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Design high-tech : 50 ans plus tard…

Image 1 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

L’appareil photo numérique

Au sujet du design du premier prototype d’appareil photo numérique, dévoilé en 1975, on peut tout simplement dire qu’il n’y en avait pas… Mise au point par Steven Sasson, ingénieur américain travaillant chez Kodak, la bête de 3,6 kg parvenait à capturer des images de 100 x 100 pixels (en noir et blanc) et à les enregistrer sur une cassette magnétique (les même que pour enregistrer de la musique) en un temps record de… 23 secondes. Certes ce n’était qu’un prototype et l’aspect des premiers appareils commercialisés dans les années suivantes se rapprochait bien plus des boîtiers traditionnels pour la photographie argentique comme par exemple le Mavica proposé par Sony en 1981. Puis au milieu des années 90 apparaissent les premiers APN tels que nous les connaissons aujourd’hui : équipé d’écrans à cristaux liquides à l’arrière, compacts, équipés d’une zoom, etc.

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Le joystick

L’invention du premier joystick spécifiquement adapté aux jeux vidéo (il en existait pour d’autres usages civils ou militaires depuis les années 20) est attribuée à Ralph Baer en 1967, inventeur également de la première console de jeu vidéo (Magnavox Odyssey). Il ne permettait alors que de contrôler les positions verticale et horizontale d’un point affiché à l’écran. En 1977, Atari débuta la commercialisation de sa console Atari 2600 qui était accompagnée d’un joystick à 1 bouton et huit directions, devenu également une légende dans le monde du jeu vidéo. Ces joysticks sont aujourd’hui dotés d’une véritable ergonomie et d’une multitude de fonctions : boutons programmables, retour de force, des commandes de gaz, base lestée, etc.         

Image 3 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

La télévision

Sur le plan du design, la télévision a bénéficié, comme la plupart des écrans, de la « révolution LCD » qui les a fait « maigrir » de manière drastique et gagner en surface d’affichage. Mais paradoxalement, aujourd’hui, et à quelques exceptions près, rien ne ressemble plus à une télévision qu’une autre télévision et on peut parfois éprouver une certaine nostalgie devant des modèles tels que le modèle Algol de Brionvega (en haut à gauche sur la photo) datantde 1964, exposé au centre Georges Pompidou et… toujours disponible à l’achat pour les amateurs.

Image 4 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

La souris

Lorsqu’on observe le prototype de la première souris informatique, inventée au début des années 60 par Douglas Engelbart, on se dit qu’en faire évoluer l’ergonomie et le design ne fut vraiment pas un luxe. La forme de ce périphérique de pointage, prolongement quasi permanent de la main de l’utilisateur, commença véritablement à évoluer à la fin des années 70 grâce au suisse Jean-Daniel Nicloud (à l’origine de Logitech) avec l’invention de la première souris optique à boule autorisant une véritable recherche en termes d’ergonomie (afin d’éviter les troubles liés à un usage intensif) et de fonctionnalités (boutons multiples, molette de défilement …).

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La liseuse

Avec ses dimensions de 18 cm X 15 cm x 5 cm d’épaisseur, son écran de 4,5 pouces et son système de support magnétique dédié permettant de stocker des documents, le DD8 Data Diskman dévoilé en 1992 par Sony peut être, d’une certaine manière, considéré comme la première liseuse de livres numériques de l’histoire. Plus particulièrement destiné aux professionnels et aux étudiants pour consulter des documentations techniques, dictionnaires et autres encyclopédies, il ne rencontra pas un énorme succès en dehors du Japon. Après quelques tentatives plus ou moins couronnées de succès dans les années 90 (problèmes de poids, d’autonomie, de capacités de stockage, etc.) l’apparition et l’usage du papier électronique, au début des années 2000 a permis d’améliorer considérablement le confort de lecture et l’ergonomie générale des liseuses. Le design est, quant à lui, pratiquement identique pour tous les modèles disponibles aujourd’hui tant la marge de manœuvre est étroite, pour les fabricants, en termes de différenciation. Une liseuse permet de lire des livres, même s’ils sont numériques, et doivent le plus possible donner l’illusion de la lecture d’un livre papier.  

