[Test] Ultimate Lightning McQueen : que vaut la voiture connectée de Sphero ?

Sphero n’en est pas à son coup d’essai dans le monde des objets téléguidés à l’aide d’un smartphone. On lui doit notamment le BB-8 qui a fait fureur il y a de cela un an et demi et que nous avions testé sous toutes les coutures, en lui infligeant notamment toute une série d’épreuves (la vidéo est disponible ici). En attendant que le constructeur sorte un Spider-Man similaire au BB-8, voilà que Sphero s'intéresse à un autre type d’appareil : celui des « voitures » téléguidées. Et pour l'occasion, Sphero a choisi le petit bolide rouge du film Cars en guise de modèle. Beaucoup plus imposante que la petite boule blanche et orange de BB-8, cette voiture Flash McQueen a de quoi séduire petits et grands. À mi-chemin entre le jouet pur et simple et le gadget high-tech, elle n'est cependant pas exempte de faiblesses comme nous allons le voir. Mais alors, faut-il réellement craquer pour elle ?

1 - Oui, parce que la voiture nous replonge dans les différents films Cars

Alors que dans quelques semaines sortira le 3e volume des aventures de Flash McQueen, Sphero nous offre une virée au volant de la fameuse petite voiture hyper rapide de Cars. Un écran faisant office de pare-brise restitue les yeux de la voiture. A l'avant, on trouve également une bouche qui s'anime aux paroles de Flash McQueen. Car la voiture parle aussi, tout comme dans le film, et la restitution audio est plutôt excellente. Elle s'agite aussi quand vous la touchez et elle vous lance une petite remarque ou une petite blague. Enfin, posez la voiture à côté de vous et commencez à visionner le film Cars... Nous ne vous en disons pas plus. Bref, le véhicule est franchement sympathique et plutôt fidèle au film, et ça, c'est vraiment un bon point. Signalons cependant que nous avons testé la version anglaise de l'appareil, l'édition francisée n'étant pas encore disponible.

L’appareil se recharge à l’aide d’un petit bloc d’alimentation, lequel se connecte au bouchon d’essence de la voiture.L’appareil se recharge à l’aide d’un petit bloc d’alimentation, lequel se connecte au bouchon d’essence de la voiture.

2 - Non, pour ses commandes

C'est là que les choses se compliquent. La voiture se pilote à l'aide d'un smartphone sous Android ou iOS et via le Bluetooth de l'appareil. Jusque là, rien d'exceptionnel, sauf que sa prise en main n'a absolument rien de naturel. Il faut appuyer sur deux boutons à la fois pour effectuer une marche arrière (soit !), mais c'est surtout quand vous souhaitez aller tout droit, qu'elle tourne à gauche, ou quand il s'agit d'aller à gauche, qu'elle tourne à droite... Ce type de pilotage est vraiment déconcertant et l'on a l'impression que Flash McQueen nous joue un bien vilain tour et qu'il n'en fait vraiment qu'à sa tête. Et pourtant, au bout de quelques minutes, on finit par comprendre qu'il y a une astuce : pour piloter l'engin convenablement, il faut commencer par bouger son pad virtuel dans tous les sens, un peu comme s'il fallait le calibrer. Puis, il est préférable de se placer à l'arrière du véhicule et le plus possible dans son axe. La meilleure façon de piloter le bolide consiste donc à lui coller sans cesse au train, ce qui n'est pas vraiment pratique et vous obligera sans cesse à vous déplacer, d'autant que la liaison Bluetooth pose aussi quelques problèmes, comme nous le verrons plus bas.

3 - Oui, pour sa rapidité et son autonomie

Une fois ce désagrément connu, on finit par s'habituer à ce type de pilotage et force est de reconnaître que l'appareil est assez maniable. L'appareil est capable d'atteindre les 10 km/h, ce qui est passable, mais constitue une assez bonne moyenne dans le monde des petites voitures téléguidées pour enfants (et adultes !). En outre, le bolide se laisse contrôler assez facilement : nous avons mis la voiture entre les mains d'une enfant de 8 ans, qui est parvenue sans peine à appréhender sa vitesse et ses commandes en une vingtaine de secondes (une fois la voiture "calibrée" comme évoqué précédemment, bien entendu). Enfin, la voiture se montre peu gourmande : comptez entre 1h30 et 2h00 d'autonomie, avec de nombreux arrêts de quelques secondes, il est vrai. De quoi jouer une bonne partie de l'après-midi en famille, en somme.Flash McQueen en mode nuit.Flash McQueen en mode nuit.

4 - Non, pour les nombreux bugs de son application

Là encore, voilà un problème dont on aurait aimé se passer. Dès le premier lancement, impossible de lancer l'application sans effectuer une mise à jour OTA de la voiture, mise à jour qui a duré une bonne vingtaine de minutes et s'est soldée par un échec. Qu'à cela ne tienne, nous avons relancé l'opération, et au terme d'une dizaine de minutes, la mise à jour a pu être effectuée. Une fois l'application lancée, les choses se corsent : le logiciel de contrôle est vraiment très basique. On y trouve certes quelques jeux, mais ceux-ci ne sont vraiment pas d'un très grand intérêt et on s'en lasse bien vite. Le reste de l'application se résume à piloter la voiture, la faire parler (des phrases préenregistrées, vous n'avez pas le choix), la mettre en veille ou l'arrêter totalement. A ce sujet, signalons que l'extinction totale de la voiture nécessite par la suite de la relier à une prise de courant, faute de quoi, Flash McQueen refusera catégoriquement de se réveiller.

Dernier souci à signaler, et pas des moindres : l'application a tendance à perdre la synchronisation avec la voiture. Là, il n'y a pas vraiment de règle : tantôt la liaison Bluetooth est perdue à 3 à 4 mètres, tantôt, et c'est plus compréhensible, à plus d'une dizaine de mètres. Même chose lorsque la voiture doit passer sous un obstacle (une « vraie » voiture, par exemple). La connexion Bluetooth se perd à un ou deux mètres du smartphone. Enfin, il nous est arrivé à plusieurs reprises de devoir fermer l'application et la relancer, car même en collant le smartphone à quelques centimètres du bolide, la liaison Bluetooth ne s'opérait plus.

5 - Non, pour son prix

Commercialisée près de 350 euros, cette petite voiture s'affiche clairement comme un jouet de luxe. C'est deux fois le prix d'un BB-8 à sa sortie en 2015. Et là aussi, c'est problématique : si l'application avait été mieux finalisée, si les commandes ne nécessitaient pas un calibrage à chaque fois que l'on se sert du bolide, les 350 euros requis auraient peut-être pu se justifier. En revanche, le produit étant loin d'être finalisé, il y a de quoi rechigner à un tel achat. On espère sincèrement que Sphero sorte rapidement une mise à jour de son application, afin de régler tous ces problèmes. Car pour l'instant, c'est un peu une sortie de route.

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