[Test] U-Jays Wireless : on craque pour le casque Bluetooth ?

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5 raisons de craquer (ou pas) pour le U-Jays Wireless

Premier vrai casque sans fil du constructeur suédois Jays, ce U-Jays Wireless est en réalité la mise à jour d’un casque filaire sorti l’an dernier. Cette version Bluetooth, compatible avec la norme 4.1 et l’aptX, se lance donc sur un marché très concurrentiel avec un produit qui va chercher à faire valoir ses arguments : une très bonne qualité sonore et un design accrocheur, mais il réserve aussi d’autres surprises.

Oui - pour la bonne qualité sonore

Le U-Jays Wireless propose un son très agréable, généreux en graves sans pour autant les mettre trop en avant, même à volume élevé. C’est d’ailleurs un des points intéressants de ce casque et de ses petits écouteurs supra-auriculaires : pas besoin de trop monter le son pour profiter de toutes les sonorités à leur juste valeur, et à l’inverse, pousser le volume n’entravera pas l’écoute du morceau. On constatera par moments un léger retrait des fréquences aiguës, ainsi certaines voix ou cuivres ne bénéficieront pas d’autant de présence qu’une bonne ligne de basse ou des percussions. Rien de bien catastrophique, le tout reste assez juste, mais c’est un peu dommageable compte tenu de l’isolation passive un peu trop faible.

Oui - pour les contrôles complets mais un peu déroutants

Dès le premier regard, on constate que le U-Jays Wireless présente un design à la fois très sobre et élégant : on ne trouve qu’un seul et unique bouton pour contrôler l’appareil, le reste se faisant grâce au panneau tactile situé sur l’écouteur droit. C’est presque la routine pour un mélomane habitué aux casques Bluetooth, de pus en plus nombreux à proposer ce genre de contrôles, mais la plupart des utilisateurs passeront par un court temps d’apprentissage avant de s’y familiariser. Ce bouton unique servira donc aux fonctions principales, la premier étant de l’allumer, ce qui n’est pas de toute évidence la première fois. Il faut en effet maintenir le bouton pendant quatre longues secondes avant qu’un signal sonore nous confirme l’allumage de l’appareil. C’est plus long que la moyenne des casques de ce type (ou une à deux secondes suffisent), et cela paraît être une éternité lors de la première utilisation, au point qu’on se demande un instant si la batterie est bien chargée.

Une fois allumé, le casque se mettra automatiquement en mode appairage s’il ne reconnaît aucun appareil à proximité, très pratique pour ne pas avoir à chercher comment activer ce mode parfois bien caché. Enfin, une fois appairé, un tapotage sur le panneau tactile active la lecture, glisser vers l’avant ou l’arrière change de piste, et les directions haut et bas règlent le volume. On notera avec plaisir que deux pressions rapides sur le bouton principal auront pour effet de verrouiller les commandes tactiles, évitant ainsi une pause intempestive alors qu’on voulait simplement réajuster ses lunettes.

Oui - pour la bonne autonomie

Avec 25 heures d’autonomie théorique, que nous avons pu vérifier lors de nos utilisations, ce U-Jays Wireless se classe parmi les très bons élèves du genre, surtout pour un casque aussi compact. Comme beaucoup de casques de sa trempe, une simple pression sur le bouton d’allumage permettra d’avoir une estimation du niveau de batterie, « high », « medium » ou « low », histoire d’éviter les mauvaises surprises. Une autonomie particulièrement bonne, donc, qui n’est égalée que par quelques raretés dans cette gamme de casques Bluetooth, comme le Major II Bluetooth de Marshall.

Non - pour le manque de confort

Nous l’avons vu, le design du U-Jays Wireless est particulièrement réussi, tout en sobriété avec son arceau uniforme et ses écouteurs lisses et dépourvus de boutons. Cet arceau souple lui confère d’ailleurs une certaine robustesse, au point qu’on peut se permettre de le fourrer dans un sac sans trop craindre pour sa survie. Malheureusement, ce design très réussi existe au coût du confort tout relatif du casque. Celui-ci appuie de manière particulièrement forte, et les coussinets sont bien trop fins pour amortir la pression, c’est donc le pavillon des oreilles qui s’en charge, au point de devenir presque douloureux après une utilisation prolongée. Du reste, si vous avez le malheur de porter des lunettes, ce casque ne manquera pas de vous le rappeler en compressant généreusement les branche sur vos tempes.

Non - pour le prix un peu élevé

Avec un prix public autour des 180 euros, le U-Jays n’est pas un casque Bluetooth qui s’ouvre à toutes les bourses. Il ne manque certainement pas de qualités qui pourraient justifier ce prix, comme les contrôles intelligemment intégrés, le design très réussi ou la très bonne qualité sonore. Malheureusement, l’absence d’une sacoche de transport ou d’accessoires supplémentaires noirci quelque peu ce tableau. Il est difficile de ne pas comparer avec la concurrence lorsqu’on parle du prix d’un produit, et force est de constater qu’un nombre grandissant de casques Bluetooth proposent une qualité parfaitement valable pour un prix avoisinant les 100 euros, comme le récent Backbeat 500. À 180 euros, le casque de Jays semble donc encore un peu trop cher.

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