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CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

Image 1 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

L’effet waou : The Wall de Samsung

C’était assurément l’une des attractions majeures dans cette édition du CES. Samsung a relancé la guerre de la taille d’écran avec un produit stratosphérique : the Wall (le mur). D’une diagonale de 146 pouces (365 cm), celui-ci est tout simplement impressionnant.

Comment le coréen a réussi cette prouesse alors que son grand rival LG ne s’est arrêté « qu’à 88 pouces » ? En changeant sa technologie d’affichage. The Wall utilise des Micro-Led, qui lui permettent de se passer de rétroéclairage. En effet, sur cet écran il y a autant de miro-leds que de pixels, chacun de ces derniers étant autoémissif.

Concrètement, les possibilités sont infinies puisque la diagonale n’est plus limitée que par le nombre de ces micro-leds. On pourrait donc potentiellement créer des écrans sur mesure. En revanche, outre le prix, un souci persiste : même en Ultra HD, avec cette taille d’écran les pixels sont visibles à l’œil nu lorsqu’on se rapproche. Seule solution : passer en 8K et la bonne nouvelle c’est que Samsung confirme, en coulisses, y travailler. 

Image 2 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

Le flop du CES : la conférence de presse de LG

L’année commence à peine et LG va avoir bien du mal à faire oublier le malaise généré par sa conférence de rentrée. Placée sous le signe de l’intelligence artificielle elle restera surtout dans les mémoires par ses ratés et son sexisme ambiant.

Censée mettre en avant sa plateforme ThinQ et présenter une maison connectée dans laquelle tous les appareils seraient reliés entre eux elle s’est soldée par un flop sur tous les points. Sur la forme d’abord puisqu’à trois reprises, le petit robot CLOi n’a pas répondu aux commandes vocales de son interlocuteur. Ou comment prétendre faire la démonstration du futur lorsqu’on est incapable de maîtriser une technologie dans le présent.

Sur le fond, encore plus, puisque la démonstration de LG avait les relents sexistes d’une réclame d’électroménager des années 1960. Si à cette époque il était judicieux de présenter la femme au foyer au service de « Monsieur », c’est nettement moins vrai en 2018. Or tout dans la conférence de presse du Coréen évoquait ce schéma. Si ThinQ remplit le frigo ou passe l’aspirateur, c’est pour soulager Madame. Mais pas de panique pour autant : si le robot remplace « bobonne », il n’en oublie pas de garder une voix et un prénom tout ce qu’il y a de plus féminin. 

Image 3 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

L’arnaque : le faux retour de la/du Game Boy

Que ce soit au masculin comme au féminin, plusieurs sites ont annoncé le retour de la plus culte des consoles portable de Nintendo : la/le Game Boy. En effet lors du CES, l’américain Hyperlink a réussi à faire croire qu’il avait ressuscité la console qui a vu naitre Tetris. 

Bien évidemment cette annonce s’est faite sans l’accord de Nintendo et donc sans licence. Comme plusieurs autres consoles rétro elle est faite d’un Raspberry Pi couplé à un logiciel d’émulation (à la portée du moindre bidouilleur de PC) et se distingue simplement grâce à sa coque qui copie, il est vrai, à la perfection le design de la célèbre console des années 1990.

Joli coup pour Hyperlink, certes, mais il y a fort à parier que les avocats de Nintendo sont déjà à pied d’œuvre pour bloquer sa sortie, car la firme n’a pas l’habitude de plaisanter avec les contrefaçons

>>> Lire : Consoles rétro, ça vaut le coup ? laquelle choisir ?

Image 4 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

Le plus cool : le camion pizza autonome

C’est l’opération marketing la plus réussie de ce CES. Toyota et Pizza Hut ont annoncé le fruit de leur partenariat : e-Palette. Derrière ce nom pas très vendeur se cache un concept assez drôle de camion pizza autonome. Sa mission : livrer chez ses clients des pizzas toutes chaudes, le tout sans recourir à un chauffeur.

Sans chauffeur mais sans pizzaiolo non plus puisque la robotique intégrée d’e-Palette lui permet de préparer votre 4 fromages ou votre calzone en route.

Derrière ce concept car plutôt fun se cache un produit susceptible d’intéresser de nombreuses entreprises et pas simplement pour y faire cuire des pizzas. Amazon et Uber se seraient montrées emballées par le projet qui devrait se concrétiser pour les JO de Tokyo en 2020. 

