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Covid-19 : des milliers de volontaires sont prêts à se faire infecter pour tester le vaccin

Le Royaume-Uni pourrait tester le vaccin contre le Covid-19 en infectant des milliers de volontaires rémunérés après leur avoir injecté un vaccin. Cette méthode, quoique controversée, a déjà utilisée par le passé et son efficacité n’est plus à prouver.

Une personne se faisant vacciner
Une personne se faisant vacciner – Crédit : National Cancer Institute / Unsplash

La course au vaccin contre le Covid-19 continue dans le monde avec des centaines de candidats en préparation. Il n’y en avait que 70 en développement au mois de mai. Une douzaine d’entre eux ont déjà fini les deux premières phases d’essais cliniques. Les résultats prouvent qu’ils ne présentent pas de danger et qu’ils sont efficaces. La troisième phase d’essais cliniques sert à prouver si les vaccins expérimentaux peuvent bloquer l’infection ou réduire la gravité du coronavirus.

Le challenge infectieux est-il la solution pour trouver rapidement le vaccin contre le Covid-19 ?

Le Royaume-Uni envisage de lancer ce qu’on appelle un « challenge infectieux » pour accélérer la mise au point du vaccin. Des chercheurs d’Oxford annonçaient en mai que le manque de malades gênait le développement des vaccins, donc cette méthode envisagée par le gouvernement britannique semble prometteuse. D’ailleurs, le géant pharmaceutique AstraZeneca pensait peut-être utiliser la même méthode pour tester son vaccin en juin.

Qu’est-ce qu’un challenge infectieux ? Cette méthode consiste à injecter une dose de vaccin expérimental à des volontaires qui sont rémunérés. Ensuite, ces volontaires sont intentionnellement infectés par le virus. Les chercheurs vont alors surveiller les réponses de leur système immunitaire pour étudier l’efficacité du vaccin. Dans le cas du Covid-19, les milliers de volontaires déjà inscrits seraient infectés par le SARS-CoV-2. Cela représente évidemment un risque puisque nous n’avons pas de remède à ce jour. Si le vaccin n’est pas efficace, ils devraient lutter contre le Covid-19 comme les autres patients l’ayant naturellement contracté.

Enfin, le gouvernement britannique doit trouver des entreprises pharmaceutiques avec lesquelles collaborer pour ce challenge infectieux. Des géants comme Sanofi, BioNTech et AstraZeneca ont déjà annoncé qu’ils n’y participeront pas. En effet, cette méthode est très controversée à travers le monde à cause de problèmes d’éthique. Néanmoins, comme l’a déclaré Terence Stephenson qui dirige la Health Research Authority au Royaume-Uni, « il y a très peu de recherches qui ne comportent aucun risque. Chaque jour dans ce pays et dans tous les pays, les professionnels de la santé s’exposent volontairement en prenant soin d’autres personnes ».

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Source : BGR