[Test] Samsung Galaxy S8+ : la taille, ça compte (et ça se paie cher)

Il y a tout juste une semaine, nous testions le Galaxy S8, le nouveau mètre étalon du fabricant sud-coréen Samsung. C'est au tour du S8+ de passer sur le grill. Plus grand, mais aussi plus cher, qu'apporte-t-il réellement ? Peut-on s'en passer ou faut-il réellement se tourner vers lui si l'on recherche une phablette un smartphone de grande taille ?

5 raisons de craquer (ou pas) pour le S8+ de Samsung

L’appareil dispose de caractéristiques quasi identiques à celles du Galaxy S8 : même processeur, même quantité de mémoire, même capacité de stockage, mêmes capteurs photo, mêmes bords incurvés… Nous ne nous attarderons donc pas cette fois sur ces différents points, et nous tournerons vers ceux qui font la différence. Car là où le S8 profite d’une taille d’écran de 5,8", le Galaxy S8+ bénéficie quant à lui d’un écran de 6,2". En outre, il se démarque nettement de son confrère par sa batterie, comme nous allons le voir ci-dessous. Mais peut-on raisonnablement craquer pour lui, ou mieux vaut-il lui préférer le S8 classique, voire un modèle concurrent ? Réponse ci-dessous.

1 - Oui, pour son design irréprochable

À l’instar du Galaxy S8, le S8+ profite d’un design hyper classieux, avec ses bords incurvés à gauche comme à droite, et sa surface d’affichage de plus de 84% par rapport au reste de l'appareil. En clair, cela signifie qu'il n’y a aucun bord sur les côtés, et ceux situés en haut et bas sont extrêmement réduits. L'appareil y gagne en finesse et en ergonomie. Malgré sa grande taille, il tient aisément en main et se laisse manipuler comme n'importe quel autre modèle de plus petite taille (on a d'ailleurs souvent l'impression de n'avoir qu'un smartphone de 5,5" en main).
Tout comme le S8, le S8+ dispose d'un affichage en 18,5:9. On se dit que le visionnage de vidéos va en pâtir, mais on s'y fait finalement très vite. Car Samsung (et Google) a pensé à tout : lorsqu'on lance une vidéo sur YouTube (par exemple) en plein écran, celle-ci s'ajuste automatiquement de manière à ne laisser aucune noire à l'écran.

>> Samsung Galaxy S8 et S8+ : tout savoir sur le smartphone star

2 - Oui, pour sa longévité

S’il y a un reproche que nous avons formulé à l’égard du Samsung Galaxy S8, c’est bien celui de la batterie. Le S8 dispose en effet d’une batterie de 3000 mAh, ce qui lui confère 6h20 d’autonomie sous PC Mark et son outil Work 2.0 battery life (cet outil fait tourner en continu le smartphone et simule différents cas d'usage : lecture multimédia, navigation, utilisation d'applications professionnelles, etc.). En bref, retenez que c'est un peu juste pour un smartphone de dernière génération et que les S7 et S7 edge permettaient de tenir une heure de plus.
Ce problème est littéralement balayé avec le Galaxy S8 Plus, qui dispose d'une batterie de 3500 mAh. Nous avons soumis le nouvel appareil aux mêmes tests sous PC Mark, et le résultat est sans appel : le smartphone affiche fièrement une autonomie de 12h56, soit près du double du S8. Et le temps nécessaire à la recharge ne s'en ressent à peine : il faut à l’appareil 30 minutes pour se recharger à 34%, 60 minutes pour atteindre les 63%, et 85 minutes pour être totalement rechargé. Soit quatre minutes de plus que le S8. Tout se joue donc dans un mouchoir de poche.

3 - Non, pour son capteur d'empreinte mal placé

Tout comme le S8, le S8+ souffre d'un gros problème que beaucoup avaient repéré dès l'annonce de l'appareil en mars dernier. Si l'appareil dispose d'un capteur d'empreinte à l'arrière, celui-ci est vraiment très mal situé : on le trouve en effet à quelques millimètres du capteur photo (juste à sa droite). En conséquence, on a tendance à placer son doigt au mauvais endroit et à salir systématiquement l'objectif du capteur photo. Et c'est encore pire lorsque l'on est gaucher : il faut littéralement jongler avec l'appareil pour espérer atteindre le capteur d'empreinte. Il y a cependant une bonne nouvelle : on peut aussi se passer du capteur d'empreinte en utilisant plutôt l'outil de reconnaissance faciale ou le scanner d'iris. En revanche, même si cet outil fonctionne à merveille, difficile de l'utiliser avec des lunettes ou des verres de contact. Il faut les retirer (pas pratique) pour faire en sorte que l'appareil reconnaisse à tous les coups l'iris de l'utilisateur.

