Accueil » Dossier » C’est pas de la high-tech, c’est de l’art !

C’est pas de la high-tech, c’est de l’art !

Image 1 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Câbles torrides

Cela ne saute pas aux yeux à première vue (après non plus d’ailleurs) mais cette œuvre est un autoportrait. Très suggestif et constitué de câbles informatiques et électriques recyclés, il a été bien évidement baptisé « Connected » par sa créatrice Kasey McMahon.

Image 2 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Disquettes en stock

A la vue de l’œuvre de Nick Gentry on se demande d’abord où et comment il a pu se procurer autant de ces supports de stockage usagés très clairement d’une autre époque… Point de toile, ni de bois ni de carton pour ces portraits qui sont créés sur un support fait de la juxtaposition de disquettes 3,5 pouces recyclées, et par conséquent toutes uniques, sur lesquels il peint les visages de personnages aux expressions étranges et, pour certaines, envoutantes. Une des clés se situant dans leur regard, dont l’œil est constitué de l’axe de rotation des disquettes.        

Image 3 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Pompes mécaniques

Passionné depuis son adolescence par le travail du métal et des objets métalliques, Gabriel Dishaw est un artiste plasticien qui récupère et transforme, en les détournant de leur usage originel, de vielles pièces d’ordinateurs, de machines à calculer ou de machines à écrire. Outre des sculptures figuratives, ses créations comptent une série toute entière dédiée aux chaussures et plus particulièrement des baskets inspirées de modèles Nike.  

Image 4 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Fauteil binaire

Il se nomme Benjamin Rollins Caldwell, il est américain et designer spécialisé dans le mobilier d’intérieur conçu à partir de matériaux détournés de leur usage initial. Sa collection comporte notamment un fauteuil fait à partir de touches de piano blanches et noires (Korobeiniki Chair) ou une table… en béton. Sa Binary Collection célèbre quant à elle l’informatique et l’électronique recyclée avec un ensemble de tables et de fauteuils créés à l’aide de composants récupérés : cartes mères, plateaux de disques durs, nappes IDE et autres cartes d’extension.         

Image 5 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Un cheval très connecté

Les visiteurs du Mobile World Congress 2012, qui s’est déroulé à Barcelone il y a quelques semaines, ont pu y admirer un œuvre d’art géante et très high-tech représentant Pegasus, le cheval ailé de la mythologie, recouvert d’environ 3 500 Smartphones. Cette sculpture a été commandée par le fabricant Huawei pour célébrer le lancement de son nouveau Smartphone Ascend D Quad.

Image 6 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Disques roulants

En récupérant au fil des ans des éléments et composants d’ordinateurs mis au rebut dans son entreprise, Predrag Savic a créé et constitué une collection de sculptures et d’objets ayant pour thèmes principaux les véhicules automobiles, les avions et les paquebots et même quelques créatures préhistoriques (T-Rex et Branchiosaurus). Certaines de ses créations sont encore proposées à la vente, de 80 à 150 euros environ.        

Image 7 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Manhattan recomposée

Franco Recchia est italien et se considère comme un « artiste métropolitain ». Son œuvre, constituée pour l’essentiel de pièces métalliques soudées, recèle une étonnante série de paysages urbains aux noms évocateurs : Manhattan, Central Park, Metropolis… exclusivement assemblés à partir de pièces et de composants récupérés dans de vieux ordinateurs.    

Image 8 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Encre lumineuse

Depuis de nombreuses années ont sait que les cartouches d’encre usagées pour imprimantes peuvent être recyclées en les réapprovisionnant. Mais pas seulement ! Les artistes-bricoleurs de Lowell & Louise ont eu l’idée de les réutiliser sous forme de luminaires (lustres, lampes de bureaux, etc.) spécial « nerd ». Ils étaient en vente sur leur boutique Etsy mais sont malheureusement tous partis comme des petits pains. En attendant qu’une éventuelle nouvelle série ne soit créée, à vous de jouer !         

Image 9 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Hommage à Léonard de Vinci

L’original de la Joconde est un des joyaux du Musée du Louvre. Cette « reproduction » de la célèbre Mona Lisa de Léonard de Vinci, constituée d’une multitude de composants de cartes mères, est quant à elle exposée dans le hall du siège de la société Asus à Taiwan. 

