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Bilan : les tops high-tech de l’année

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Le top du top de l’année

Les bilans de fin d’année continuent. Après les flops vient le moment de saluer les réussites de cette année 2014. En high-tech, celles-ci ont été nombreuses et variées puisqu’elles partent d’une salade de patates pour arriver dans l’espace.

Et qui aurait pu prédire en début d’année que le téléphone qui ferait le plus parler de lui ne sortirait pas des usines de Samsung ou d’Apple ? Que le film de super-héros le plus réussi se ferait sans Batman, Spiderman ou Iron Man.

C’est cette belle année, pleine de surprises et de réussites, que nous avons condensé en vingt produits, tendances ou technologies qui ont marqué 2014. Voici les tops de l’année.

Retrouvez nos flops de l’année 2014

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Les drones

À l’origine, un drone, c’est un appareil sans pilote utilisé par l’armée. Pour le grand public, cette appellation s’est démocratisée avec l’apparition du Picoo z, ce petit hélicoptère télécommandé qui a connu un énorme succès à sa sortie en 2006. Son intérêt ? Une prise en main facile, une maîtrise délicate et des modifications à gogo. Il en va de même avec les multirotors actuels.

L’AR-Drone de Parrot est parvenu à sortir le drone du marché de niche grâce à une grande visibilité dans les magasins grand public comme la Fnac. Pilotable par télécommande, smartphone ou tablette, le drone est devenu un marché à part entière.

En 2014, on a vu de nombreuses marques s’engouffrer dans la brèche comme DJI, Cheerson ou Tali. Il y en a pour tous les goûts et surtout pour toutes les bourses. De 25 € à plusieurs milliers d’euros, on a le choix. Plus on monte en gamme et plus on aura entre les mains un appareil plus performant, embarquant une caméra, allant plus vite ou plus haut.

Outre Monsieur et Madame Toutlemonde, le drone trouve également des usages professionnels. On a ainsi vu cette année Amazon et DHL évoquer un service de livraison par drone, un film porno filmé par un drone ou encore un service de premiers secours acheminé par drone.

Drones : comment choisir ? Lequel acheter ?

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PopCorn Time

En 2013, le streaming était dans nos flops de l’année. Un an plus tard, nous sommes obligés de revoir notre jugement. PopCorn Time est passé par là. Apparu en mars dernier, ce logiciel permet aux internautes de regarder des centaines de films et de séries en streaming. Illégal, il utilise les torrents et transfère simplement ce flux jusqu’à l’utilisateur en se servant de fichiers caches. Grâce à une interface optimisée, il ne demande pas plus d’aptitudes que pour utiliser Netflix ou CanalPlay.

On peut choisir ses sous-titres, leur taille, noter les contenus indiquer ceux que l’on a déjà vu. Vous l’aurez compris, c’est un formidable couteau suisse du septième art. Pour porter un dernier coup à l’offre légal, Popcorn Time s’est également fendu de différentes versions : Android, Mac, Windows et iOS (en bidouillant un peu). Enfin, avec la récente fermeture de Pirate Bay, il devrait profiter d’un flux d’internautes encore plus important et donc d’un meilleur partage.

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LEGO

2014, c’est aussi l’année de Lego. Les petites briques danoises se sont payé leur première apparition au cinéma. La Grande Aventure Lego est un véritable carton et aussi un très bon film. En a découlé tout un tas de produits dérivés, mais surtout des boîtes de jeu.

Lego n’a pas manqué également de surfer sur d’autres succès comme Les Gardiens de la Galaxie qui ont droit eux aussi à leurs effigies dans une nouvelle gamme. Toujours proche de l’univers geek, Lego s’est aussi autorisé un kit Ecto-1, la voiture de SOS Fantôme, et une Batmobile de plus de 1800 pièces. La gamme Fusion vient achever le renouveau de Lego avec une jouabilité double entre les pièces physiques et une application mobile. Pour achever l’année en beauté, un sapin en Lego de 10 mètres a été érigé en Australie.

