[Test] LG Q6 : faut-il craquer pour la version pas chère du G6?


5 raisons de craquer (ou pas) pour le LG Q6

Après un LG G6 qui s'est rapidement fait griller par la concurrence de Samsung, LG renouvelle l'expérience de l'écran borderless, mais cette fois sur un modèle d'entrée de gamme, le Q6. Mais que vaut ce smartphone à l'usage ? outre le design intéressant, que peut-on en attendre en termes de puissance ou pour la prise de photos ? La rédaction de Tom's Guide l'a testé pour vous et vous dit tout sur le LG Q6.

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Oui pour son design

Avant même l’annonce du Galaxy S8, LG avait été l’un des premiers fabricants à proposer, avec le LG G6, un smartphone résolument borderless. Le constructeur coréen avait en effet réussi à intégrer sur son smartphone un écran de 5,7 pouces occupant 78,6 % de la surface du smartphone. Avec le Q6, LG reprend cette approche et l’étend à un smartphone milieu de gamme afin de ne pas réserver ce type de format aux seuls appareils vendus à plus de 500 euros.

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Le LG Q6 intègre cette fois un écran de 5,5 pouces dans un format de smartphone de 5 pouces. L’affichage occupe ainsi 78 % de la surface de l’appareil. Un chiffre à mettre en relation avec le taux d’occupation de l’écran de l’iPhone 7 (65,6 %), ou, dans la même gamme de prix, du Honor 9 (70 %).

Concrètement, plus le taux d’occupation de l’écran est important, plus l’utilisateur pourra bénéficier d’un grand affichage pour profiter de ses jeux ou ses vidéos, sans avoir l’impression d’avoir un smartphone trop grand pour être confortable en main. Si la taille de l’écran peut être gênante passé un certain format, c’est cette fois la taille du smartphone dans son ensemble qui va compter pour savoir si le smartphone est confortable à l’utilisation. Et c’est bel et bien le cas du LG Q6 qui tient bien en main sans provoquer de gêne à force d’écarter les doigts.

Outre l’écran, le Q6 est légèrement plus épais que le G6 avec 8,1 mm, contre 7,9. Contrairement à son grand frère, on ne retrouve pas de lecteur d’empreinte faisant office de bouton de mise sous tension (on y reviendra). On va ainsi trouver, sur la tranche gauche, les deux touches de volume, et sur le côté droit, le bouton de mise sous tension. De même, on ne retrouve qu’un simple capteur photo sur le dos métallisé, légèrement en relief, et les prises audio jack 3,5 mm et micro-USB en dessous du téléphone. On regrette par ailleurs que LG n’ait pas intégré une prise USB-C, comme cela devient la norme dans cette gamme de prix.

Non pour ses performances

Si le G6 lancé en début d’année intégrait un processeur Snapdragon 821 vieillissant, LG a fait le choix d’une puce plus axée vers les smartphones d’entrée de gamme pour le Q6. Il s’agit en fait du Snapdragon 435, un SoC huit cœurs cadencé à 1,4 GHz qui équipe déjà le Honor 6C, le Huawei Nova Smart ou ZTE Blade V8, des appareils commercialisés à moins de 250 euros. C’est peu dire que pour le tarif du Q6, attendu entre 300 et 400 euros, on aurait préféré un processeur légèrement plus puissant, au moins de la gamme Snapdragon 600 de Qualcomm.

On notera que le smartphone testé n'est pas un modèle définitif. Il est en effet doté du Snapdragon 430, le processeur précédent de Qualcomm sur le segment de l'entrée de gamme, et non pas du Snapdragon 435. Les résultats mesurés sont donc légèrement inférieurs à ce à quoi on peut s'attendre sur la version finale du LG Q6.

À l’usage, on sent que le smartphone, doté du Snapdragon 430, souffre de quelques ralentissements à l’utilisation, ne serait-ce que dans l’ouverture de plusieurs applications. Un résultat qui se retrouve également dans les benchmarks.

Afin d’évaluer les performances de ce prototype du LG Q6, nous l’avons confronté à deux tests : Geekbench 4, pour mesurer la vitesse de calcul, et 3DMark, pour la puissance et la fluidité dans les jeux. Nous avons également utilisé les résultats de deux smartphones dans la même gamme de prix, le Honor 9 et le Samsung Galaxy A5 2017, ainsi que son grand frère, le LG G6.


Geekbench 4 multicore
3DMark Sling Shot Extreme
LG Q6
2225
229
Honor 9
6415
2064
Samsung Galaxy A5 2017
3958
802
LG G6
4095
2111


On le voit, le Q6 se fait largement distancer, aussi bien en matière de puissance de calcul que de puissance graphique, par ses concurrents, parfois vendus à un prix nettement inférieur comme le Galaxy A5 2017. La version finale du Q6 devrait obtenir des résultats légèrement supérieurs, mais qui ne devraient pas dépasser les scores des concurrents, compte tenu des performances à peine meilleures du Snapdragon 435 par rapport au 430.

