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Trottinettes électriques, gyroroues, hoverboards : comment choisir ? lequel acheter ?

Trottinette électrique ou gyropode ?

Vous l’aurez remarqué si vous vivez en ville, ces nouveaux modes de transports individuels se démocratisent à vive allure. Les chiffres d’ailleurs sont éloquents. D’après Carel Wijngaards, directeur d’Etwow France, importateur de trottinettes électriques chinoises, il s’est vendu en France entre 7 000 et 10 000 trottinettes électriques pour adultes en 2015, et entre 30 000 et 50 000 l’an passé. 2017 s’annonce tout aussi spectaculaire puisque 100 000 de ces engins pourraient trouver preneur. En comparaison, le marché des gyroroues semble minuscule. Cela dit, s’il ne dépasse pas quelques milliers d’exemplaires, il montre une progression constante, de l’ordre de 20 à 30% par an.

Attention, en l’absence d’étude de marché globale, ces chiffres restent sujets à caution. Mais de toute évidence, ces nouveaux modes de transports suscitent un engouement qui va bien au-delà du simple effet de mode. « Dès qu’on dépasse les trajets de 10 km, les vélos électriques conservent l’avantage, tant au niveau du confort que de l’efficacité », précise Carel Wijngaards. « Entre 5 et 10 km, les avis sont partagés. Mais pour les trajets inférieurs à 5 km – on parle de micromobilité - les monoroues et trottinettes, supplantent très largement tous les autres moyens de locomotion ». Pas étonnant car ces engins font de leurs utilisateurs des « super piétons » qui, en plus de circuler sur les trottoirs, ou d’emprunter les transports en commun, peuvent circuler aussi sur la route ou les pistes cyclables, même si ce n’est pas forcément autorisé (voir ci-dessous, le paragraphe Usage urbain : que dit la loi ?)

Si le marché se développe aussi vite, c’est aussi parce qu’en matière de micromobilité, l’offre est aujourd’hui pléthorique. Avec deux constats : la majorité des appareils viennent de Chine, et les prix font le grand écart. La technologie aussi, évolue à vive allure. Désormais, les trottinettes embarquent fréquemment un tableau de bord numérique, c’est le cas de la plupart des fabricants Egret, Etwow ou L-Trott, ou se paramètrent via une application pour smartphone. Face à un tel choix, pas facile de dénicher le bon modèle. Ce guide va vous y aider.

3 guides indépendants, dédiés aux trottinettes électriques, gyroroues et gyropodes de type « hoverboard » abordent en détail les spécificités propres à ces différents appareils. Vous y trouverez aussi une sélection de nos modèles favoris, remise régulièrement à jour, au gré des tests qui se succèdent tout au long de l’année.

Trottinette électrique : comment choisir ?

Bien que la conception varie selon les modèles, les trottinettes électriques intègrent les mêmes éléments essentiels. Un moteur d’abord, qui sera placé dans la roue avant ou arrière. Ensuite la batterie, qui offre une autonomie de 25 km en moyenne, intégrée au châssis, plus rarement au guidon. Enfin les commandes, situées sur la poignée et comprenant au minimum les dispositifs d’accélération et de freinage. 


Certains modèles se révèlent plus complets, intégrant par exemple l’éclairage, un tableau de bord numérique, ou encore une béquille. Nombre de ces accessoires peuvent être ajoutés par la suite. Le principal atout de la trottinette, c’est sans conteste sa facilité de prise en main. Il ne faut en effet que quelques tours de roues à un novice pour se sentir à l’aise.

Les modèles pour adulte sont en outre pensés pour un usage urbain, avec tout ce que cela comporte « d’obstacles », tels que le passage des dos d’ânes, la circulation sur les pavés, mais aussi le franchissement de petites marches, telles celles des passages piétons. La stabilité est exemplaire, y compris lorsqu’on dépasse les 20 km par heure.

Seul bémol, la conduite sous la pluie, ou sur sol mouillé peut être délicate, voire carrément dangereuse, surtout si la trottinette est équipée de petites roues en plastique, au lieu de gommes. Une fois repliée, elle occupe relativement peu de place, et peut donc être emportée dans les transports en commun. 

Attention, le poids peut atteindre les 15 kilos, mais des solutions existent pour en minimiser l’impact, poignée de transport ou sac à dos notamment. Les prix varient de 300 euros, pour un modèle d’entrée de gamme, destiné à de courts trajets sur sol sec, jusqu’à 1500 euros pour les modèles les plus performants dotés d’une grande autonomie. 

