Panasonic GF6 : le compromis idéal entre compact et reflex ?

Une ergonomie bien pensée

Le GF6 est facile à piloter grâce à une conception ergonomique qui satisfera les amateurs comme les experts, à condition que ces derniers acceptent la bascule un peu déroutante vers l’écran tactile pour certains réglages.

Commençons par saluer le retour de la molette de sélection des modes « P, S, A, M » qui permet de passer en manuel, semi-manuel ou en automatique très rapidement sans avoir à fouiller dans les menus et ainsi trop souvent rater son image. Elle permet également d’accéder aux 23 modes scènes, 19 filtres dits « artistiques » dont on peut paramétrer l’intensité, un effort appréciable, ainsi qu’à deux modes personnalisables (dits « C1 » et « C2 »), les experts apprécieront. La possibilité de passer directement du mode iA (intelligent automatique) au mode iA+, ce dernier permettant d’influer à partir d’une proposition de l’appareil sur les réglages de profondeur de champ, d’exposition, de sensibilité et de balance des blancs, nous a également semblé très judicieuse. Les amateurs peuvent ainsi expérimenter à leur guise et disposer d’un contrôle important sur le résultat final à partir de connaissances techniques limitées.

En plus d’être orientable, l’écran est tactile et doté d’une interface multipoint (comme sur les smartphones). Il offre une navigation aisée dans les menus ainsi que la possibilité d’agrandir une partie de l’image (ou de zoomer avec les objectifs « X ») avec deux doigts et de sélectionner la zone de mise au point par contact, comme sur l’EOS-M. Son usage pour les choix de réglages est déroutant au début mais on s’y fait petit à petit. Les experts habitués aux molettes et boutons des boitiers reflex auront néanmoins un réel effort d’adaptation à faire.Corolaire de son caractère tactile, l’écran est rapidement tapissé de traces de doigts, sa qualité lui permet néanmoins de rester lisible.

On note enfin l’apparition d’une molette de zooming comme sur les compacts autour du déclencheur, uniquement compatible avec les objectifs « X » moins encombrants et motorisés (donc plus bruyants), les amateurs n’ayant jusque là possédé que des compacts apprécieront.

En un mot comme en cent, l’ergonomie du GF6 est bien pensée et son pilotage est assez intuitif. Pour pinailler on pourra simplement regretter l’absence d’une seconde molette de réglage permettant de paramétrer indépendamment, et donc beaucoup plus rapidement, la vitesse d’obturation et l’ouverture en mode manuel. Ce manque fondamental pour les experts touche certes l’ensemble de ses concurrents directs ainsi que les boitiers reflex amateurs, cependant nous ne désespérons pas de voir enfin une évolution positive dans ce domaine.

Les menus, clairs et complets ne souffrent d’aucun manque et les experts y trouveront certaines fonctions avancées telles que le réglage de la réduction du bruit en pose longue.

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