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Covid-19 : le vaccin prend du retard parce qu’il n’y a « plus assez de malades »

La course aux vaccins contre le Covid-19 pourrait-elle s’essouffler avant d’arriver à sa fin ? C’est en tout cas le ressenti des chercheurs d’Oxford qui ont mis au point un vaccin très prometteur mais qui n’ont plus assez de malades sur lesquels le tester.

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Crédit : Ketut Subiyanto / Pexels

L’Humanité unit ses efforts pour combattre la pandémie de Covid-19 et se débarrasser une bonne fois pour toute du virus SARS-CoV-2. En mi-avril, l’OMS rapportait que 70 vaccins étaient en développement dans le monde. Au jour d’aujourd’hui, plus de 100 laboratoires sont en train d’y travailler. Vous avez peut-être déjà entendu parler des sociétés de biotechnologie telles qu’Oxford, Moderna, CanSino et BioNTech. Les vaccins qu’elles mettent au point sont déjà en phase d’essais cliniques sur l’Homme. Selon les chercheurs d’Oxford, leur vaccin pourrait même être déployé dès septembre.

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Il n’y a plus assez de nouveaux cas de contamination au Royaume-Uni

Cela semble peu croyable et plutôt étonnant, mais le vaccin d’Oxford pourrait prendre du retard parce qu’il n’y a « plus assez de malades ». Pourtant, c’est un vaccin qui semble très prometteur pour la lutte contre le Covid-19. En effet, les chercheurs ont déjà publié une étude qui démontre son efficacité, sa qualité et sa sécurité chez les macaques. C’est d’ailleurs pour cette raison que le vaccin a pu passer au stade d’essais cliniques.

L’équipe d’Oxford a donc prévu de « recruter » 10 000 volontaires pour ces essais. La moitié d’entre eux recevront le vaccin ZD1222 aussi connu sous le nom de ChAdOx1 nCoV-19 tandis que l’autre moitié recevra un placebo. Ainsi, les chercheurs pourront étudier le comportement du virus face au vaccin. Le problème ? Il n’y a pas assez de personnes infectées pour mener une étude qualitative qui produirait des résultats concluants.

D’après le professeur Adrian Hill de l’institut Jenner qui participe à la recherche d’Oxford, « nous sommes dans une situation étrange puisque nous voudrions que Covid-19 reste, au moins pendant un petit moment. Mais les cas diminuent ». Face aux informations qui circulent à propos de la disponibilité d’un vaccin en septembre, le professeur Adrian Hill ne cache pas ses doutes. « Je ne réserverai quand même pas de vacances en octobre à la suite de ces informations », a-t-il déclaré.

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Des centaines de millions de doses pour septembre, est-ce possible ?

La Chine rencontre d’ailleurs le même problème. À tel point que ses laboratoires vont faire tester leurs vaccins sur des volontaires au Canada. Enfin, le Royaume-Uni voudrait récupérer 30 millions de doses du vaccin d’Oxford si celui-ci passe les essais cliniques. Sans compter que les États-Unis ont investi 1,2 milliards de dollars dans AstraZeneca qui est partenaire d’Oxford. Cela représenterait donc 300 millions de doses au minimum uniquement pour les États-Unis.

L’objectif semble dur à atteindre pour le professeur Andrew Pollard d’Oxford. « N’oubliez pas, même si nous obtenons un résultat en août, nous ne pouvons pas commencer à vacciner tout le monde dès le lendemain », a-t-il expliqué. La fabrication du vaccin contre le Covid-19 semble être un parcours semé d’embûches. Il va falloir attendre la fin des essais cliniques sur l’Homme avant de lancer la production à grande échelle. En attendant, vous pouvez évaluer vos chances de survie grâce à ce simulateur en ligne.

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Source : BGR