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Condamnation pour Free

S’il est un domaine qui a connu en France une formidable explosion, pour le bonheur des entreprises et des consommateurs, c’est bien Internet.
C’est à partir de 2001 que l’on parle d’«explosion de la bulle Internet» qui a contribué à largement démocratiser la technologie de communication dans notre beau pays de fromage, mais aussi et surtout à donner plus d’importance aux opérateurs tiers, concurrents de France Télécom, qui devenaient alors de plus en plus grands face à l’opérateur historique.
S’en est alors suivi une concurrence acharnée avec d’un côté le monopole de France Télécom et de l’autre les opérateurs tiers obligés de louer les lignes à l’opérateur historique pour fournir leurs services aux abonnés.
Si cette situation semblait être la meilleure possible pour les consommateurs (baisse constante des prix, offres de plus en plus diversifiées et évolutives…), il se trouve qu’elle peut causer de nombreux problèmes au niveau des travaux sur une connexion, France Télécom et ses concurrents se voyant obligés de travailler ensemble.
Seulement, il se trouve que lorsque le client est l’UFC Que Choisir, l’affaire peut vite se retrouver en justice, et se voire réglée avec de gros chèques…

Free et France Télécom vont devoir se mettre d’accord

Vous aussi avez peut-être été victimes des célèbres déboires que font subir France Télécom et Free à leurs abonnés, dégroupés ou non.
Il se trouve que lorsque, pour une raison quelconque, votre connexion est perdue, les recours que vous avez sont très limités.
Si vous contactez Free, ceux-ci vous diront de prendre contact avec France Télécom pour régler le problème, et si vous contactez l’opérateur historique, il vous répondra que c’est la faute de Free.
Votre seule solution à ce moment-là : attendre que votre connexion revienne par l’opération du Saint-Esprit, et surtout continuer à payer pendant ce temps.
Mais l’UFC Que Choisir en a décidé autrement.
Au mois de septembre 2004, l’antenne dijonnaise de l’association a demandé à Free, son opérateur ADSL, le dégroupage total.
Novembre 2004, deux mois après, la ligne de l’association n’est toujours pas dégroupée, mais pire encore, elle ne fonctionne plus.
Cerise sur le gâteau, non seulement Free prélève toujours les 29,90 € de l’abonnement bien que la ligne ne fonctionne plus, mais France Télécom continue lui aussi de prélever ses 13 € pour son service.
L’UFC Que Choisir dépose ainsi un dossier chez le juge de proximité et parvient à se faire entendre (bien plus facilement qu’un simple particulier, soulignons-le).
L’association touche ainsi 695 € de dommages et intérêts, dont 46 € de remboursement de factures indûment prélevées et 240 € de remboursement de frais annexes (appels téléphoniques liés à la déconnexion…).
Le juge a effectivement statué que « Free n’est pas fondée à s’exonérer de sa responsabilité en se tournant derrière des problèmes techniques découlant de ses relations avec France Télécom ».
En d’autres termes, si ça ne marche pas, Free n’a pas à vous renvoyer vers France Télécom, mais doit elle-même faire son possible pour corriger le problème.

Source : 3DChips-fr