Image 5 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

Le coup de gueule : la french tech des régions

Qu’elle est belle notre technologie française ! Deuxième nation la plus représentée au nombre des entreprises qui exposent au CES, la France, derrière le label French Tech, a pris l’habitude de beaucoup faire parler d’elle ces dernières années.
Pour quel bilan ? Et pour quoi faire ? 
Sans parler du nombre très faible de projets ayant abouti après leur exposition lors de salon américain il convient également de s’intéresser à ce qu’est en train de devenir la vague française de Las Vegas. Cette année tout particulièrement, celle-ci a pris des accents régionaux. C’était à quelle région emmènerait le plus de starts up dans le Nevada. Même dans leur emplacement sur le salon les entreprises françaises étaient regroupées selon leur région d’origine, plutôt que sous un pavillon tricolore.

Enfin, au vu du nombre de présidents de régions qui ont fait le déplacement au CES et compte tenue de la taille de leurs délégations (plus de 100 personnes pour l’une d’entre elles) il faudra certainement se poser la question de l’intérêt et de la légitimité d’un tel remue-ménage. Ne serait-ce que parce qu’il s’agit d’argent public.

Image 6 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

Le come back : Aibo

La nouvelle était attendue depuis novembre : Aibo, le chien robot de Sony qui avait vu le jour en 1999 devait faire son retour en 2018. La firme japonaise n’a pas trainé pouisque la première promenade officielle d’Aibo a eu lieu au CES.  

Après une vie relativement courte (fin de production en 2016) et malgré un succès assez important (15 millions d’exemplaires vendus) Aibo avait disparu des catalogues de Sony, la robotique n’étant plus vraiment dans l’actualité du constructeur. 2018 signe donc son come-back. Un petit espace lui était réservé sur le stand de Sony, s’il n’était pas possible de jouer directement avec Aibo, son observation était en revanche possible. Une chose est sûre : le petit chien robotique est en forme et devrait beaucoup faire parler de lui cette année. 

Image 7 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

Le fantôme du CES : l’écran enroulable de LG

Tout le monde en a parlé mais combien l’ont-ils vraiment vu ? A quelques heures du début du CES, LG a dévoilé des images d’un écran qui avait la capacité assez bluffante de s’enrouler dans sa base à la manière d’un volet roulant. Dès lors tous les observateurs s’attendaient à retrouver le fameux écran enroulable en bonne place que le stand du fabricant coréen. Que nenni, des écrans il y en avait partout, y compris un superbe OLED de 88 pouces, mais aucun qui ne sache s’enrouler.

Et pour cause, LG réservait la découverte de son précieux modèle à quelques journalistes américains seulement. Pour les autres, rendez-vous l’année prochaine…

>>> CES 2018 : LG présenterait un écran OLED 4K enroulable

Image 8 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

Razer Linda : le projet le plus ambitieux (casse-gueule)

Linda est un projet de PC portable propulsé par un smartphone. L’idée n’est pas révolutionnaire, mais Razer a pris la peine de la pousser à son paroxysme. En l’occurrence l’ordinateur portable propose une place pour que le smartphone vienne s’y encastrer. Dès lors il devient le moteur de ce duo. Le smartphone devient alors au choix, le trackpad ou un écran secondaire pour ce laptop de 13,3 pouces. Bien évidemment, l’aboutissement commercial du projet Linda est tout sauf une certitude mais dans les faits, la démonstration de Razer est une réussite et le concept dévoilé au CES a le mérite d’être fonctionnel. Ce qui ne suffit pas à lui garantir un avenir…

Image 9 : CES 2018 : les tops et les flops du salon high tech de Las Vegas

La voiture du salon : avec Byton, Tesla peut se faire du souci

Derrière un SUV au design assez classique se cache peut-être le concurrent le plus sérieux à Tesla. Byton, c’est le nom de ce concept car révélé à Las Vegas, est un condensé de technologie sur quatre roues. Symbole de sa technicité : un énorme écran d’1,25 cm de long sur 25 cm de haut qui parcourt tout le tableau de bord.

Mais ce n’est pas tout, Byton embarque bien évidemment des dizaines de capteurs et de caméras, un mode santé et divertissement pour ses passagers et bien sûr un assistant vocal intelligent, en l’occurrence celui d’Amazon, Alexa.

Bref, plus qu’une voiture, c’est un smartphone sur roues.