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Coyote, Waze, Wikango : le ministère de l’Intérieur veut tous les contrôler

Image 1 : Coyote, Waze, Wikango : le ministère de l'Intérieur veut tous les contrôlerCoyote, Waze, Wikango et consorts pourraient bientôt ne plus être aussi efficaces. Le ministère de l’Intérieur souhaite pouvoir interrompre leurs services à tout moment afin notamment de ne pas perturber « certains contrôles sensibles. »

Les anciens avertisseurs de radars, devenus assistant d’aide à la conduite en 2011, continuent d’être utilisés pour signaler la présence des forces de l’ordre sur la route. On ne parle plus de radar fixe, mais de zone de danger. On ne dit plus non plus radar mobile, mais zone à risque. En définitive, malgré les efforts du Ministère de l’Intérieur de supprimer ces boîtiers et applications, leurs équipes ont trouvé comment contourner habilement la législation.

Aujourd’hui, la place Beauvau veut jouer cartes sur table. « Si le signalement des forces de l’ordre peut contribuer à faire baisser la vitesse, il a en revanche un impact très négatif en cas d’alcoolémie, de consommation de drogues, de recherche d’individus, notamment terroristes, criminels ou évadés de prison », explique le ministère de  Matthias Fekl qui ajoute que ces agissements « constituent une difficulté supplémentaire pour les forces de l’ordre signalées dans les quelques minutes qui suivent leur mise en place. »

>>> [Test] Avertisseurs de radars et de zones dangereuses : quelle est la meilleure application ?

Afin de pouvoir contrôler ces applications et boîtiers, le ministère a entamé des discussions avec les éditeurs concernés « afin de mettre en place un système qui permets de rendre invisibles les forces de l’ordre, à leur demande, lors de certains contrôles sensibles. »

Pas de mise en application avant trois mois

En ce sens, la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) a déposé un projet de décret devant la Commission européenne visant à interdire l’utilisation « des services électroniques d’aide à la conduite ou à la navigation tout message de nature à signaler les opérations de police dans certains périmètres. »

Cesdits périmètres s’étendront au maximum sur 20 km et l’interdiction ne sera valable que durant 24 heures, rapporte 01net. À noter que les éditeurs des solutions visées disposent déjà de mesures d’urgence. Lors des attentats de Bruxelles, Coyote avait ainsi désactivé son service momentanément afin de ne pas risquer d’interférer avec les forces de l’ordre.

De son côté, la Ligue de défense des conducteurs assure que « c’est la mort certaine de ces applications communautaires que le gouvernement vient de signer. » La Commission européenne doit rendre son verdict sur le décret proposé d’ici trois mois. Afin d’infléchir sa décision, la Ligue de défense des conducteurs a organisé une pétition en ligne.