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Déplacer un fauteuil roulant par la pensée, c’est possible avec cette interface EEG

La biotechnologie est l’un des domaines qui progressent le plus vite. Aujourd’hui, des chercheurs annoncent avoir mis au point une interface qui permet de contrôler un fauteuil roulant par la pensée.

Image 1 : Déplacer un fauteuil roulant par la pensée, c’est possible avec cette interface EEG

Inquiétants autant que fascinants, les appareils permettant d’interfacer notre cerveau avec une machine offrent d’intéressantes perspectives notamment pour les personnes tétraplégiques pour pourraient alors commander leur fauteuil roulant par la pensée.

Une interface miniature non intrusive à la base du cou

Les interfaces destinées à connecter un cerveau humain à une machine ou un ordinateur sont au centre de toutes les attentions. Grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, elles ont récemment connu des progrès incroyables. Bien entendu, tous les grands noms du secteur se sont lancés dans cette aventure. Du côté du secteur privé, Facebook prévoit d’intégrer ces biotechnologies dans ses lunettes de réalité augmentée. Elon Musk est également présent avec son entreprise Neuralink pour la création d’un implant. Autant de recherches qui fascinent autant qu’elles inquiètent.

L’un des champs d’application de ces interfaces est la possibilité pour des personnes victimes de handicap telles que les personnes tétraplégiques d’interagir avec leur environnement. C’est dans ce but que les chercheurs de l’Institut de technologie de Géorgie, de l’Université de Kent et de l’Université de Wichita ont travaillé main dans la main pour créer une interface non intrusive reposant sur l’électroencéphalographie (EEG). Placée à la base du cou, elle communique en Bluetooth avec un ordinateur à proximité.

Un dispositif en cours de miniaturisation

La difficulté principale de cette technologie est sa miniaturisation. L’équipe est non seulement parvenue à en réduire la taille, mais également à rendre l’appareil flexible afin qu’il gagne en ergonomie. Des tests concluants ont été effectués sur des personnes valides. Le responsable de la recherche indique que le résultat pourrait être différent pour des personnes n’ayant pas l’usage de leurs membres. Des tests complémentaires vont être effectués, et l’appareil devrait encore se voir miniaturisé et amélioré dans un proche futur.