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L’iPhone 6

10 millions d’unités vendues lors de son premier week-end d’exploitation. Voilà le premier chiffre de l’iPhone 6. Un véritable raz-de-marée pour le nouveau smartphone d’Apple. Comparées à l’an dernier et la génération 5S/5C, les deux versions de l’iPhone 6 font 1 million de plus et bousculent donc le record. Que l’on aime ou non ce smarpthone, il faut avouer qu’il fait figure de rouleau compresseur année après année.

Avec l’iPhone 6, Apple a cédé aux cris du marché et donc aux grandes diagonales avec des smartphones de 4,7 et 5,5 pouces. Un joli retournement de veste puisqu’à l’époque de l’iPhone 5, Apple vantait dans une publicité que son téléphone pouvait tenir dans une seule main sans que son utilisateur ne paraisse ridicule. Deux ans plus tard, il est impossible de tenir un iPhone 6 Plus d’une seule main.

Enfin, on peut noter également un changement de design bienvenu. Exit les bords tranchants et place à un peu plus de rondeur. Au final, on revient aux fondamentaux et aux courbes de l’iPhone Edge.

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La 4G

La nouvelle génération de réseau mobile, la 4G, représente une évolution considérable du point de vue du confort de navigation. Si elle ne révolutionne pas les habitudes – l’Internet mobile n’a rien d’inédit – elle accélère les débits de telle sorte qu’une connexion domestique, à moins d’être fibre, peut s’avérer plus lente ! Mais plus que la vitesse des débits mobiles, c’est celle à laquelle le déploiement a été assuré qui constitue une véritable surprise.

Deux opérateurs en particulier se sont appliqué à apporter rapidement à leurs clients la technologie : Bouygues Telecom et Orange. Mais chacun d’entre eux a adopté une stratégie différente. Le premier a joué sur les fréquences, en se voyant accorder par les autorités de régulation la possibilité d’émettre de la 4G sur les 1 800 MHz. En quelques mois, plus de 60 % de la population ont eu accès au réseau mobile depuis des téléphones compatibles.

Orange est quant à lui passé par des investissements plus conventionnels, installant de nouvelles antennes et mettant à jour les équipements déjà existants. Les deux stratégies se sont avérées payantes puisque chacun d’entre eux revendique plus de 70 % de la population couverte. Bien que dans la course également, SFR et Free Mobile restent en retrait en terme de couverture. Et comme si cela ne suffisait pas, une mise à jour de la 4G, la 4G+ (qui consiste à conglomérer deux signaux à l’aide de deux antennes sur le terminal) est actuellement en court de déploiement.

Lire : La 4G+ arrive en France. C’est plus rapide ? Plus cher ? Compatible avec mon téléphone ?

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L’arrivée des jeux Wii U

Alors que la Wii U de Nintendo a déjà plus de deux ans, c’est cette année que la console a véritablement pris son envol, notamment grâce à un catalogue qui s’est considérablement étoffé.

C’est un paradoxe. Alors que 2014 devait être l’année de la Xbox One et de la PlayStation 4, s’il y a un constructeur qui a pu tirer son épingle du jeu, c’est Nintendo, dont la Wii U est pourtant sortie en novembre 2012.

Jusqu’à présent, la console de salon du constructeur japonais était plus un fardeau qu’autre chose, plombant les résultats financiers de la firme. Cette année, Nintendo a enfin comblé son manque le plus important : des jeux poussant à eux seuls à l’achat de la console. Comme souvent, c’est les jeux du constructeur, exclusifs à la console, qui ont su se faire remarquer. Mario Kart 8 et le dernier Super Smash Bros font ainsi partie des meilleurs épisodes de leurs licences respectives. Pour un public plus adulte, Nintendo a réussi à convaincre Platinum Games de développer Bayonetta 2 en exclusivité sur sa Wii U.

Un succès qui pourrait bien croître encore l’an prochain avec trois exclusivités d’ores et déjà prévues pour la Wii U : un nouveau Zelda, un nouveau Starfoxet une nouvelle licence, Splatoon. En attendant, les exclusivités Xbox One et PS4 se font de moins en moins exclusives et débarquent de plus en plus, après leur sortie sur console, également sur PC.

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2048

L’une des sensations sur smartphone cette année fut sans conteste le jeu de réflexion2048. Basé sur le jeu payant Threes dont il reprend des éléments de gameplay, le puzzle de Gabriele Cirulli est disponible quant à lui gratuitement.

