, voici un nouveau modèle : le One A9. Il ne s’agit pas exactement d’un téléphone haut de gamme, contrairement à ce que son prix pourrait laisser penser. L’inspiration ne semble toujours pas au rendez-vous, avec un design très semblable à un certain iPhone 6s. En photo, difficile de passer à côté, surtout dans sa livrée argentée, une teinte identique à celle du dernier appareil d’Apple. En main, c’est pire et on s’amuse vite au jeu des 7 différences pour essayer de les séparer. Voici nos conclusions.

1 - Son design

Au premier coup d’œil, la ressemblance avec l’iPhone 6s est vraiment flagrante. La presse s’est rapidement fait l’écho de cet état de fait, et face à ces critiques, HTC n’a pas hésité à réagir de manière... mature ? La société explique ainsi : « Nous ne copions pas. Nous avons fait un téléphone unibody habillé de métal en 2013. C’est Apple qui nous copie en terme de design d’antennes au dos ». C’est donc celui qui le dit qui l’est. En attendant, si l’on ne nie pas la très bonne qualité de fabrication de l’ensemble, il faut bien admettre que la coque en métal et la disposition des antennes contribuent à la ressemblance.

Sur la partie inférieure, la connectique a pris la route de la symétrie par rapport à l’iPhone, avec le port jack, le connecteur d’alimentation et le haut-parleur monté dans le sens inverse. Les tranches sont également différentes. Si le bouton d’alimentation est situé au même endroit, le contrôle du volume est placé sur l’autre côté, au même titre que le tiroir pour la carte SIM. Par ailleurs, un logement pour microSD est disponible sur le One A9, afin d’étendre le stockage interne.

Une fois en main en revanche, la ressemblance s’estompe. Les arrêtes du HTC sont plus marquées, là où l’écran 2,5D de l’iPhone « tombe » sur la tranche résultant en une préhension un peu plus agréable. Avec son afficheur un peu plus grand, le HTC accuse des dimensions un peu plus imposantes qu’Apple, mais le poids demeure identique à 143 grammes.

2 - Son écran

Le HTC One A9 fait appel à un écran 5 pouces, une taille à laquelle nous sommes désormais habitués chez la marque. Le One M9, sorti en début d’année, affichait la même dimension. C’est un peu plus que l’iPhone 6s, qui se contente de 4,7 pouces, mais la différence ne s’arrête pas là. Plutôt qu’une technologie IPS utilisée par Apple, HTC mise sur l’AMOLED. Les avantages sont nombreux : noir profond, couleurs riches, bien qu’elles manquent parfois de fidélité. Il n’égale toutefois pas l’afficheur du dernier smartphone de la marque à la pomme, qui tient le haut du pavé à l’heure actuelle.

En ce qui concerne la définition, il n’est pas question de Quad HD sur cet appareil, qui demeure fidèle au Full HD (1.920 x 1.080 pixels). Cela reste d’ailleurs largement supérieur à l’iPhone 6s (1.334 x 750 pixels), bien que l’intérêt de l’accumulation de pixel ne soit pas flagrant. Quoi qu’il en soit, en terme de qualité et de précision d’affichage, le HTC n’a donc rien à se reprocher. Par contre, au chapitre des ressemblances, on aurait apprécié ne pas retrouver un défaut de l’iPhone : le manque d’optimisation de l’espace. L’écran n’occupe que 66 % de la surface avant, la faute dans les deux cas à un bouton central à l’usage de plus en plus discutable.

3 - Son lecteur d’empreinte

HTC a décidé une nouvelle fois d’installer un lecteur d’empreinte digitale sur l’un de ses téléphones. La dernière tentative n’avait pas été un franc succès, avec le HTC One Max, qui répondait directement à l’innovation introduite par l’iPhone 5s. Placé au dos de l’appareil, comme le font les Huawei depuis plusieurs modèles, il n’en demeurait pas moins très désagréable à utiliser. La faute, sans doute, à une lecture par « glissement » du doigt, et non pas simplement en le posant comme la majorité du genre.

