S2 Booster Plus : on a testé la nouvelle trottinette électrique d'E-Twow

Mise à jour
Lors de la première publication de notre test, nous avions choisi d’afficher le modèle en précommande par Amazon au prix de 854 euros. Entre temps, nous avons été contactés par l’un des distributeurs officiels de la marque qui nous a signalé que la S2 Booster Plus vendue sur Amazon n’est pas destinée au marché français.
Cela implique d’une part que la garantie sera d’1 an au lieu de 2 et que le modèle n’a pas reçu la certification ip54 (exclusive à la France) qui lui garantit une étanchéité à la poussière et à la pluie (sachant que ce modèle n’est pas prévu pour rouler sous une forte pluie ou dans de grosses flaques). Par ailleurs, le SAV risque de ne pas être de la même qualité.
Le lien marchand que nous vous proposons à présent est celui de e-Twow France.

Pour l’été 2017, E-Twow a mis à jour sa trottinette-phare, la S2 Booster. Elle gagne pour l’occasion le suffixe Plus, indiquant une révision substantielle de ses caractéristiques.

Si quelques éléments visuels trahissent son évolution, c’est surtout sous son capot et dans les détails que se nichent les améliorations. Le constructeur chinois vante les mérites de son dernier modèle en lui prêtant une meilleure autonomie et un confort plus abouti, des points que nous nous sommes empressés de tester sur les routes de la région parisienne.

Si l’on a pu voir la Booster S2 en promotion à moins de 700 € en 2017, la nouveauté permet à E-Twow de remonter sa tarification. Le prix public de la S2 Booster Plus est donc de 949 €, mais il est possible de la trouver aux alentours de 850 €. Les améliorations apportées sont-elles suffisantes pour justifier un tel investissement ou une Booster S2 peut-elle toujours convenir ?

>>> Lire : Trottinettes électriques, gyropodes, smartboards : comment choisir ? Lequel acheter ?

Non, parce que son design n’évolue pas

Mises côte à côte, les Booster S2 et S2 Booster Plus se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Les boulons sont aux mêmes endroits, les roues identiques, tout comme le guidon et son panneau de contrôle (avec écran couleur désormais). Même les fils des commandes sont toujours placés à l’extérieur, voués aux maladresses ou au vandalisme.

C’est dans les détails que la version Plus se distingue. Son plateau est légèrement plus haut. Il est aussi recouvert d’un grip antidérapant qui recouvre l’entièreté de sa surface, alors qu’on n’avait droit qu’à quelques bandes sur la précédente S2. Deux réflecteurs prennent aussi place de chaque côté du plateau.

La S2 Booster Plus à côté de la Booster S2La S2 Booster Plus à côté de la Booster S2En revanche, E-Twow n’a pas du tout retravaillé son châssis qui conserve les mêmes dimensions (94 x 116 x 13,5 cm) et donc le même encombrement. Idem pour le poids qui campe à 10,8 kg. On regrette d’ailleurs qu’E-Twow n’ait toujours pas pensé à installer une béquille pour soulager l’utilisateur à l’arrêt et surtout lui éviter d’avoir à la plier ou la poser contre un mur.

La Booster est donc toujours aussi embêtante dans les transports en commun ou dans les escaliers. Lourde, large, elle n’est pas du tout aisée à caser une fois pliée, malgré ses poignées rétractables et sa fourche escamotable. Comme ses aînées, cette nouvelle S2 Booster Plus est taillée pour des trajets complets, sans interlude métropolitain aux heures de pointe.

Oui, parce qu’elle est plus confortable

Si elle conserve l’empâtement des précédentes Booster, la Plus parvient cependant à gagner en confort.

Comme dit plus haut, son plateau a été relevé. Ces quelques millimètres en plus ne sont pas dus au hasard. E-Twow a tout bonnement revu les suspensions de sa trottinette électrique. Moins rigides, elles épousent beaucoup mieux les soubresauts infligés par le bitume. Elle est même plus à l’aise sur les pavés. Idem pour les chemins de terre.