Le jeu vous propose une grille de 16 cases dans laquelle les nombres 2 et 4 apparaissent aléatoirement. Le but est alors de déplacer l’ensemble des nombres de la grille pour faire fusionner deux cases avec une valeur identique (par exemple, deux 4), pour créer une nouvelle case (par exemple, 8). L’objectif initial est d’arriver à créer la case 2048 en faisant fusionner deux cases 1024, elles-mêmes conçues à partir de deux cases 512, etc. Néanmoins, même après la case de 2048, il est possible de continuer sa partie et d’arriver, pourquoi pas, aux cases 4096, 8192 ou, pour les plus persévérants, 16384.

D’abord conçu en HTML5 sous forme de jeu pour navigateur Internet, le jeu a rapidement été porté en applications mobiles, grâce à sa jouabilité simpliste et surtout au code source, totalement ouvert. Outre la version officielle de Gabriele Cirulli, on compte ainsi près d’une centaine de versions sur le Play Store d’Android, de même que sur l’App Store sur iPhone.

Plus de neuf mois après sa mise en ligne, le jeu continue à être massivement joué, notamment sur mobiles. Ne serait-ce que sur Android, toutes versions confondues, le jeu a été téléchargé plus de 20 millions de fois.

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Netflix

Après plusieurs années de rumeurs et de bruits de couloir incessants, c’est enfin arrivé cette année : l’américain Netflix est enfin disponible en France.

Netflix, c’est avant tout un service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD). Contre un forfait mensuel allant de 8 à 12 euros par mois, avec un premier mois offert, le service vous offre un accès illimité à l’intégralité de son catalogue de films, de séries, de documentaires ou d’émissions de télévision.

Pour certains consommateurs français, qui avaient déjà l’habitude d’accéder à Netflix par un serveur proxy, la déception fut grande, notamment avec de nombreuses séries, y compris House of Cards, qui n’étaient pas disponibles, et l’absence du catalogue des films de moins de trois ans. Pourtant, cette arrivée a considérablement remué le marché de la SVOD, à commencer par le concurrent principal de Netflix : Canalplay Infinity. Désormais, le secteur de la SVOD compte désormais cinq acteurs essentiels : Netflix, Canalplay Infinity, FilmoTV, Mubi et Jook.

Avec sa simplicité d’utilisation et un algorithme de recommandation qui fait bien des envieux, notamment du côté de Canal, Netflix a su faire parler de lui en France. Au point que le Ministère de la Culture envisage désormais de réformer la chronologie des médias. Actuellement, il n’est en effet possible de proposer un film en SVOD qu’à partir de trois ans après sa sortie en salle. Un délai qui pourrait éventuellement passer à deux ans seulement.

Au moment de son lancement en France en septembre, on estime que Netflix a su convaincre près de 100 000 nouveaux abonnés, selon les chiffres de Digital TV Research.

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Flappy Bird

Certains succès sont difficiles à gérer et le jeu Flappy Bird en est un parfait exemple. Sans réelle explication logique, ce titre disponible sous Android et iOS a connu un engouement soudain et massif.

Preuve que les idées les plus simples sont souvent les meilleurs, Flappy Bird repose sur un système de jeu à un seul contrôle. Lorsque l’on touche l’écran, un oiseau bat des ailes afin de prendre de l’altitude. Le but est alors de le faire évoluer dans un mode pixélisé semé d’embuche en forme de tuyaux tout droit sorti d’un épisode de Mario.

Malgré une difficulté qui pourrait sembler rebutante, les millions de téléchargements s’enchainent, rapportant à son jeune créateur, Dong Nguyen, plus de 50 000 dollars par mois à l’aide des seules publicités intégrées. À cela se sont ajoutés des soupçons de plagiat et un intérêt médiatique pour le développeur vietnamien, qui l’ont poussé à retirer l’application des boutiques en ligne.

Après plusieurs mois de silence radio, le jeu est finalement revenu à la fin de l’été, enrichi d’un mode multijoueur censé relancer l’intérêt du titre. Des petits fantômes ont même été intégrés, afin de diversifier la progression.

