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Chelsea Manning finalement graciée par Obama en fin de mandat

Image 1 : Chelsea Manning finalement graciée par Obama en fin de mandat

A trois jours de la fin de son mandat, le président américain Barack Obama a enfin accordé une remise de peine à la lanceuse d’alerte Chelsea Manning, qui sera libérée le 17 mai prochain.

Emprisonnée depuis août 2013, Chelsea Manning avait participé aux toutes premières révélations de Wikileaks en avril 2010. Le site de Julian Assange venait alors de publier des images d’un raid aérien ayant eu lieu à Bagdad en 2007. Alors connue sous le nom de Bradley Manning, l’ancienne analyste militaire américaine est jugée par un tribunal militaire et condamnée à 35 ans de prison.

Après plusieurs tentatives de suicide, une transition de genre difficile et de nombreux soutiens dans la société civile, avec notamment une pétition signée par plus de 100 000 personnes demandant sa libération, Barack Obama a finalement accepté son amnistie à trois jours de la fin de son mandat. Le président américain, à qui succèdera Donald Trump dès le 20 janvier, a en effet accordé sa grâce présidentielle et accepté la réduction de peine de prison de Chelsea Manning qui passera donc de 35 à sept ans. Afin de permettre à l’administration américaine de gérer les détails de la libération, Chelsea Manning ne sortira cependant du fort militaire de Leavenworth que le 17 mai prochain.

Une autre question se pose au sujet de l’avenir de Julian Assange. Le fondateur de Wikileaks a en effet affirmé le 12 janvier dernier qu’il accepterait une extradition vers les États-Unis en cas d’amnistie de Chelsea Manning. Maintenant que l’ancienne analyste a été libérée, le lanceur d’alerte a annoncé qu’il respectera sa parole. Cependant, selon l’avocate de Wikileaks, l’organisation ignore toujours si une demande d’extradition a été faite par les États-Unis auprès de la Grande-Bretagne, Londres refusant pour l’heure de répondre à cette question.

>>> Edward Snowden : neuf mois de révélations

Enfin, interrogé sur le cas d’un autre lanceur d’alerte, Edward Snowden, toujours en exil en Russie, la Maison-Blanche a affirmé que les deux cas n’étaient pas comparables : « M. Snowden a couru dans les mains d’un adversaire et a trouvé refuge dans un pays qui a très récemment travaillé à diminuer notre confiance dans la démocratie ». Il a également publié des documents « bien plus sérieux et plus dangereux » que ceux fournis par Chelsea Manning, a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest au New York Times. Une position qui n’a cependant pas empêché Edward Snowden de remercier Barack Obama pour la libération de Chelsea Manning.