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Aspirateurs robots : comment choisir, lequel acheter ?

1 : Notre sélection des meilleurs aspirateurs-robot 2 : Aspiration, lavage, que nettoient-ils et comment ? 4 : Pilotage et autonomie 5 : Quid de l'entretien ? 6 : Les tests

Déplacement et rayon d’action

Comment évitent-ils les obstacles et trouvent-ils leur chemin ?

Un aspirateur robot se déplace grâce à des techniques de télémétrie : il émet un signal et analyse l’information qui est réfléchie par l’environnement. Ainsi peut-il mesurer la distance avec les cloisons, les meubles et autres pieds de table pour adapter sa vitesse et sa trajectoire en conséquence. C’est aussi le principe de fonctionnement des capteurs de vide placés à la verticale sous le robot : en cas d’anomalie, le robot déduit qu’il est en haut d’un escalier et interrompt sa progression, pour éviter la chute. Un élément indispensable et désormais généralisé pour qu’il puisse être utilisé à l’étage. Le parechoc, avec son amortisseur, détecte quant à lui les collisions. Nous n’avons observé aucun incident violent lors de nos tests, preuve que la technologie est éprouvée. Mais deux précautions valent mieux qu’une : il est judicieux de retirer tout objet un tantinet fragile, comme ce précieux vase Ming juché sur son guéridon tremblant.

aspirateur robot

La technique de guidage gagne en sophistication à mesure que le prix grimpe. Pour schématiser, deux techniques se partagent l’entrée et le milieu de gamme : le capteur à ultrasons et le capteur à infrarouge. Dans le premier cas, l’obstacle est repéré et sa distance mesurée grâce au temps de vol de l’onde ultrasonore. Dans le second cas, c’est l’angle de réflexion du faisceau infrarouge sur l’obstacle qui sert à calculer la distance. Le laser fait son apparition dans le milieu et le haut de gamme. Sa lumière cohérente a l’avantage d’être ultra-précise et directive. Bien que les fabricants ne mentionnent jamais ce terme, il s’agit probablement d’un système comparable au Lidar (Light detection and ranging), mis en œuvre sur les robots d’Ecovacs et iRobot notamment. Les pièces de l’habitation sont alors cartographiées, ce qui améliore, du moins en théorie, la précision des déplacements.

Le robot Eye 360, quant à lui, s’oriente à l’aide d’illuminateurs infrarouges et d’une caméra, couplée à de l’analyse d’image. Un environnement assez lumineux est obligatoire. Enfin, pour revenir à leur base, ces robots se fient généralement à un signal infrarouge distinct. Certains y parviennent facilement, comme le D5 Connected, d’autres nettement moins, comme le Floor 300.

Tous ces robots bénéficient d’algorithmes d’intelligence artificielle, étant donné qu’ils ont la capacité de prendre des décisions (changement de direction ou de puissance d’aspiration, etc). D’après ce que l’on a vu au dernier salon IFA à Berlin, Ecovacs s’apprête cependant à franchir une étape. Le prototype présenté pouvait identifier des objets : chaussure, bol, pied de table, etc. Objectif : différencier le mobilier (tables, meubles…) et les objets qui n’en sont pas (ballon, vêtement tombé par terre…). Les premiers sont cartographiés, contrairement aux seconds, susceptibles d’avoir disparu au prochain passage. Ainsi la navigation serait-elle régulièrement améliorée.

Serait-ce de la vision par ordinateur assistée par de l’apprentissage automatique et approfondi (deep learning) ? Ecovacs ne fournit pas de détails, mais indique, par souci de confidentialité, qu’aucune image n’est stockée sur le cloud. Les premiers robots à en profiter seraient commercialisés «dans un futur proche», sans autre précision de la part du fabricant.

Peut-on délimiter un périmètre de nettoyage ?

Cette fonction, pourtant bien pratique, n’est hélas pas généralisée. En son absence, il est recommandé de fermer les portes ou de bloquer le passage du robot, quand on veut l’empêcher de visiter telle ou telle pièce.

Autrement, chaque fabricant a sa méthode pour délimiter un périmètre de nettoyage. Neato et Eufy livrent avec leur robot une bande magnétique, qui a le mérite de ne pas consommer de piles, et Extel une balise à ultrasons. La balise optique de iRobot joue quant à elle un double rôle : elle émet un faisceau invisible, qui agit comme une barrière, ou protège une petite zone, où est située la gamelle du chien ou du chat, par exemple. Si une seule balise n’est pas suffisante, d’autres peuvent être achetées en option dans les boutiques en ligne des fabricants. Une balise supplémentaire est facturée 49,99 € chez iRobot, notamment.

Enfin, Ecovacs se distingue avec son système de barrière virtuelle, à dessiner dans l’application mobile, sur le plan modélisé par le robot. Très geek, mais cela fonctionne parfaitement. L’application mobile du Roomba i7+ détermine elle-même la séparation des pièces, mais le plan n’en reste pas moins modifiable : on peut supprimer, repositionner ou réorienter les lignes de démarcation suggérées. Par ailleurs, les pièces peuvent être nommées (cuisine, chambre, etc). Pratique pour indiquer au robot où il doit travailler.

aspirateur robot

Sommaire :

  1. Notre sélection des meilleurs aspirateurs-robot
  2. Aspiration, lavage, que nettoient-ils et comment ?
  3. Déplacement et rayon d'action
  4. Pilotage et autonomie
  5. Quid de l'entretien ?
  6. Les tests