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Bon Jovi : Steve Jobs a tué l’industrie de la musique

Image 1 : Bon Jovi : Steve Jobs a tué l'industrie de la musique

Jon Bon Jovi , leader du groupe de Rock du même nom qui a connu son heure de gloire dans les années 80, a lancé un pavé dans la marre dans son entretien avec le Sunday Times Magazine en expliquant que Steve Jobs est « personnellement responsable d’avoir tué l’industrie de la musique ».

D’après lui, « les enfants d’aujourd’hui ont manqué toute l’expérience qui consiste à mettre des écouteurs, monter le son à fond, tenir la jaquette, fermer les yeux et se perdre dans un album. La beauté de prendre son argent de poche et de faire un choix fondé uniquement sur la jaquette sans avoir écouté l’album, simplement regarder quelques photos et l’imaginer ». On peut pourtant se demander si les jeunes de maintenant doivent réellement être nostalgiques du temps où acheter un disque était prendre le risque de n’avoir au bout du compte qu’un seul morceau intéressant ?

Jon Bon Jovi a oublié Napster

La numérisation de la musique a commencé bien avant iTunes. Le partage illégal sur Napster et les différents réseaux P2P connaissaient déjà un vif succès lorsqu’iTunes a été lancé. Le magasin en ligne de Steve Jobs n’a fait qu’offrir une alternative légale et viable à un nouveau mode de consommation qui était déjà établi et qui ne montrait aucun signe de faiblesse.

Ce discours nostalgique passe sous silence le comportement des majors régnant d’une main de fer et faisant la promotion des grands noms au détriment des petits artistes indépendants totalement éclipsés. Si le système mis en place par Steve Jobs est loin d’être exempt de défaut, il a le mérite d’offrir une visibilité sans précédent à des petits noms qui n’auraient jamais connu le succès sans cette nouvelle plateforme.

Il faudrait maintenant plus de concurrence, des formats d’encodage de qualité et plus de portabilité, pour poursuivre le mouvement de numérisation que connaît le monde de la musique. Cela demandera l’ascension de concurrents plus sérieux face à iTunes qui restent pour l’instant le maître incontesté de la vente de musique en ligne en termes de parts de marché.