Lire : Flappy Bird est de retour en multijoueur

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Android Lollipop

Depuis la sortie d’Ice Cream Sandwich en 2011, Android n’avait connu aucune innovation majeure de son interface utilisateur et de son design. En 2014, Google a sorti la nouvelle interface de référence de ses produits, « Material Design », avec Android 5.0 Lollipop.

Ça faisait trois ans qu’Android stagnait d’un point de vue du design. Le système d’exploitation de Google, qui équipe désormais plus de 80 % des smartphones sans le monde, avait beau voir une nouvelle version arriver chaque année, l’interface restait la même. Avec Android Lollipop, dévoilé en juin dernier durant la conférence Google IO, Google compte remettre à plat tout son système d’exploitation, mais également ses services Web, unifiés sous le nom de code « Material Design ».

Android Lollipop s’annonce ainsi plus clair, plus lumineux que les anciennes versions de l’OS, à l’image du menu paramètres dans lequel il est désormais possible de trouver une fonction grâce à une barre de recherche intégrée, le tout sur un fond blanc. Les animations et les transitions prennent aussi une belle part dans cette interface, le tout censé ressembler à des éléments réels comme des feuilles de papier, des assemblages et découpages.

Cette version 5.0 d’Android propose aussi quelques fonctionnalités dans le cœur du système. Elle intègre ainsi un système d’exécution des applications plus rapide, la gestion des processeurs 64 bits et une meilleure autonomie. Enfin, Android Lollipop gère désormais d’autres types d’appareils et peut également être intégré à des téléviseurs ou des automobiles connectés.

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Le « quantified self »

Le « quantified self », c’est-à-dire la mesure de soi, n’est pas vraiment une nouveauté de l’année 2014. C’est pourtant cette année que le concept a pris son envol et a touché au-delà des seuls bracelets connectés.

Brosses à dent, cigarettes électroniques, montres et même polos, de plus en plus d’objets peuvent désormais être connectés pour vous donner des informations sur votre vie quotidienne. Ces objets sont le plus souvent connectés à votre smartphone qui se renforce ainsi en tant que centre névralgique de vos activités, qu’elles soient en ligne ou physiques.

Même les plus gros acteurs de la téléphonie mobile s’y sont mis à leur tour. Si Samsung a présenté son Gear Fit, Sony a répliqué avec son Smartband et Huawei a fait de même avec le TalkBand. Pour les constructeurs, ce marché prometteur est surtout une manière de proposer l’équivalent de leurs montres connectées en entrée de gamme. Des montres connectées qui intègrent elles aussi de plus en plus souvent des capteurs d’activité comme un podomètre, un GPS, un capteur de rythme cardiaque ou un altimètre.

Enfin, les deux géants des systèmes d’exploitation mobiles, Apple et Google, se sont eux aussi lancés dans ce secteur. Le premier a présenté son application Santé, lancée avec iOS 8. Celle-ci permet de centraliser toutes les données recueillies par vos objets connectés et vos applications. Elle fonctionne également avec le podomètre intégré directement à partir l’iPhone 5s. De son côté, Google va dans la même direction avec son application Fit pour Android.

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Le sans fautes de Blizzard

Quelle année pour Blizzard ! L’éditeur de jeux-vidéos n’a pas cessé de faire l’actualité au cours des derniers mois. Depuis l’arrivée d’une nouvelle extension pour Diablo 3 (Reaper of Souls) au printemps, en passant par la première campagne pour Hearthstone, son jeu de cartes, cet été et jusqu’à une nouvelle extension pour World Of Warcraft à l’automne.

Blizzard, ce ne sont pas que des jeux à succès, c’est aussi un grand nombre de joueurs. Jusqu’à présent c’est WoW qui se chargeait d’établir les records. Mais en 2014, Hearthstone a fait mieux avec 20 millions de joueurs. Ce chiffre déjà immense devrait encore s’accroitre avec l’arrivée en cette fin d’année de la version Android du jeu de cartes.

Enfin s’il fallait un point d’orgue à cette année Blizzard, il a sans doute eu lieu lors de la Blizzcon, la conférence annuelle de l’éditeur. C’est là que Blizzard a choisi d’annoncer sa nouvelle licence, Overwatch, son premier FPS.