Toujours dans le but d’améliorer le confort d’utilisation, le constructeur chinois a également changé la roue arrière. D’apparence identique, elle est faite non plus en gomme dure, mais en gomme tendre. De quoi alléger encore les tremblements et gagner en adhérence, mais pas suffisamment pour qu’elle soit pour autant tout indiquée pour les chaussées humides.

>>> [Test] Faut-il craquer pour la trottinette électrique Booster S2 ?

Oui, parce qu’elle est plus performante et plus autonome

Pour que la comparaison soit parfaite, nous avons éprouvé l’autonomie de la S2 Booster Plus sur le même trajet que pour le test de la Booster S2 (et avec le même testeur), soit un parcours reliant Suresnes (92) à Versailles (78). Longue de 12,2 km, cette route est majoritairement composée de belles montées. Elle mêle aussi de manière intéressante chaussée, trottoirs, travaux et chemins de terre.

À ce titre, on peut déjà dire que la S2 Booster Plus se débrouille mieux que son prédécesseur. À aucun moment nous n’avons eu besoin de poser le pied à terre ou de donner des impulsions pour aider le moteur. En cause, une amélioration de ce côté de la trottinette. De même puissance que celui de la Booster S2 (500 Watts), il tourne plus vite, à 950 tours par minute (tpm) contre 700 tpm sur la Booster S2. Une donnée qui a une incidence directe sur le couple qui passe de 13,3 Newton mètre (N.m) à 15 N.m.

Plus puissante, la S2 Booster Plus est également plus autonome. À l’arrivée de notre trajet test, elle indiquait avoir encore 50 % d’autonomie. De son côté, la batterie de la Booster S2 n’était plus qu’à 30 % de charge. La distance en une charge avec un poids moyen est toujours comprise entre 20 et 30 km d’après E-Twow, mais gageons qu’elle est plus proche de la limite haute désormais. Précisons que la batterie n’a pas été changée, ce gain d’autonomie n’est dû qu’à la modification de la stratégie de gestion du moteur. À noter qu’en surélevant le plateau de sa trottinette, E-Twow a augmenté la taille du logement de la batterie. Il explique qu’il pourra « recevoir une batterie plus puissance dans un avenir proche ».

Non parce qu’elle limite sa vitesse

Si l’on avait actionné le frein à 44 km/h avec la Booster S2, la vitesse de pointe de la S2 Booster Plus n’est plus du tout du même ordre. E-Twow a mis en place un bridage de la vitesse maximale. On ne peut pas dépasser les 30 km/h sur du plat, mais aussi en descente, la trottinette ne fonctionnant plus en roue libre. Elle est automatiquement freinée lorsqu’elle dépasse cette vitesse (à 35,8 km/h dans notre cas). D’ailleurs, son compteur est bloqué à 30 km/h. Si ce n’est pas gênant en ville, on peut se faire peur dans les descentes en rase campagne ou même les vélos vont plus vite.

Oui parce qu’elle est plus sécurisante

Parmi toutes les améliorations, E-Twow n’a pas négligé la sécurité. Il a ainsi équipé sa trottinette de réflecteurs flanqués de chaque côté de son plateau. Ils viennent assurer la bonne visibilité de l’utilisateur sur la route avec les phares arrière et avant. À noter que ce dernier peut désormais être totalement désactivé afin de ne pas s’allumer à chaque démarrage.

E-Twow a également porté son attention sur le freinage. Il est maintenant bien plus mordant et permet à la trottinette réduire sa distance de freinage par deux. C’est le frein avant, magnétique et actionnable sur le guidon, qui gagne le plus en fermeté. Il faut d’ailleurs le prendre en main pour ne pas se laisser surprendre. Presser à fond, il peut déséquilibrer l’utilisateur. Doublé avec le frein arrière qui agit désormais sur une gomme tendre, laquelle accroche bien mieux, on dispose d’un système très performant et plus sécurisant que sur les précédents modèles.

Posez une question dans la catégorie Dossiers du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
Commenter depuis le forum
    Votre commentaire