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Des briques autoréparantes faites de bactéries pour coloniser la Lune et Mars ?

Dans le futur, l’être humain pourrait bien s’appuyer sur une symbiose avec des bactéries pour créer des matériaux de construction hybrides capables de se réparer d’eux-mêmes ou même de retirer le CO2 de l’atmosphère.

Image 1 : Des briques autoréparantes faites de bactéries pour coloniser la Lune et Mars ?

Le professeur à l’origine de ce nouveau matériau l’imagine déjà comme pouvant être utilisé dans des environnements hostiles, tels que l’Arctique ou même pour la colonisation d’autres planètes.

Ce matériau de construction vivant pourrait aider à coloniser d’autres planètes

Wil Srubar, professeur à l’Université de Boulder dans le Colorado a dirigé une équipe interdisciplinaire afin de créer un matériau de construction « vivant ». Il est capable de s’autoréparer. Ainsi, pour l’équipe, ce matériau serait très utile dans des conditions météorologiques extrêmes, après des catastrophes naturelles, des incendies ou pour des structures militaires.

« Nous pensons que ce matériau convient particulièrement aux environnements pauvres en ressources, tels que les déserts ou l’Arctique, ou même pour la colonisation humaine d’autres planètes » indique le professeur qui s’inspire de la nature pour ses travaux de recherche. Voilà une nouvelle qui devrait réjouir Elon Musk qui prévoit d’envoyer 1 million de personnes sur Mars d’ici 2050 et l’ESA qui veut créer de l’oxygène sur la Lune.

Des bactéries qui créent du ciment autogénérant

Pour parvenir à créer ce matériau, les scientifiques ont introduit des bactéries dans un empilement de gélatine et de sable. Dans de bonnes conditions d’environnement et de luminosité, elles vont alors absorber du dioxyde de carbone, ce qui va les aider à se multiplier tout en produisant du carbonate de calcium de formule CaCO3 qui est le constituant principal du ciment. Il devient alors possible de mouler cette substance sous la forme désirée. L’équipe a d’ailleurs créé de petits cubes, des briques de la taille d’une boite à chaussures et même des structures à l’apparence de châteaux de sable.

Ce qui fait la plus grande différence avec le ciment est la capacité de ces bactéries à survivre dans l’environnement créé par l’équipe. De 9 à 14 % d’entre elles étaient encore en vie après 30 jours. Wil Srubar ajoute que si l’on coupe une brique en deux, chaque partie reformera une brique entière. Concernant la suite du projet, le professeur est confiant : « Bien que nous ne soyons qu’aux premiers stades de la recherche, nous estimons que le matériau sera disponible commercialement dans les 5 à 10 prochaines années ».

Source : CNET