Image 10 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Mur du Son

Cette œuvre conceptuelle du sculpteur et performer français Benoît Maubrey fut exposée il y quelques mois à Angers à l’occasion du festival Accroche-cœur. Très logiquement nommée « Le mur du son », l’installation fait la part belle au recyclage tous azimuts puisqu’elle est constituée d’un véritable morceau du mur de Berlin pris en étau entre 1 000 enceintes acoustiques de formes et de tailles différentes. Le but n’était pas seulement visuel puisque l’ensemble des enceintes sont reliées à une ligne téléphonique et à un numéro spécial que n’importe qui pouvait appeler afin que sa voix soit diffusée simultanément aux autres.

Image 11 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Les boîtiers contre-attaquent

Il se nomme habituellement Sage Werbock mais devient The Great Nippulini dans le cadre de ses exhibitions ou performances (consistant principalement à soulever des poids accrochés à ses piercings). Mais il est par ailleurs sculpteur-forgeron et conçoit, entre autres, des sculptures représentant des robots à partir de pièces d’acier récupérées, comme par exemple ces AT-AT (les Imperial Walkers de Star Wars) à partir de vieux boîtiers d’ordinateurs.     

Image 12 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Tessons de CD

Sean Avery est australien, auteur et illustrateur de livres pour enfants mais aussi sculpteur à ses heures. En témoigne une étonnante série de sculptures, représentant principalement des animaux, faite à partir d’éclats, de tessons et de débris de CD soigneusement assemblés et collés sur une armature.

Image 13 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Des cartes au service des cartes

L’artiste britannique Susan Stockwell travaille, entre autres, depuis le début des années 2000 sur le thème des cartes géographiques avec des œuvres très originales représentant des pays ou des continents entiers. Parmi la multitude de matériaux utilisés, on remarquera en particulier toute une série de cartes faites à partir de composants informatiques recyclés et disposés selon leurs formes et leurs couleurs pour reproduire et représenter différents  reliefs et climats. A l’image de ce planisphère géant tout simplement baptisée « World ».

Image 14 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Débris de claviers

« Debris, Qwerty » est un ensemble d’œuvres grands formats, créées par Sarah Frost, ayant été exposées au printemps dernier par la galerie P.P.O.W de New-York.  Cet ensemble de tableaux-sculptures monochromes est constitué d’une mosaïque de milliers de touches de claviers d’ordinateurs récupérées par l’artiste et assemblées minutieusement afin d’obtenir un effet différent selon la distance et l’angle de vue.   

Image 15 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Recyclée jusqu’au bout des pattes

PCBMixed Mediaest une série d’œuvres de Steven Rodrig créée à partir de circuits imprimés et de composants informatiques recyclés. Au-delà de l’esthétique de ces œuvres, dont il appartient à chacun de se faire une idée, on notera l’éclectisme de ses sources d’inspirations : un cactus, des WC, des escarpins, un soutien-gorge… ou les araignées dont la « Data Spider V.2 ».          

Image 16 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Sportifs bioniques

Cette campagne de pub déclinée sous forme de posters par un directeur artistique brésilien, Murilo Melo, pour le compte de l’Academia Companhia Athletica, met en scène des sportifs en action constitués de différents composants recyclés, issus d’ordinateurs et de télévisions. Ou comment utiliser des déchets d’objets symboles du « no-life » au service de la santé et du bien-être. 

Image 17 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Mobile à bord

Enrique Conde, autre spécialiste de la récupération de vieux composants et périphériques informatiques, axe quant à lui son travail sur la reproduction de motos, de voitures et d’avions dont le résultat final est impressionnant (voir vidéo). Il expose sur son blog Kike Arts Recycling l’ensemble de son œuvre où des souris deviennent des réservoirs de Dragsters, des ventilateurs de boîtiers se transforment en hélices d’avions, des radiateurs passifs se muent en calandres de voitures anciennes, etc.          

Image 18 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Déchets en résine

Baptisée N+ew, abréviation de No More Electronic Waste (Non à plus de déchets électroniques), cette série de tabourets individuels en édition limitée de l’artiste chilien Rodrigo Alonso revisite le recyclage informatique en « emprisonnant » des claviers, des CD, des souris, des câbles et bien d’autre composants, dans une structure en fonte d’aluminium avant de figer l’ensemble dans de la résine époxy.

Image 19 : C'est pas de la high-tech, c'est de l'art !

Les CD s’asseyent

Partant du constat que le polycarbonate dont sont fait les CD et DVD pose un problème environnemental en terme de pollution, car difficile à recycler, l’artiste espagnole Belen Hermosa a travaillé sur le sujet et créé ce fauteuil baptisé « PANDA Chair » dont l’assise et le dossier sont constitués de 4 232 (très exactement) de ces supports de données.