[Test] LG G Flex 2 : le retour de la courbe

L’an dernier, les deux géants coréens de la téléphonie LG et Samsung se sont aventurés dans un nouveau créneau, les smartphones Android aux écrans incurvés. Cela a été rendu possible par la maîtrise progressive des écrans P-OLED, pour Plastic OLED, capables de se plier pour s’adapter à différentes formes de téléphone. Ainsi, Samsung aura été le premier à dégainer avec le Galaxy Round, dont l’écran était courbé dans le sens de la largeur, mais qui n’a jamais atteint nos contrées.

Lire : [Test] LG G Flex, dans la courbe des grands

En réponse, LG a sorti le G Flex, dont l’écran était cette fois plié dans le sens de la longueur et qui a su se frayer un chemin jusque dans nos boutiques. Malgré un succès plus que mitigé, la firme coréenne renouvelle l’expérience avec le G Flex 2. Au chapitre des nouveautés, l’écran passe à 5,5 pouces plutôt que 6, et les composants à l’intérieur se mettent à jour. Cette mise à jour a-t-elle de quoi convaincre les septiques qui n’avaient pas vu d’intérêt dans le premier G Flex ?

1 - Oui, pour son côté osé

S’il est bien difficile de se démarquer sur le plan du design dans le monde de la téléphonie, le G Flex 2 fait tout son possible pour y arriver. Son dessin incurvé (à 23 degrés) retient à tous les coups l’attention de ceux qui posent leurs yeux dessus. Par contre, contrairement à son prédécesseur, le G Flex 2 ne peut pas être « aplati » en le posant sur une table et en appuyant sur sa structure. En cas de chute par ailleurs, l’angle d’ouverture du téléphone fait que son écran est mieux protégé, d’autant plus que la technologie P-OLED est par nature plus résistante aux chocs.

Pour le reste, le G Flex 2 s’inspire grandement du G3. On retrouve alors la particularité de la gamme, avec des boutons placés au dos de l’appareil, sous le capteur photo. Le contrôle du volume et la touche d’alimentation se manient alors de l’index, et l’ensemble « tombe » plutôt bien dans la main. La courbure ne gène en rien l’utilisation, elle est même plus pratique lorsque l’appareil est porté au visage lors d’une communication.

2 - Non, pour le Snapdragon 810

Illustration des baisses de fréquences du processeurIllustration des baisses de fréquences du processeurLe LG G Flex 2 est, sur le papier, équipé de la puce la plus performante du catalogue de Qualcomm. Le Snapdragon 810 est en effet équipé de huit cœurs 64 bits, quatre Cortex A53 (1,5 GHz) dédiés aux tâches les plus simples et quatre Cortex A57 (2 GHz) pour les besoins de performance. Malheureusement, cette puce n’est pas sans défaut. Son échauffement est difficilement maîtrisable, comme on a pu le découvrir sur le HTC One M9. Cela se vérifie également ici, au détriment de LG.

Le G Flex 2 est touché par un fort throttling, c’est-à-dire que les fréquences de ses cœurs baissent à mesure que la température augmente, au détriment évidemment des performances. Pire encore, deux des quatre cœurs Cortex A57 semblent purement et simplement désactivées dans certains benchmark. Pour ne rien arranger, tout cela s’accompagne en toute logique d’un dégagement thermique plus important que la moyenne, heureusement pas au niveau du HTC One M9.

3 - Oui, pour son capteur photo

À l’instar du premier G Flex qui reprenait le capteur photo du G2, le G Flex 2 récupère l’excellent matériel du G3. On retrouve alors le capteur 13 mégapixels à l’arrière de l’appareil, qui s’adjoint les services d’un stabilisateur optique. L’ingénieux dispositif de mise au point par laser est également repris, très efficace et surtout rapide puisqu’il ne prend que 0,276 seconde pour s’exécuter.

En résultent des clichés détaillés et équilibrés dans les couleurs, qui ne souffrent finalement d’aucun défaut rédhibitoire. La vidéo, qui peut capter jusqu’en Ultra HD (5 minutes maximum), profite de la stabilisation optique en offrant des clips fluides et sans trop de saccades. Par contre, les amateurs de selfies seront déçus par le capteur frontal de 2,1 mégapixels, qui manque de détails.

4 - Oui, pour son écran qui s’est clairement amélioré

L’écran incurvé du G Flex 2 est moins grand que le premier : 5,5 pouces. On ne va pas s’en plaindre, cela permet à l’ensemble de tenir plus ou moins dans une seule main cette fois. Sa définition a par contre augmenté, en passant du 720p au 1080p (1 920 x 1080). La finesse de l’affichage en profite évidemment, passant de 245 pixels par pouce à 401 ppp, et l’ensemble rend incontestablement mieux que le G Flex premier du nom.

Mais surtout, les erreurs de jeunesse de la technologie P-OLED ne sont plus que de mauvais souvenirs. Les couleurs sont clairement mieux maitrisées, plutôt que de tirer sur le bleu, le grain qui couvrait l’image a disparu, au même titre que les images fantômes au passage d’une application à l’autre. Reste que l’intérêt de l’écran incurvé au quotidien est difficile à justifier. S’il n’est pas désagréable, il n’apporte pas grand-chose, que ce soit en terme de confort ou d’immersion.

5 - Oui, pour sa coque arrière autoréparatrice

Ceux qui aiment voir leur téléphone rester immaculé même après plusieurs mois d’utilisation seront heureux de retrouver la matière autoréparatrice au dos du G Flex 2. Découverte pour la première fois sur le G Flex premier du nom, la technologie permet, comme son nom l’indique, de « réparer » les rayures et autres chocs infligés à la coque arrière.

Bien entendu, certaines conditions doivent être réunies : une température ambiante de préférence élevée et des impacts relativement superficiels. Dans les faits, le système fonctionne bel et bien, mais uniquement sur les petites rayures. Les marques plus profondes restent malheureusement indélébiles.

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2 commentaires
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  • alberich
    En gros c'est une merde ?
  • Grosnoob24
    600€ la daube qui chauffe, je garde mon oneplus one qui en fait largement autant, avec un superbe écran, et 64Go de mémoire... et surtout qui coute 299€.