Notre trottinette électrique préférée

Lire le comparatif complet des trottinettes électriques 

Gyroroue

Monoroue, gyroroue, monocycle électrique ou simplement roue électrique, autant de noms qui désignent un même engin et une même technologie, quel que soit le fabricant qui les distribue (Solowheel, Gotway, InMotion, Kingsong, Onewheel…) : des gyroscopes et accéléromètres mesurent l’inclinaison et l’accélération de l’engin, et transmettent en temps réel les données à l’ordinateur embarqué. Celui-ci calcule les corrections à apporter, afin de garantir le déplacement et la stabilité de l’appareil. Il s’agit du même principe que celui mis en œuvre dans le célèbre gyropode Segway conçu en 2001. Sauf qu’ici, au lieu de deux roues, il n’y en a qu’une. Et ça change beaucoup de choses. A commencer par l’apprentissage. Rien à voir avec la trottinette ou même l’Hoverboard. 
Si les amateurs de sports de glisse et plus généralement ceux qui ont un bon sens de l’équilibre parviendront à prendre en main l’appareil en une poignée d’heures, la plupart des novices devront s’armer de patience. En effet, il ne suffit pas de parvenir à garder l’équilibre pour savourer sa victoire. 

A bord d’un engin capable de filer à plus de 20 kilomètres par heure, il faut apprendre à anticiper les obstacles et à freiner en un instant, en penchant son corps vers l’arrière. Rien de très naturel. Les chutes sont d’ailleurs fréquentes. En revanche, une fois que l’on maîtrise le pilotage, quel plaisir ! De l’avis des utilisateurs que nous avons rencontrés, la sensation de glisse est indéniable. 

La roue gonflable, dont la taille varie généralement entre 14 et 18 pouces, absorbe bien mieux les imperfections du bitume que celles des trottinettes. En outre, l’engin se révèle plus stable sur sol humide. L’autonomie varie considérablement suivant les modèles, allant de 20 km jusqu’à plus de 100 (GotWay MSuper 3S) 

Bien que largement plus compactes que les trottinettes, les gyroroues pèsent aussi lourd, voire plus pour les modèles dotés de batteries de très forte capacité. Les prix sont également plus élevés en moyenne. Difficile de trouver un engin performant en dessous de 600 euros environ. Comptez entre 800 et 1500 euros pour un modèle puissant doté d’une autonomie de 20 à 40 km.

Notre gyroroue préférée



Lire le comparatif complet des gyroroues.

Gyropode « hoverboard »

Cet engin, nouveau venu dans l’univers de la « micromobilité » tire son nom du skateboard volant que Marty McFly utilise dans Retour vers le futur 2. Pourtant la forme n’a rien à voir. Ce gyropode à deux roues qu’on trouve aussi sous les noms de Gyro skate, ou Planche électrique, rappellerait plutôt un Segway dont on aurait ôté le guidon. Si la technologie est assez semblable, l’efficacité sur le terrain n’a rien à voir. 

D’abord, ses petites roues lui interdisent de franchir le moindre obstacle. Ensuite, si son autonomie est raisonnable, comptez 20 km maximum, sa vitesse n’excède pas 10 à 15 km par heure. Enfin, si l’apprentissage semble aisé au premier abord, la stabilité se révèle toute relative, comme le montrent les nombreuses vidéos de chutes, souvent brutales, déjà mises en ligne sur Youtube. 

Son prix est pourtant séduisant, comptez entre 200 et 350 euros pour un modèle moyen de gamme tels que les MP man G4, Beeper Road R4-UL ou Revoe V-Board. C’est peu, comparé aux autres moyens de transport électriques, mais gardez à l’esprit qu’il s’agit d’abord d’un engin à vocation ludique. A ce titre il n’est pas destiné aux déplacements urbains, sauf ponctuellement, et à condition d’emprunter les trottoirs. En revanche, l’hoverboard sera tout à son aise dans les espaces protégés, par exemple les skateparks : entre des pieds experts, l’engin se révèle en effet étonnamment agile.

Notre hoverboard préféré



Lire notre guide d'achat complet des hoverboards

D’autres véhicules électriques…

Surfant sur la vague de la micromobilité, les fabricants rivalisent d’imagination pour proposer des engins électriques originaux. Le scooter électrique illustre bien cette tendance. Il s’agit simplement d’une trottinette à laquelle on a ajouté un siège, pour davantage de confort. « Scooter » est la traduction littérale du mot trottinette, en anglais : rien à voir avec les motos carénées qui pullulent dans nos villes. 