Avec le One A9, la marque a visiblement retenu la leçon a installé le capteur sur le bouton principal, juste en dessous de l’écran en façade. Appelez-nous tatillons, mais le dessin de la touche est en tout point similaire à celle des Galaxy S6 de Samsung. Décidément. Par ailleurs, pourquoi ne pas en avoir placé deux supplémentaires de chaque côté, quitte à perdre de l’espace sous l’écran, afin de libérer l’affichage des raccourcis tactiles ?

Quoi qu’il en soit, ses performances sont sans reproches, la détection des empreintes se fait avec diligence et la configuration est très simple, en quelques minutes. Par contre, le fait que la touche soit tactile implique quelques problèmes de manipulation dont on se serait volontiers passé. Ainsi, attention à ne pas trop anticiper un écran où l’on sait qu’il faudra poser son doigt pour activer une fonction (accès à gestionnaire de compte en banque, par exemple). Sans cela, l’appareil se fendra d’un retour au menu principal inopiné. On préfère alors sans hésiter le bouton de Samsung, qui laisse moins de place à l’erreur.

4 - Ses performances

Alors que tout le monde attendait un nouveau téléphone haut de gamme, le One A9 a surpris son monde en n’embarquant en réalité qu’une puce milieu de gamme. Il s’agit d’un nouvel arrivant dans la gamme de Qualcomm, le Snapdragon 617. À bord, un processeur à 8 cœurs qui n’est pas vraiment axé sur la performance, avec 4 cœurs Cortex A53 cadencés à 1,5 GHz, et 4 autres identiques si ce n’est que la fréquence tombe à 1,2 GHz. Couplé à 2 Go de mémoire vive, l’ensemble parvient à animer sans trop d’encombres la majeure partie des tâches qui lui sont attribuées.

En revanche, dès que l’on intensifie l’usage, ses limites se font ressentir. Le A9 n’est pas spécialement à l’aise en multitâche tandis que dans les jeux vidéo, le GPU Adreno 405 peine à offrir de la fluidité en toute circonstance. Les titres sans trop d’artifices visuels fonctionneront sans problèmes, mais ceux aux graphismes plus complexes souffriront parfois de ralentissements.

Quant à sa batterie, c’est la même déception. L’accumulateur n’affiche que 2 150 mAh, une valeur bien faible comparée aux appareils contemporains. Les utilisateurs les plus exigeants auront bien du mal à atteindre la fin d’une journée avec l’appareil allumé. Il faudra alors compter sur la fonction d’économie d’énergie maximum, qui désactive toutes les fonctionnalités excepté les appels, les messages et les mails, pour garder l’appareil actif en cas de besoin.

Ses performances mériteraient donc d’être meilleures, surtout quand on regarde le prix et on est loin, très loin d’un iPhone 6s. Par ailleurs, la surface arrière a tendance à chauffer à force d’utilisation, sans être désagréable pour autant.

5 - Son capteur photo

Le capteur photo du One A9 a la particularité de dépasser du téléphone, comme un certain iPhone 6s… Encore. Pour autant, son placement diffère, au centre de la coque arrière, au même titre que ses performances. Sur le papier, il est est séduisant : 13 mégapixels, stabilisateur optique et flash bi-ton. Dans les faits, les clichés sont satisfaisants tant qu’assez de lumière vient exposer la scène, mais l’on est loin de ce que peuvent offrir les ténors du genre, représentés autant par Apple avec l’iPhone 6s, que LG et son G4 ou même le Galaxy S6 de Samsung.

Le capteur frontal repose sur la technologie UltraPixel de la marque, à savoir des photosites plus gros pour accumuler plus de lumière. Cela explique la faible quantité de pixels (4 mégapixels), ce qui n’est pas trop pénalisant lors de la capture de selfie, compte tenu de l’avantage qu’il apporte.

L’application photo permet certaines fonctionnalités intéressantes, telle que le débrayage de quelques paramètres, afin d’ajuster manuellement l’ISO, l’exposition ou encore la vitesse d’obturation. Il est également possible d’enregistrer ses clichés en RAW, en plus d’un plus classique fichier JPEG. Enfin, la partie vidéo est sans défaut majeur, si ce n’est l’absence de 4K qui condamne les clips au Full HD.

