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Darknet : la police allemande ferme un datacenter dans un bunker ultrasécurisé

Une longue enquête a abouti la fermeture d’un data center situé dans un ancien bunker de l’OTAN. Il était utilisé pour l’hébergement de sites illégaux, notamment de vente de drogue et de pédopornographie.

Image 1 : Darknet : la police allemande ferme un datacenter dans un bunker ultrasécurisé

Il aura fallu un travail de longue haleine de la part des policiers allemands pour remonter la piste du datacenter en lien avec le crime organisé. Les serveurs étaient situés dans un ancien bunker qui se voulait ultrasécurisé, autant de physiquement qu’informatiquement.

200 serveurs saisis, 600 policiers impliqués

C’est par une descente de police effectuée jeudi que les enquêteurs ont arrêté les serveurs situé dans un ancien bunker militaire sur la commune de Traben-Trarbach dans l’ouest de l’Allemagne, non loin du Luxembourg. Son propriétaire, un Néerlandais de 59 ans avait acquis le lieu et l’avait transformé en datacenter ultrasécurisé dans le but de vendre ses services exclusivement au crime organisé. Ainsi ses clients avaient pu héberger des sites de vente de drogues, de fausse monnaie, de documents contrefaits et de contenu pédopornographique.

En tout, ce sont treize personnes âgées de 20 à 59 qui font l’objet d’une enquête, sept d’entre elles sont néerlandaises et trois sont allemandes. Certaines ont été placées en garde à vue dans la crainte de les voir s’enfuir du pays. Afin d’arrêter le plus grand nombre de personnes, la police allemande a dû coordonner les arrestations. Ainsi une partie des suspects a été arrêtée dans le bunker pendant qu’une autre a été s’est vue mettre les menottes dans un restaurant près de Francfort. Des opérations ont été menées simultanément aux Pays-Bas, en Pologne et au Luxembourg.

La police, fière des résultats obtenus, a déclaré : « C’est un énorme succès, nous avons été capables de faire entrer les forces de police à l’intérieur du bunker qui était toujours sécurisé par un dispositif de niveau militaire. Nous avons dû déjouer des protections physiques, mais aussi pirater les protections numériques du datacenter ». Cette opération signe donc la fin de services comme « Cannabis Road » , « lifestylepharma », « Orange Chemicals » etc. vendant des drogues en ligne ou encore des plateformes de vente de produits destinés au piratage, au vol numérique et même au contrôle de botnets. Un coup dur pour le DarkNet, pardon, l’internet clandestin.