4 - Oui et non pour son prix

Entre le Galaxy S8 et le S8+, il n’y a qu’une petite différence de 100 euros. Ce n’est finalement pas grand-chose, tant les apports de cette édition « grande-taille » sont pertinents, au final. En revanche, cela élève la facture globale à 909 euros : l’appareil n’est donc vraiment pas à la portée de toutes les bourses. l s'agit en fait du smartphone le plus cher que Samsung ait produit jusqu'à présent. À titre de comparaison, le Note 7 s'affichait à 859 euros à sa sortie, tandis que le S7 edge était commercialisé à 799 euros. En revanche, on dispose d'entrée de jeu de 64 Go de stockage (contre 32 pour le S7 edge), ce qui constitue un plus indéniable, à une époque où l'on stocke toutes ses photos sur son smartphone et où les jeux sont de plus en plus gourmands. Reste que la facture est quand même douloureuse et qu'on y réfléchira à deux fois vant de se lancer dans un tel achat.

5 - Oui, pour tous les petits plus dont Samsung l'a agrémenté

Ce n'est pas peu dire que le Galaxy S8 Plus dispose de nombreux atouts, qui font de lui l'un des smartphones Android les plus aboutis du marché. Son capteur photo s'en sort remarquablement bien dans toutes situations (surexposition, obscurité, grisaille...). Bixby, disponible pour l'instant uniquement en anglais, se révèle un assistant d'une pertinence redoutable et on a vraiment hâte que Samsung le décline en français (une fonctionnalité prévue pour la fin de l'année). Actuellement, il faut se contenter d'un Bixby très édulcoré, qui remplace simplement Google Now.
Bref, le smartphone se révèle, malgré quelques petits défauts, à la hauteur de toutes les espérances. Enfin, notez que nous avons également testé l’appareil avec la Dex Station. La Dex Station, c’est ce petit dock qui permet d’accueillir le smartphone et de disposer de ports supplémentaires. On y trouve deux connecteurs USB 2.0, un connecteur USB Type C, une prise Ethernet, mais aussi et surtout… un port HDMI ! Dans quel but ? Celui de connecter l’appareil à n’importe quel écran / TV, et de transformer le smartphone en petit ordinateur portable.
Alors que vaut cette Dex Station ? Ce n'est pas la première fois que l'on a la possibilité de transformer son smartphone en ordinateur, que ce soit sous Android ou plus récemment sous Windows 10 Mobile avec Continuum. Mais avec les S8 et S8+, l'expérience se révèle particulièrement plaisante. On dispose d'un véritable environnement, que l'on peut contrôler au clavier ou à la souris. Nous y avons connecté deux périphériques sans fil de Logitech, à l'aide d'un petit dongle USB/Bluetooth. Celui-ci a été reconnu sans aucune difficulté. À l'écran, on profite dès lors d'un environnement très proche de ce que l'on connaît sous Windows, avec une barre des tâches, une sorte de bouton Démarrer, des icônes placées à droite de l'écran et qui permettent de régler la connexion ou le niveau sonore, etc. Les applications Google et Microsoft (embarquées par défaut) s'adaptent automatiquement à ce nouvel environnement, et même certains développeurs commencent à s'y mettre, tel l'émulateur FPSE qui s'est très récemment mis à jour pour justement prendre en charge la Dex Station.

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2 commentaires
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  • murphy_1
    Comment, techniquement, est-ce possible de doubler l'autonomie (de 6h20 à 12h56), en augmentant seulement la capacité de la batterie de 3000 à 3500 mA ??? si ce sont exactement les mêmes matériels, il y à un truc qui m'échappe...
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  • Anadrol
    MURPHY_1 exactement ! C'est n'importe quoi cette histoire d'autonomie !
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