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Non pour l’absence de lecteur d’empreintes

Il n’y a pas que la puissance et la fluidité que LG a dû faire des concessions pour proposer un si grand écran sur un smartphone vendu à moins de 400 euros. Le constructeur coréen a également fait des économies sur des composants qui sont désormais monnaie courante pour des appareils vendus à plus de 300 euros.

C’est notamment le cas du lecteur d’empreintes digitales. Alors que ce composant est disponible sur de plus en plus d’appareils, y compris sur le Honor 6X, vendu à moins de 250 euros, ou sur le Wileyfox Swift 2X, au même prix, LG a jugé qu’il n’était pas nécessaire sur son nouveau Q6.

Un choix que l’on ne peut que regretter tant les lecteurs d’empreintes digitales sont l’une des rares technologies qui ont su émerger dans le domaine des smartphones ces dernières années. Permettant une sécurité renforcée par rapport au schéma ou au simple code PIN, ils offrent également un moyen rapide de déverrouiller l’appareil simplement en posant le doigt sur le capteur, et un accès immédiat à l’interface du smartphone.

Dans une moindre mesure, il en va de même pour le port USB-C. Alors que de plus en plus d’appareils milieu de gamme migrent vers ce nouveau standard, qui permet une recharge et un transfert de fichier plus rapide, ce n’est pas le cas du LG Q6 qui reste cantonné au micro-USB. Certes, l’ajout d’un lecteur d’empreintes ou d’une prise et d’un chargeur USB-C représente un coût pour le constructeur, mais à plus de 300 euros, on se dit forcément que LG a tout misé sur l’écran et le design, au détriment du reste.

Oui pour son prix

L’objectif de LG avec le Q6 est pour le moins simple, mais direct. Il s’agit de proposer aux consommateurs un smartphone design, avec un grand écran, à moins de 400 euros. Pour cela, c’est une franche réussite. Face au Q6, aucun smartphone ne propose un design similaire avec un écran borderless.

On pourra arguer sur le manque de puissance face à la concurrence, l’absence de certains composants ou un appareil photo plutôt moyen, mais pour certains consommateurs, c’est avant tout le design qui va primer. Et en cela, le LG Q6 répond clairement à leurs attentes. LG n’a pas encore confirmé le tarif du Q6, mais celui-ci sera commercialisé à moins de 400 euros et pourrait même passer sous la barre de 350 euros. Si le LG G6 n’a pas tenu sur la durée, c’est avant tout parce que le Galaxy S8 proposait la même chose, en mieux. Avec le Q6, LG prend définitivement un temps d’avance an matière de design, du moins sur le marché des smartphones milieu de gamme.

Non pour les photos

Du côté de la photo, le LG Q6 ne reprend bien évidemment pas le double capteur du G6. Le smartphone est équipé, à l’arrière, d’un appareil de 13 mégapixels avec une ouverture à f/2,2, contre un double capteur de 13 mégapixels ouvrant à f/1,8 pour le G6. Il ne faut donc évidemment pas s’attendre à avoir des photos à la hauteur du G6, qui figure parmi les meilleurs smartphones pour la photographie en 2017. On notera par ailleurs que le capteur avant, pour les selfies, permet de prendre des clichés de 5 mégapixels, comme sur le G6.

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Afin d’évaluer les performances en photo du LG Q6, nous l’avons testé dans trois conditions distinctes. D’abord avec une photo de paysage, pour évaluer sa capacité à gérer à la fois la luminosité du ciel et les ombres de bâtiments, puis avec une figurine pour sa gestion du flou d’arrière-plan et sa distance de mise au point, et enfin une fois le soir tombé, en extérieur, pour voir comment il gère la faible luminosité.

Dans le premier exemple, on voit que le LG Q6 s’en sort convenablement. L’appareil parvient à enregistrer des détails dans le ciel comme dans les ombres sans brûler les nuages ou noyer les fenêtres. Les feuilles de l’arbre, à droite, manquent clairement de piqué, mais l’ensemble est assez correct, avec des couleurs naturelles qui ressortent bien.

Dans le second cliché, nous avons voulu voir comment le Q6 s’en sortait en mode macro. On voit que l’appareil parvient à faire une bonne mise au point à partir de 8 cm de distance, dans la moyenne des autres appareils. Le flou d’arrière-plan est particulièrement efficace du fait de son rendu mécanique et non pas logiciel. On aurait cependant apprécié un effet Bokeh encore plus accentué pour certains objets pourtant présents à près d’un mètre de la figurine. Enfin, les couleurs sont là aussi plutôt réussies.

Enfin, nous avons testé le Q6 dans un parc, une fois le soleil couché. Sans surprise, c’est là que la faible ouverture de l’objectif ainsi que le capteur unique font défaut. Alors que dans des conditions similaires, le HTC U11 s’en sortait particulièrement bien, le Q6 ne parvient à enregistrer aucun détail. À l’exception de la démarcation entre le ciel et les arbres ou les quelques lumières, on ne distingue rien du parc.

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1 commentaire
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  • Newman4
    Tout le monde n'as pas besoin d'une bete de course comme smartphone, du moment qu'il tourne bien, les benchs on s'en fout...