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Des implants vont nous rendre tous télépathes ?

Les implants cérébraux arrivent. Leur but initial est d’améliorer la vie des gens atteints de handicap. Mais leur utilisation pourrait permettre de communiquer par télépathie.

Image 1 : Des implants vont nous rendre tous télépathes ?

La très sérieuse Royal Society, ou en français « Société royale de Londres pour l’amélioration des connaissances naturelles » vient de publier un rapport sur les implants cérébraux. Pour elle, ils pourraient à terme permettre de communiquer par la pensée.

Bientôt aussi indispensable qu’un smartphone ?

Créée à Londres en 1660, la Royal Society est une véritable institution. Isaac Newtown ; par exemple y a présenté sa théorie de l’optique avant d’en devenir président. Elle publie régulièrement des rapports à destination du grand public, comme de la communauté scientifique, afin de faire le point sur certains sujets et leurs implications. Récemment elle s’est intéressée aux implants cérébraux et y voit un intérêt majeur, mais aussi un risque si des mesures ne sont pas rapidement prises.

Le journal The Independant a lu en détail le rapport et en a relevé un passage intéressant. « Les gens pourraient devenir télépathes à différents degrés, capables de converser sans parler, mais aussi sans mots, accédant à un échange au niveau conceptuel ». Échanger un ressenti ou une expérience sensorielle directement tel qu’un goût ou une odeur, non pas en la décrivant, mais en la pensant. Cela révolutionnerait la communication.

Elle note cependant que ces technologies sont pour l’instant entre les mains d’industriels uniquement. Facebook et la société d’Elon Musk Neuralink notamment ont déjà annoncé travailler sur des interfaces neuronales. Ce dernier voit pourtant lui-même un risque à utiliser l’intelligence artificielle chez l’humain. Elle met donc en garde le gouvernement en mettant en avant le risque de voir ces technologies réservées à des usages commerciaux plutôt que médicaux et appelle à un financement public de la recherche dans le domaine. D’après les experts, d’ici 2040, les implants cérébraux pourraient contrer les effets de la maladie d’Alzeihmer, et dans quelques décennies, leur utilisation pourrait être aussi normale que celle d’un smartphone aujourd’hui.