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Casque VR : quel casque de réalité virtuelle choisir ?

1 : Casques VR : début d'une révolution 2 : Quelle différence entre réalité virtuelle et réalité augmentée ? 3 : A quoi sert la VR ? 4 : Quel matériel faut-il ? 5 : Photo et vidéo à 360°, ça vaut quoi ? 6 : Quelle immersion attendre de la VR ? 8 : A quels jeux vidéo a-t-on droit ? 9 : Combien ça coûte ?

Maux de tête, nausée, est-ce que la VR rend malade ?

« Les gens apprécient la démo, ils rentrent chez eux avec le casque, et en l’utilisant, ils se mettent à vomir. » Voilà ce que redoutait John Carmack, directeur technique d’Oculus, début 2015. Car les casques de réalité virtuelle ont la fâcheuse tendance de mettre mal à l’aise leurs utilisateurs. Migraines, vomissements, on est proche du mal de mer.

Première raison à cela, la latence, soit le temps que met l’image à se déplacer lorsqu’on bouge la tête. Le but est de tromper le corps en lui donnant les mêmes référentiels que le réel. Ce temps de réponse doit donc être réduit au minimum. Pionnier, Oculus a été le premier à s’en occuper et à réduire celui de son Rift à moins de 20 millisecondes. Samsung et HTC lui ont emboîté le pas. En revanche, en ce qui concerne les dérivés du Google Cardboard, tout dépend du smartphone utilisé et surtout s’il est suffisamment puissant pour afficher une image avec aussi peu de latence. À ce titre, l’application affichée joue aussi son rôle. C’est elle qui détermine la charge des processeurs.

Image 1 : Casque VR : quel casque de réalité virtuelle choisir ?Google CardboardL’autre cause de la cinétose, ou mal de mer de la VR, est la perte des repères spatiaux. Dans le cas d’une expérience à 360°, mais fixe, le porteur du casque de VR ne devrait pas être trop bousculé si la fluidité de l’image est aussi au rendez-vous. En revanche, et c’est indépendant de toute technique, s’il se déplace virtuellement alors qu’il est physiquement assis ou immobile, il va créer une fissure entre sa perception et son oreille interne, de la même manière que se produit le mal de mer : les yeux voient un univers fixe alors que tout bouge.

De la même manière que pour guérir du mal de mer, la méthode la plus efficace est encore de fixer une « ligne d’horizon », ou plutôt un nez virtuel en l’occurrence, comme l’ont démontré des chercheurs de l’université de Purdue. Bien que ce ne soit pas une solution à long terme, cet artifice permet de repousser la nausée à plus tard. À noter que ce nez peut aussi être un élément du décor qui reste fixe, comme un tableau de bord de voiture dans un jeu de course ou encore le casque de Matt Damon dans la vidéo en réalité virtuelle adaptée du film Seul sur Mars.

Image 2 : Casque VR : quel casque de réalité virtuelle choisir ?Le nez virtuelIl est encore possible d’aller plus loin et d’annihiler l’erreur à la racine, directement dans le cerveau humain. C’est le projet mené par la Mayo    Clinic, aux États-Unis. Il se base sur un algorithme maison et trois électrodes placées sur la tête de la personne plongée dans un monde en réalité virtuelle. Des impulsions sont envoyées directement au cerveau afin de lui faire croire que la synchronisation entre la perception et l’oreille interne est correcte. Selon les chercheurs, des stimulations d’un dixième de seconde suffisent à éradiquer la cinétose. La Mayo Clinic s’est rapprochée de vMocion, une entreprise californienne, afin de développer un produit commercial à partir de ses recherches. Elles pourraient plus vraisemblablement être intégrées dans la prochaine génération de casques de réalité virtuelle.

Démonstration du procédé de la Mayo Clinic

Sommaire :

  1. Casques VR : début d'une révolution
  2. Quelle différence entre réalité virtuelle et réalité augmentée ?
  3. A quoi sert la VR ?
  4. Quel matériel faut-il ?
  5. Photo et vidéo à 360°, ça vaut quoi ?
  6. Quelle immersion attendre de la VR ?
  7. Maux de tête, nausée, est-ce que la VR rend malade ?
  8. A quels jeux vidéo a-t-on droit ?
  9. Combien ça coûte ?