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Des escrocs utilisent des deepfakes pour passer des entretiens d’embauche

Le FBI alerte les entreprises que des escrocs tentent d’être recrutés à distance via des deepfakes. Et d’expliquer comment faire pour repérer le pot aux roses.

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Les deepfakes sont de plus en plus nombreux – Crédit : Meta

Le télétravail s’est démocratisé depuis l’éclatement de la pandémie. Et certains processus de recrutement se font également à distance. Une aubaine pour les individus malveillants qui cherchent à nuire à une entreprise. Comme le signale le FBI, des escrocs utilisent désormais des deepfakes pour se faire passer pour des candidats.

Les fraudeurs combinent la technologie avec des informations d’identification personnelles dérobées aux victimes pour duper les recruteurs. Pour rappel, les deepfakes sont des médias réalistes mais factices d’une personne fabriqués grâce à des programmes alimentés par l’IA. Ils ne sont pas forcément malveillants, un deepfake d’un garçon tué ayant été créé dernièrement pour faire avancer l’enquête. Mais nombre de personnes mal-intentionnées les utilisent pour nuire.

Les deepfakes : nouveau fléau pour les recruteurs

Ainsi, après les vidéos porno truquées superposant le visage de femmes sur des actrices X, les deepfakes s’invitent dans les phases de recrutement. Concrètement, l’escroc utilise l’apparence du véritable candidat dans les vidéoconférences et clone sa voix (deepfake vocal). D’après le FBI, les postes ciblés permettent d’accéder aux informations personnelles des clients, aux données financières et aux bases de données informatiques de l’entreprise mais aussi à d’autres informations confidentielles.

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Autant de données sensibles qui permettraient aux escrocs, une fois recrutés, de dérober des informations précieuses. Et/ou de mettre en action dans la foulée d’autres usurpations d’identité. Fort heureusement, les deepfakes ne sont pas infaillibles et le FBI donne une astuce pour les détecter. « Dans ces entretiens, les actions et le mouvement des lèvres du candidat ne se coordonnent pas complètement avec le son qu’il émet. Parfois, des actions telles que tousser, éternuer ou d’autres sons ne sont pas en adéquation avec l’image ».

Source : FBI