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Les Gardiens de la Galaxie

Cette année Marvel avait décidé de sortir des sentiers battus et de miser sur une nouvelle franchise. Aux très bien rodés Spiderman et X-Men succédaient donc les nettement moins célèbres « Gardiens de la galaxie ».

Pas simple comme une mission, surtout pour une bande de bras-cassés caractériels en guise de super-héros. Surtout, avant la sortie du film en août, Groot (l’arbre qui parle), Rocket Raccoon (le raton laveur qui parle aussi, mais de manière plus vulgaire), Gamora (la chasseuse à la peau verte), Drax (le mastodonte) et Star-Lord (l’escroc de première) étaient inconnus au bataillon pour le public français.

Au final, en plus d’être une excellente adaptation, « Les Gardiens de la Galaxie » est sans doute l’un des meilleurs films de super-héros. Ses dialogues, son action, son univers décalé et même sa bande son en font une référence qui ne sera pas facile à détrôner. A moins que la suite de ce premier opus, « Les Gardiens de la Galaxie 2 », prévu pour le 28 juillet 2017 ne mette la barre encore plus haut.

Relisez notre Geek critique des « Gardiens de la Galaxie »

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Snapchat

Le logiciel Snapchat, qui consiste à envoyer des photos à ses amis qui disparaissent au bout d’un certain de secondes, jouit d’un véritable succès qui ne souffre pas du passage des années. Depuis 2011, sa base d’utilisateur ne fait que grimper en dépit des quelques difficultés éprouvées par le service pour maintenant la confidentialité, notamment suite à une attaque menée fin 2013.

Cette année n’aura pas été de tout repos non plus, avec un nouveau scandale lié cette fois à la diffusion de nombreuses photos capturées par l’application. Il s’est finalement avéré que la responsabilité de la faille incombait à un programme modifiant le comportement, afin par exemple de conserver les clichés.

Tout cela n’a pas empêché Snapchat de recevoir des propositions de rachat ces dernières années, s’élevant à 3 milliards du côté de Facebook, voire même de 4 milliards par Google. Le fondateur refuse toujours de vendre, mais travaille sur de nombreuses pistes afin de faire évoluer son application.

Malheureusement, les projets de la jeune startup ont été dévoilés au grand jour, un dommage collatéral suite au piratage massif de Sony Picture. Ainsi, les rachats de firmes entrepris par Snapchat ou les rapprochements avec d’autres acteurs majeurs de l’industrie sont désormais connus de tous, obligeant ses dirigeant à reconsidérer leurs plans.

Lire : Snapchat : 4,6 millions de comptes piratés

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Le OnePlus One cartonne

Il est bien connu que les objets les plus rares et les plus difficiles à obtenir sont également les plus convoités. C’est avec cette formule que le OnePlus One, mystérieux téléphone venu de Chine, a créé son succès. Pour se procurer ce téléphone sous Android, il n’existe officiellement qu’un seul et unique moyen : en faire l’acquisition directement sur le site du constructeur, et uniquement aux dates et heures décidées par ce dernier. En surface, il semble que OnePlus se prive d’un nombre substantiel de ventes avec cette méthode, mais en réalité, le succès a été fulgurant : le smartphone s’arrache, et chaque nouvelle session de vente sur le site voit affluer de nombreux intéressés, au point que les serveurs sont souvent surchargés. S’il reste donc une rareté de par son mode de vente très particulier, le OnePlus One est dans un certain sens un succès de 2014.

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Le Moto X

Motorola a semble-t-il terminé sa traversée du désert, ou plus exactement de l’atlantique. La marque a longtemps privilégié le marché américain, avec des terminaux qui n’arrivaient finalement que très rarement chez nous. De son ère sous le giron de Google, deux très bons produits lui ont permis de reprendre une belle place en terme d’image : le Moto X et le Moto G. Le premier profitait d’une personnalisation bienvenue, qui tranchait avec le reste de la production, le second offrait un tarif particulièrement attractif avec des fonctionnalités pourtant intéressantes.

Maintenant racheté par le géant chinois Lenovo, la marque a lancé un nouveau smartphone, successeur du Moto X : le Moto X. Aucun changement de nom, pour une philosophie qui demeure la même : pousser la carte de la personnalisation au maximum, un vent de fraicheur dans un monde de plus en plus uniformisé. Pour ne rien gâcher, il s’agit d’un très bon téléphone, aux performances de premier ordre et en bonus une petite singularité du côté du capteur photo, entouré d’un anneau faisant office de flash.

