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DeepMind aide les scientifiques à compter la population animale en Tanzanie

Image 1 : DeepMind aide les scientifiques à compter la population animale en Tanzanie

DeepMind ne se contente pas de créer des IA servant à battre les humains aux jeux vidéos. La compagnie travaille actuellement sur un système qui aidera les scientifiques à étudier le comportement des animaux du parc national du Serengeti, en Tanzanie.

Des millions de photos à analyser

Plusieurs centaines de caméras sont réparties sur les 14 763 km2 du parc depuis 2010. Sur leur blog les scientifiques de DeepMind déclarent : « le Serengeti est l’un des derniers sites au monde à abriter une large communauté intacte de grands mammifères… Alors que l’Homme empiète toujours plus sur les territoires entourant le parc, ces espèces sont obligées de changer leurs comportements pour survivre. L’agriculture toujours plus intensive, le braconnage, et les anormalités climatiques y contribuent, mais ces changements arrivent à des échelles temporelles et spatiales difficiles à analyser de manière traditionnelle ».

Le travail d’identification des animaux et d’annotation des millions de photos recueillies était jusqu’à maintenant dévolu à des volontaires. Les données ainsi recueillies permettaient d’étudier le nombre, la distribution et la démographie de la faune du parc national.

DeepMind utilise les photos prises par les caméras pour entraîner un modèle d’IA qui pourra détecter, identifier et compter les animaux à une vitesse bien supérieure à celle des analystes humains (les scientifiques pourraient gagner neuf mois dans le traitement des données).

Un modèle d’IA utilisable dans les autres parcs nationaux ?

Si l’IA de DeepMind se révèle vraiment efficace, il n’est pas possible qu’elle soit utilisée dans d’autres réserves naturelles. C’est bien l’objectif de la compagnie : « nous avons développé un modèle robuste de détection et d’analyse de la population animalière à partir de données de terrain, et nous avons aidé à consolider les données pour permettre la communauté de l’apprentissage automatique africaine de créer des systèmes d’IA dédiés à la conservation des espèces. Nous espérons que nous pourrons l’appliquer à d’autres parcs ».