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Bienvenue dans le futur !

Image 1 : Bienvenue dans le futur !

Des lentilles de contact à réalité augmentée

Lire vos e-mails en marchant les mains dans les poches cela vous dirait ? A moins que vous ne rêviez d’être guidé vers votre destination sans avoir à consulter de plan ? C’est loin d’être pour demain mais une équipe de chercheurs de l’Université de Washington, conduite par le Professeur Babak Parviz, travaille à la mise au point des premières lentilles de contact à réalité augmentée.  Les principales difficultés étant de concevoir et de fabriquer des lentilles suffisamment souples et fonctionnelles tout en y intégrant le circuit électronique et la source lumineuse.

Image 2 : Bienvenue dans le futur !

La cuisine du futur ?

« Living Kitchen » n’est encore qu’un concept, fort séduisant, du designer Luxembourgeois Mickaël Harboun qui jette les bases d’une éventuelle « cuisine du futur ».  L’idée générale est d’imaginer un monde ou les objets auraient des capacités numériques en changeant de forme au besoin, de la même manière que l’on peut changer aujourd’hui le contenu applicatif de nos Smartphones. L’utilisateur aurait alors la possibilité de décider de la fonction des objets selon son envie ou ses besoins du moment. Ce projet s’appuie sur des recherches conduites par Intel et la Carnegie Mellon University dans le cadre du projet Claytronics, (clay pour argile également traduit par réalité synthétique). Mais il faudra encore attendre 20, 50 ou 100 ans avant que les premières applications de ce type n’investissent nos cuisines. En attendant, vous pouvez toujours regarder une vidéo étonnante illustrant le travail de Michaël  Harboun  sur la « Living Kitchen ». 

Image 3 : Bienvenue dans le futur !

Une prothèse robotique pour joueur de musique

Possessedhand n’est pas le nom du dernier film d’horreur en vogue mais celui donné à un projet étonnant conduit par le Rekimoto Lab de Tokyo. Il s’agit d’un système permettant de programmer et de contrôler automatiquement les mouvements de la main et des doigts à l’aide d’impulsions électriques de faible intensité. Une des applications présentée par les chercheurs et les ingénieurs du laboratoire permet par exemple à une personne de jouer du Koto (instrument de musique à corde utilisé dans la musique traditionnelle japonaise) sans qu’il soit nécessaire qu’elle sache en jouer au préalable.

Image 4 : Bienvenue dans le futur !

Inspirée par l’œil humain

On doit le prototype de cette minuscule caméra de 21 mm de diamètre surnommée« Eyeball » (globe oculaire en Français) à une équipe de chercheurs de la Northwerstern University dans l’Illinois. C’est une caméra curviligne c’est-à-dire formée par des lignes courbes comme l’œil humain et de haute précision mais qui, à la différence de ce dernier, est capable de zoomer 3,5 fois. Ses principales applications pourraient voir le jour dans les domaines de l’imagerie endoscopique, la robotique, l’électronique grand public, les  systèmes de surveillance nocturne…      

Image 5 : Bienvenue dans le futur !

Un poumon sur une puce

Publiée dans le journal Science il y a quelques mois, les recherches effectuées par le Dr. Donald Ingber du Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering de l’Université de Harvard,  préfigurent les changements qui pourraient avoir lieu à l’avenir dans le domaine des tests de produits pharmaceutiques. L’équipe de chercheurs est en effet parvenue à créer  une puce intégrant des cellules humaine afin de reproduire le fonctionnement de base d’un poumon allant jusqu’au phénomène de respiration.  « Lung on a chip » se présente sous la forme un petit rectangle transparent  en matière plastique souple où est intégrée une membrane flexible et poreuse avec, d’un côté des cellules d’alvéoles pulmonaires humaines et, de l’autre des cellules de vaisseaux sanguins, humains également. L’objectif étant de disposer d’un outil pour effectuer des tests de nouveaux médicaments  sans avoir recours aux animaux, avec  un procédé plus rapide, moins couteux et plus fiable car identique aux tests effectués directement  sur l’homme. Le Dr. Ingber prévoyant déjà de poursuivre ses recherches afin de créer un foie et un rein de la même manière afin d’étendre le champ des tests et être en mesure d’évaluer d’éventuelles interactions  pour disposer, in fine, d’un « homme sur une puce ».

Image 6 : Bienvenue dans le futur !

Tester sa vue avec un Smartphone

EyeNetra est le résultat de la convergence de diverses technologies, éprouvées et relativement peu coûteuses, au service des pays en voie de développement. Développé et  mis au point au sein du MIT, le système permet d’effectuer des tests de vision très simplement et sans aucune infrastructures spécifique. Il se compose d’un adaptateur oculaire, d’un Smartphone et d’un logiciel qui, une fois les tests effectués, permettent de transférer les données à un centre médical pour analyse et diagnostique.

Image 7 : Bienvenue dans le futur !

