[Test] Sony Alpha 7R II : l’hybride surdoué

Un pilotage classique et efficace

L’ergonomie générale reprend presque intégralement celle bien connue de son prédécesseur, nous nous contenterons donc de rappeler qu’elle est globalement très complète et offre un haut degré de personnalisation (avec pas moins de 4 touches attribuables).

Sony Alpha 7R : la nouvelle référence en photo numérique ?

On peut tout de même signaler que la conception nouvelle de la poignée occasionne une évolution bienvenue : le déclencheur qui la domine est désormais plus avancé et donc plus accessible. De même, notons l’apparition d’un bouton de verrouillage du barillet des modes évitant les changements de position intempestifs. Petit regret : par défaut, l’accès au choix des collimateurs AF est fastidieux. C’est un véritable défaut par rapport à la concurrence reflex. Certes, on peut attribuer son calibrage à l’une des touches personnalisables, mais un bouton dédié serait bienvenu vu l’importance du paramètre (surtout avec une telle définition).

L’organisation des menus en onglets reprend classiquement celle des autres boîtiers Sony. Ici les fonctions sont nombreuses et leur organisation est cohérente même si leur variété contrarie grandement un pilotage simple et intuitif, comme sur la plupart des boîtiers hauts de gamme de toute manière orientés vers les experts. La navigation se fait via l’écran arrière dont le caractère non tactile est assez incompréhensible et très dommageable dans le choix de la zone de mise au point en liveview. Le fabricant a probablement souhaité se rapprocher de la concurrence reflex chez qui les écrans ne sont pas tactiles, mais on comprend difficilement que Sony ne profite pas de son expérience pour innover en haut de gamme.

L’A7RII est par ailleurs équipé du Wi-Fi. Si l’application fournie en kit est assez limitée, une autre plus complète (SmartRemote) est gratuitement téléchargeable à condition de créer un compte et ainsi de permettre au fabricant de collecter des données vous concernant. Et que dire de la nécessité de payer 10 euros pour disposer d’une fonction timelaps gratuite chez les autres fabricants. Si Sony est incontestablement en mesure de fournir des produits performants, sa politique commerciale est toujours aussi irritante et mesquine, surtout pour un boîtier à ce prix !

Une puce NFC équipe également l’A7RII et permet le transfert aisé à faible distance des images compressées.


Un bon point pour finir : Sony poursuit son partenariat avec Phase One et propose de base une version Element de son excellent logiciel Capture One. Vu les problèmes (et notamment la lenteur quasiment rédhibitoire) du software qui permettait de développer les raw des boîtiers de la marque par le passé, cette collaboration est salutaire. L’évolution vers la version Pro, qui permet entre autres de fonctionner par session, coûte une trentaine d’euros. Les habitués de l’application devraient sauter le pas sans trop discuter.

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