6 - Son système d’exploitation

Le HTC One A9 fait partie des premiers appareils, hors Google, à être commercialisé avec la dernière version du système d’exploitation mobile Android. Il s’agit de Marshmallow, dont les innovations par rapport à son prédécesseur sont discrètes sur le plan cosmétique, mais importantes sous le capot. Pêle-mêle, on peut citer la nouvelle gestion de l’énergie, grâce notamment à Doze qui ajuste le comportement des logiciels dès que l’écran est éteint, ou encore un contrôle des permissions plus précis.

L’OS est recouvert par la dernière version de la surcouche du constructeur, Sense 7, qui s’y marie parfaitement. D’ailleurs, le tiroir d’applications d’Android 6.0 reprend le système utilisé de longue date par HTC, à savoir un menu déroulant vertical, par ordre alphabétique. Pour le reste, les tons sont sobres, les animations réussies et l’ergonomie sans reproche.

7 - Son prix

Moins coûteux que l’iPhone avec 599 euros à son lancement, le HTC One A9 nous semble pourtant clairement trop cher compte tenu de ses prestations. Un Nexus 5X en version 32 Go est à peine plus accessible, avec des caractéristiques supérieures à tout point de vue : écran plus grand, processeur plus rapide, meilleure batterie et appareil photo plus performants. Et si l’on tient à un affichage de 5 pouces pour des raisons d’ergonomie, un autre smartphone dispose d’une dalle de ce genre : le OnePlus X. À seulement 270 euros, il s’avère plus véloce, mais il faudra faire l’impasse sur Android 6.0 Marshmallow. Une contrepartie plus qu’acceptable, à notre avis, d'autant que le contraignant système d'invitation sera bientôt de l'histoire ancienne.

Lire :Smartphone : lequel acheter ? Comment choisir ?

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2 commentaires
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  • ced357
    Bonjour à vous et aux lecteurs,

    Vous vous trompez sur beaucoup de points et je me permets de le dire car je suis possesseur d'un iphone 6s et d'un HTC One A9...
    En revanche je suis Pro Android...
    Le A9 sur le papier ressemble beaucoup à un iphone 6, un HTC One M9, ou même un Samsung S6 Edge, en tout cas il est très beau (c'est relatif) mais dans la main, rien à voir avec un iphone 6...
    J'ai eu beaucoup de flagship, LG G3 et j'en passe, ce HTC One A9 ne lag jamais, donc arrêter de regarder la config sur le papier, ou les bench, le lG G3 est même mieux, mais à utiliser il est beaucoup plus lent au quotidien que le HTC A9...
    Sur le papier je ne l'aurais pas acheté mais dans la main c'est une merveille !
    Mes choix ont porté sur un lecteur d'empreinte face avant hyper réactif (c'est pas le cas de tout le monde), une fluidité exemplaire, une taille de 5 pouce environ (au dela ca devient compliqué à une main), une autonomie correcte grâce à Marshmallow, et un lecteur carte mémoire micro SD...
    Quand vous dites il est cher, pas faut pour un android, on est habitué à moins que ca, mais regardé la batterie ou le proc, la ram d'un iphone 6s et on en reparle...
    Alors faites le comparo et foncez acheté un HTC One A9 !
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  • herwawan
    Les ressemblances physiques du A9 à l'iPhone 6/6s sont incontestables, même si les différences sont plus évidentes une fois en main, nous en convenons. Par contre, nos tests ne s'appuient pas sur les seules fiches techniques. À l'usage, plusieurs ralentissements/saccades sont venus perturber l'utilisation, que ce soit dans les différents menus du système, ou au passage d'une application à une autre. Enfin, comparer les données brutes des fiches techniques de cet appareil à un iPhone n'a pas de réelle utilité. N'importe quel test synthétique suffit à en faire la démonstration.

    Le HTC One A9 n'est pas un mauvais téléphone, loin de là. Il est simplement trop cher. Quant à son design, c'est effectivement une affaire de goût, mais selon nous, il manque grandement d'originalité.
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