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Covid-19 : positifs après guérison, les malades ne seraient plus contagieux

Les cas de réactivation du SARS-CoV-2 ne présentent aucun risque. Les patients porteurs du virus après avoir été jugés guéris ne sont pas contagieux selon une étude coréenne.

Pour établir qu’un malade du Covid-19 est guéri, il est soumis à deux tests successifs qui doivent se révéler négatifs. Or certains patients se sont avérés à nouveau positifs plusieurs jours ou plusieurs semaines après leur sortie des services hospitaliers. Les centres coréens pour le contrôle et la prévention des maladies (KCDC) ont notamment identifié des dizaines de cas de réactivation du SARS-CoV-2. Un problème pris très sérieux qui soulève de nombreuses questions, notamment à propos de la contagiosité de ces patients, de la fiabilité des procédures de test, ou encore sur l’immunité offerte en cas de rémission. Une étude du KCDC coréen vient d’y répondre.

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Crédit : Martin Lopez / Pexels

Les chercheurs coréens ont mené une étude sur 285 patients guéris du Covid-19, mais qui se sont révélés à nouveau positifs. Les cas de réactivation supposée du virus se produisent généralement dans les 37 jours qui suivent la rémission, et en moyenne 14 jours après. 48 % présentaient des symptômes du Covid-19, et laissaient entendre qu’ils étaient effectivement malades. Pourtant, aucun d’entre eux ne semble contagieux. Le KCDC a suivi 790 de leurs proches, mais personne n’a été contaminé. Les 285 cas étudiés sont porteurs du virus, mais ne semblent présenter aucun risque de propagation de virus.

Les patients guéris du SARS-CoV-2 peuvent rester contagieux durant des jours

Covid-19 : les tests RT-PCR faussent le diagnostic

Pour déterminer si ces 285 patients sont contaminés, les médecins coréens ont eu recours au RT-PCR. Un test largement utilisé qui identifie et duplique une partie de l’ARN du virus. Malheureusement, la présence du matériel génétique du SARS-CoV-2 n’est pas un élément suffisant pour affirmer qu’il est actif. Tout indique que ces malades supposés ne sont porteurs que de fragments de virus inoffensif. 

La mise en culture in vitro des particules infectieuses s’est révélée systématiquement négative, et un prélèvement sanguin a montré que 96 % des cas disposaient des anticorps neutralisant le virus. Quant aux symptômes, l’étude n’a pas pu déterminer leur origine, bien qu’une partie des patients se soit révélée positive à d’autres virus respiratoires.

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Source : ars Technica