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Cartes bancaires : laquelle choisir ? [Publi-édito]

Au détriment des chéquiers et des espèces, la carte bancaire est devenue au fil des années le moyen de paiement le plus sûr, le plus pratique et le plus utilisé. Le terme de carte bancaire est cependant un terme générique qui cache une grande diversité de formules. Petit tour d’horizon …

La carte de retrait

C’est la forme la plus simple de carte bancaire puisqu’elle permet uniquement d’effectuer des retraits dans les distributeurs automatiques de banque (DAB). Certaines ne fonctionnent qu’avec les distributeurs de la banque qui les a délivrées, alors que d’autres permettent des retraits dans les DAB d’autres réseaux. Elle permet d’effectuer des retraits sur un compte courant, mais également, dans certains cas, sur un Livret A, un Livret de Développement Durable (LDD), un Livret d’épargne populaire (LEP) ou un Livret jeune. La cotisation pour ce type de carte est le plus souvent gratuite et elle s’adresse également aux mineurs à partir de 12 ans.

La carte bancaire à débit immédiat

Cette catégorie de carte bancaire, la plus répandue, permet d’effectuer des retraits dans des distributeurs automatiques de banque, mais aussi de payer ses achats de biens ou de services chez des commerçants, auprès d’entreprises ou de services publics, sur internet… dès lors qu’ils acceptent ce moyen de paiement. Après chaque achat, le montant est débité du compte sous 24 à 48 heures. Elles ont l’avantage de permettre un suivi très précis, au jour le jour, de l’état de ses finances. Attention, elles permettent à son possesseur de dépenser davantage d’argent qu’il n’en a sur son compte et générer ainsi un découvert bancaire ou même un dépassement de son découvert autorisé. Ces cartes peuvent être à usage national uniquement ou international.    

La carte bancaire débit immédiat et autorisation systématique

Cette déclinaison de la carte bancaire à débit immédiat fonctionne de la même manière et offre les mêmes services (retraits DAB, achats en magasins, sur internet, etc.). Sa principale différence est que lors de chaque utilisation, le terminal de paiement effectue une demande de validation auprès de la banque afin de s’assurer que les fonds sont bien disponibles sur le compte associé. Elle permet une gestion très stricte de ses finances, sans risque de découvert ou de dépassement de découvert autorisé.

La carte de crédit

Auparavant appelées « cartes à débit différé », ces cartes de crédit portent bien leur nom puisqu’elles permettent d’effectuer des achats sans que les sommes engagées ne soient nécessairement disponibles sur le compte lors des achats. Ces derniers n’étant pas débités immédiatement sur le compte. Le total des achats effectué avec ce type de carte bancaire est prélevé sur celui-ci une fois par mois, la banque faisant par conséquent une avance, ou un crédit, à l’utilisateur. En revanche, les retraits d’espèces dans les distributeurs automatiques de banque s’opèrent de la même manière que pour les autres types de cartes bancaires. Une provision suffisante doit être disponible sur le compte courant dans la limite du solde créditeur ou celui d’un éventuel découvert autorisé.

La carte bancaire «Premium»
Une carte bancaire Premium est une carte de crédit haut de gamme, car elle est enrichie de certains avantages et services. Elles autorisent des capacités de retraits et de paiements plus élevées (illimités dans certains cas), sont assorties d’assurances diverses et variées (vol de bagages, annulation de voyage, assistance médicale, etc.), d’un service de conciergerie pour les plus prestigieuses ou des réductions sur les locations de voitures, pour n’en citer que quelques exemples. En contrepartie, le prix de la cotisation annuelle est plus élevé et les conditions de délivrance en général plus restrictives.

La carte bancaire virtuelle 
Une carte bancaire virtuelle est, comme son nom l’indique, totalement dématérialisée. Elle est en général utilisée pour effectuer des achats sur internet et peut être à usage unique (une nouvelle « carte » est générée lors de chaque transaction) ou à usage récurrent (un même numéro de carte et un code sont utilisés à chaque fois). Dans les deux cas, il est nécessaire au préalable de s’inscrire sur le site web d’un opérateur proposant ce type de service puis d’alimenter le compte par virement ou carte bancaire. Une commission, plus ou moins élevée, est prélevée pour chaque transaction.  

Le paiement sans contact

En 2017 a été franchie la barre symbolique du milliard de transactions par paiement sans contact à l’aide d’une carte bancaire.  Aujourd’hui, la quasi-totalité de celles détenues par les Français dispose de cette fonctionnalité, mais les plafonds varient en fonction de la date d’émission de la carte. Pour celles d’avant octobre 2017, le plafond est de 20 euros alors que celles qui ont été délivrées par la suite bénéficient d’un plafond de 30 euros. Notons enfin que tout possesseur d’une carte bancaire sans contact peut très bien, s’il le désire, demander que cette fonction soit désactivée.