Lire : [Test] Moto X (2014) : le smartphone Android, en mieux

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L’Audi TT

Lors du salon CES de Las Vegas, organisé en janvier, les constructeurs automobiles ont fait une entrée en scène remarquée. Parmi ceux-là, l’allemand Audi a formulé quelques belles annonces, notamment l’arrivée d’un tableau de bord intégralement numérique, composé d’un seul écran visant à remplacer à la fois les compteurs traditionnels et l’affichage dédié à la navigation.

Une promesse tenue dans un temps finalement très court, puisque la nouvelle Audi TT, officiellement commercialisé depuis la rentrée, en est équipée. Cette voiture de sport au format très compact, qui se fait remarquer par un comportement routier aussi efficace que ses motorisations sont efficientes, plonge le pilote dans un environnement high-tech qui fleur bon le futur.

Derrière le volant, un immense écran de 12,3 pouces haute définition ne se contente pas renseigner la vitesse, mais peut également intégrer la carte de navigation ou le contrôle des contenus multimédias. La flexibilité est de mise quant à l’affichage des informations, avec la possibilité de réduire certains éléments ou d’en agrandir d’autres. Par contre, exit l’écran central : l’Audi TT joue la carte de l’égoïsme, au détriment du passager qui peut garder toutefois un œil sur le compteur nouvelle-génération de son pilote.

Lire : Audi TT : un cockpit virtuel au top de la high-tech

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La NSA nous surveille dans l’impunité

En 2013, Edward Snowden, un ancien agent de la NSA, a publié de nombreux documents confidentiels expliquant comment l’agence américaine était capable de surveiller n’importe quelle adresse mail ou téléphone portable dans le monde. Si l’indignation populaire s’est fait quelque peu entendre dans les premières semaines, l’agence n’a en revanche pas eu à être inquiétée bien longtemps. Depuis, elle a allègrement continué à surveiller sans vergogne autant de systèmes de communication que possible, au vu et su de tous, dans l’impunité et le mépris le plus total de la vie privée des concernés. Mieux : la révélation selon laquelle elle est capable d’espionner 70% des réseaux mobiles de la planète ne lui a même pas valu une remarque. Nous adressons donc nos félicitations à la NSA pour une année 2014 pleinement réussie, à saper la vie privée des gens sans jamais risquer la moindre sanction.

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Une salade de patates à 55 000 dollars

Zack Danger est un américain qui a réussi à remporter plus de 55 000 dollars sur Kickstarter avec… une salade de patates ! Le projet avait été au départ lancé comme une plaisanterie sur le site, puisqu’il demandait un total de 10 dollars pour acheter les ingrédients nécessaires à la fabrication de ladite salade. La blague semble avoir pris chez les internautes, qui ont tous donné leur petite pièce, portant le total à 55 492 dollars (environ 45 141 euros) au total. Belle réussite pour ce jeune américain, qui a par la suite utilisé les fonds récoltés pour organiser un festival au cours duquel il a convié ses généreux donateurs à venir goûter sa fameuse salade. Une autre partie de l’argent a notamment été donnée à une association locale oeuvrant pour les sans-abri.

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Le succès de la mission Rosetta

Ces dernières années, lorsqu’on parle de réussites spatiales, c’est surtout de la NASA dont il est question : l’agence américaine a envoyé un robot sur Mars, nous envoie régulièrement des photos de notre système solaire, et envisage même une mission habitée sur la Planète Rouge. Mais en 2014, l’Europe a frappé un grand coup : l’ESA (European Space Agency) est parvenue à atteindre la comète Tchouri (diminutif de Tchourioumov/Gerassimenko) avec sa sonde Rosetta, au terme d’une projet planifié depuis près de 10 ans. La mission a été un succès, qui a même été salué par les États-Unis. Seul couac : l’aterrisseur Philae, qui s’est posé à la surface de la comète, a rebondi de manière imprévue, et se trouve désormais dans une zone difficilement explorable, mais la mission reste néanmoins un succès, puisque des études poussée ont déjà pu être menées sur la comète.