Idée reçue n°7 : le vinyle est meilleur que le MP3

Quid de la qualité sonore ?

Lorsque l’on parle du vinyle, on se souvient irrémédiablement du « crin-crin » du disque sur la platine. Ce son singulier qui plaît pour son côté nostalgique n’est pas indissociable du vinyle. Sans celui-ci d’ailleurs, on obtient une qualité d’écoute plus pointue qu’avec un CD. En effet, comme l’explique Christophe-Emmanuel Lucy, « sur le plan théorique, un CD dispose d’une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz qui, de fait, bride les fréquences élevée à 22 kHz (théorème de Shannon), alors que le son d’une trompette grimpe au-delà de cette limite. Cela engendre une perte de notes sur le spectre audio, souci absent de l’écoute sur vinyle grâce à son "image spatiale plus précise" », précise-t-il.

Ajoutons à cela que la dynamique d’un CD est conçue pour procurer un son qui « claque », selon l'expert, afin de pouvoir être utilisé dans des endroits bruyants. De plus, la dynamique du CD atteint les 100 dB alors que le vinyle privilégie la précision sonore avec une dynamique à 60 dB. D’où une légère différence de rendu. Toujours au chapitre qualité, les platines CD ne restituent pas toujours entièrement le spectre des notes. Ainsi, lorsqu’il détecte une erreur entre deux notes, il va choisir une note médiane, pensant corriger un défaut. Côté vinyle, on conserve le son d’origine sans artifice ni correction. Par contre, une qualité de ce niveau à un coût.

Du CD au MP3

Les dégâts du MP3 

Une musique au format MP3 est compressée pour réduire son poids sur un support de stockage. Et cette compression ne s’effectue pas sans pertes. Si l’on représente un fichier musical sous la forme d’une sinusoïde, cette étape va couper les crêtes du signal, supprimant de fait des notes du morceau original. On obtient donc un morceau martyrisé, infidèle à l’oeuvre. Néanmoins, pour ne supprimer que des sons quasi inaudibles, on peut limiter la casse en utilisant une compression supérieure à 256 kbit.