Le bal des quadrirotors

Daniel Mellinger et Michael Shomin,deux étudiants de l’Université de Pennsylvanie, proposent sur leurs sites respectifs des vidéos de l’avancée  de leurs travaux dans le domaine de la robotique, et en particulier de recherches menées à l’aide de quadrirotors miniatures. Le premier ayant développé un contrôleur permettant d’en  faire « travailler » plusieurs en coordination, le second s’étant attaché à concevoir et développer un système d’attache leur permettant d’ « attraper » des charges pour les déplacer. Le résultat est surprenant avec un ballet de quadrirotors susceptibles de transporter des objets aux formes éventuellement complexes sur une distance et selon un trajet plus ou moins défini. Avec des applications futures évidentes dans les domaines de la surveillance, du sauvetage ou du transport de charges en milieux hostiles.      

Image 8 : Bienvenue dans le futur !

Le copié-collé du futur

Le projet SPARSH du Massachussetts Institute of Technology (MIT) n’a ni plus ni moins pour concept que le transfert de données d’un équipement ou périphérique informatique à un autre via… le corps humain. L’imagination des responsables du projet semble sans limite puisqu’ils imaginent ainsi pouvoir, par exemple, copier  une adresse mail depuis un message, en la touchant simplement du doigt, pour ensuite la coller, toujours avec le doigt, dans le champ de saisie de Google. Idem avec un numéro de téléphone trouvé dans l’annuaire qu’il suffit de « toucher-coller » vers son Smartphone ou encore transférer un film depuis Youtube vers une télévision… A ne pas manquer, la vidéo de démonstration « Touch to Copy, Touch to Paste ».   

Image 9 : Bienvenue dans le futur !

Des circuits imprimés… avec un stylo

« L’électronique pour les nuls » est maintenant une réalité. Enfin presque. Une équipe d’ingénieurs de l’Université de l’Illinois (Urbana-Champaign) conduite par le Professeur Jennifer Lewis, vient de mettre au point un simple stylo à bille contenant une encre à base de particules d’argent permettant de dessiner des circuit imprimés sur de nombreux types de surfaces dont, bien entendu, le papier. Des imprimantes spécifiques existaient déjà mais il est maintenant possible de le faire « à la volée » et pour un coût vraiment minime avec de nombreuses applications dans les domaines de l’électronique domestique, de l’art, etc. 

Image 10 : Bienvenue dans le futur !

Des tanks invisibles

Si le concept d’e-camouflage vous est encore étranger, sachez que BAE Systems, géant britannique du domaine de la Défense et de l’aérospatiale, projette à l’horizon 2015 d’équiper les chars d’assauts de l’armée Britannique d’un certain type de revêtement qui devrait leur permettre de devenir quasi invisibles. La technologie, qui pourrait être opérationnelle d’ici trois à cinq ans, consiste à filmer en permanence l’environnement immédiat du véhicule à l’aide d’une caméra embarquée, afin de transmettre les images obtenues à une sorte d’encre électronique recouvrant la surface. Un rafraichissement constant des images transmises lui permettant de se fondre dans le décor.                  

Image 11 : Bienvenue dans le futur !

Un (vrai) téléphone imaginaire à interface spatiale

L’idée de base est amusante et les premiers essais fascinants. Imaginary Phone est un projet de recherche mené par une équipe du Hasso Plattnet Institut en Allemagne.  Il s’agit « tout simplement » de contrôler et d’utiliser son Smartphone avec le doigt et la paume de la main sans avoir à la manipuler physiquement lorsqu’il est, par exemple, dans une poche. Toutes les opérations courantes peuvent être effectuées : déverrouillage, navigation dans les menus, émission et réception d’appels, consultation de la boîte vocale, etc. (voir vidéo) Fake ? Magie ? Rien de tout cela. La technologie se compose notamment d’une mini caméra portable qui capture les mouvements du doigt dans l’espace afin de les transmettre au téléphone qui, à son tour, est capable de les interpréter.              

Image 12 : Bienvenue dans le futur !

Un habitacle de voiture transparent

« Transparent Cockpit » est un projet  de « système d’assistance visuel pour véhicule utilisant une technologie de projection retro-réfléchissante »  conduit par une équipe de recherche du Tachi Lab (Yokohama, Japon). Partant du principe que le champ de vision d’un automobiliste est, de fait, limité aux parties vitrée du véhicule, avec tout ce que cela suppose d’angles morts et de risques potentiels, l’équipe n’a pas hésité à imaginer un habitacle qui permettrait de voir tout ce qu’il y a et tout ce qui se passe derrières les parties opaques, à savoir les portes et le sol qui deviennent ainsi virtuellement transparentes. (voir vidéo)

Image 13 : Bienvenue dans le futur !

Quand le design percute la science

E.Chromi est le fruit de la rencontre entre deux designers, Alexandra Daisy Ginsberg et James King et une équipe de scientifiques de l’Université de Cambridge spécialisé dans la biologie synthétique. Leur travail met en œuvre des couleurs, des bactéries et… le tube digestif afin d’imaginer un « Scatalog » illustrant ce que pourrait être une des méthodes de diagnostique médical du futur. La bactérie e.chromi serait alors intégrée dans des boissons ou des aliments et, une fois dans le tube digestif, serait capable de déceler d’éventuelles pathologies et de réagir en changeant de couleur en fonction du problème, avant d’être décelée dans les excréments. (voir la vidéo).