Certains membres de la rédaction qui les ont testés, ont avoué se trouver ridicule à leur guidon, notamment en raison de la position de conduite, et de l’absence totale de sensations. Cela dit, ces scooters, vendus aux mêmes prix que les trottinettes électriques, pourraient tout à fait convenir aux personnes rencontrant des problèmes de mobilité. Peu rapides, ils sont en revanche très sûrs, bénéficient d’une autonomie confortable et, comme les trottinettes, ils se plient et se transportent aisément.

Lire notre test du scooter électrique Lehe K1

Autre détournement d’un appareil existant, le Kart Hoverboard résout le problème de stabilité de la planche électrique. Le dispositif, très simple, vendu 70 euros en moyenne, se compose d’un châssis dont l’arrière repose sur l’hoverboard assurant la propulsion. L’avant se compose d’une simple roue de skate, que l’on tourne en poussant une barre transversale. Très sûr et ludique, ce mini kart pourrait bien prolonger l’engouement de l’hoverboard. Seul bémol, le siège étant quasiment posé sur la planche, les vibrations au niveau du fessier peuvent s’avérer vraiment désagréables lorsque l’on roule sur un revêtement irrégulier.

Citons pour terminer le skate électrique, qui connait un succès grandissant auprès de la communauté des riders. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une planche à roulette classique, donc d’un engin à vocation plutôt sportive, sur laquelle sont greffés la batterie et les moteurs, que l’on actionne via une télécommande manuelle. A l’instar de la trottinette, la motorisation évite de devoir patiner sur terrain plat, et bien sûr, dans les montées. L’autonomie varie suivant les modèles, de 20 à plus de 50 km, tandis que la vitesse oscille entre 20 et plus de 40 km par heure. Comptez de 300 à 2000 euros suivant les modèles. 

Et l’entretien dans tout ça ?

Tous ces véhicules électriques embarquent une technologie de pointe et des pièces souvent coûteuses. Bonne nouvelle, à l’exception des modèles d’entrée de gamme, les éléments critiques peuvent en général être remplacés, voire améliorés. Mais attention, les prix sont élevés : un moteur de trottinette coûte fréquemment plus de 200 euros, quand une batterie peut dépasser les 500 euros. 

Notez aussi que certains moteurs de gyroroues ne peuvent pas toujours être réparés, et doivent donc être remplacés. Mieux vaut le savoir au moment de choisir son modèle, même si la fiabilité de ces appareils se révèle relativement bonne. Une extension de garantie est proposée par la plupart des revendeurs, à laquelle il peut être utile de souscrire, surtout si l’on envisage un usage intensif de l’appareil. Attention, la batterie est rarement couverte par cette extension.

Usage urbain : que dit la loi ?

En ce qui concerne les gyroroues et les hoverboards, la législation est claire : les utilisateurs sont assimilés à des piétons. A ce titre, ils doivent circuler exclusivement sur les trottoirs, et emprunter les passages cloutés pour traverser la rue. En outre, ils ne doivent pas rouler à plus de 6 km par heure. La loi précise aussi que : « les trottinettes à moteur doivent rouler sur la route uniquement, dès lors qu’elles sont équipées d’un siège, homologuées, et capables de dépasser les 6 km par heure ». Mais qu’en est-il des trottinettes sans siège, de loin les plus répandues ? En l’absence de législation claire, c’est la tolérance qui prime : ces engins doivent circuler sur route dès lors qu’ils roulent à plus de 6 km par heure. Mais en dessous de cette vitesse, ils sont autorisés à emprunter les trottoirs… au contraire des vélos, électriques ou pas. Nous insistons, il s’agit de tolérance : un policier un peu zélé peut vous verbaliser si vous circulez sur une piste cyclable ou sur la route avec une trottinette électrique, des cas ont déjà été rapportés sur divers forums. 

Cependant, dès 2018, la réglementation devrait évoluer, afin d’encadrer plus précisément ces nouvelles pratiques. Parmi les pistes proposées, l’ajout d’un bouton sur les véhicules (mode piéton), qui bridera la vitesse lors de la circulation sur les trottoirs. A l’instar des vélos électriques, les nouveaux véhicules devraient voir leur vitesse bridée à 25 km par heure. Enfin, le port obligatoire du casque est envisagé, y compris pour les cyclistes. 

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1 commentaire
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  • kervern jean-marie
    gyropode n as rien n'a voir avec overboard, le nom gyropode est là justement pour les différenciés !
    le ninebot mini pro est un gyropode, le mrobot aussi, ou le xiaomi !
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