Image 6 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

Le casque audio

En 1910, Nathaniel Baldwin est ingénieur dans le domaine de l’électrotechnique et fabrique le premier casque audio à la main, dans la cuisine de son appartement, avant de commencer à en vendre quelques exemplaires à l’US Navy. Les premiers écouteurs apparaissent quant à eux au cours des années 20 et mettrons également plusieurs décennies à se démocratiser. Pour les premiers comme pour les seconds, l’apparition du Walkman et des premiers baladeurs audio fut une véritable révolution au niveau de leur design. Ils descendaient enfin dans la rue et devenaient aussi un véritable accessoire de mode.

Image 7 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

Le baladeur audio

Contrairement à une idée largement répandue, le premier baladeur audio n’a pas été inventé par Sony avec son célèbre Walkman, mais par l’allemand Andreas Pavel en 1977 (date des premiers dépôts de brevets) avec le StereoBelt. Une bataille judiciaire a opposé l’inventeur et le géant nippon à ce sujet jusqu’au début des années 2000 et a accordé in fine la paternité de l’invention à Andreas Pavel (et les royalties qui vont avec …), mais le fait est que c’est bien le Walkman qui révolutionna le monde de l’électronique grand public grâce à sa compacité, son poids et … la force de frappe industrielle et marketing de Sony. Il faudra attendre le début des années 2000, la démocratisation du format audio MP3 et l’apparition du premier iPod d’Apple pour assister à une révolution dans ce domaine en termes de miniaturisation et de design.      

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Le téléphone mobile

1972. C’est au Docteur Martin Cooper, alors Directeur de la division communications chez Motorola, que l’on doit l’invention puis le premier test d’appel téléphonique à partir d’un appareil cellulaire portatif. Le Motorola DynaTAC 8000X, premier téléphone mobile commercial, ne seracommercialisé que 10 ans plus tard après avoir reçu une certification de la Federal Communications Commission (FCC) américaine et subit une sévère cure d’amaigrissement par rapport au prototype, tout en gardant un design général similaire. Il mesurait environ 25 cm, pesait près de 800 grammes et avait une autonomie d’une heure en communication. Après avoir été rechargé pendant la bagatelle de 10 heures…          

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L’ordinateur portable

Transportable ou portable… avec ou sans poignée… équipé ou non d’une batterie… les critères retenus sont parfois divergents lorsqu’il s’agit de définir précisément celui qui fut le premier ordinateur portable de l’histoire de l’informatique. Il est toutefois communément admis qu’un des premiers jalons dans cette catégorie fut posé au printemps 1981 par Adam Osborne avec l’Osborne 1. Ce joli bébé de presque 11 kg dont le design fut spécialement étudié pour qu’il puisse être glissé sous un siège d’avion (et non plus mis en soute à bagages) disposait d’un clavier étanche faisant office de « couvercle » pour protéger l’écran, les lecteurs de disquettes et la connectique pendant le transport. Cette petite révolution permit à Osborne Computer Corporation d’en vendre 10 000 exemplaires par mois les premiers mois. Le besoin était créé.

La miniaturisation des composants, l’usage d’écrans à cristaux liquides puis LCD… ont permis de disposer aujourd’hui d’un choix d’ordinateurs portables véritablement portables. De plus en plus fins, ils peuvent à présent être glissés aisément dans un sac ou une sacoche : du laptop classique (entre 2 et 3 kg) au Netbook (dont certains font moins de 1 kg) en passant les ultraportables (entre 1 et 2 kg) et même les tablettes tactiles, dont certaines pèsent à peine plus de 300 grammes.                            

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Le clavier

Avec la souris, le clavier est un périphérique que tous les utilisateurs de PC voient, utilisent et manipulent au quotidien. Leur ergonomie et leur design font par conséquent l’objet de la plus grande attention de la part des fabricants. Ou pas… Ils doivent être suffisamment confortables pour être utilisés souvent plusieurs heures de suite et adaptés aux habitudes et aux besoins de leurs utilisateurs avec des caractéristiques, des accessoires ou des touches de fonctions spécifiques : touches macro pour les gamers, pavé numérique étendu, avec trackpad, rétroéclairés, sans fil, souples, etc. Les premiers claviers pour ordinateurs sont quant à eux apparus au début des années 60 et étaient très naturellement conçus sur le modèle de ceux qui équipaient les machines à écrire. À cette différence près que jusqu’au début des années 80, le nombre et la disposition des touches n’étaient pas standardisés. Chacun faisait (un peu) ce qu’il voulait et l’ergonomie n’était pas toujours au rendez-vous. Une norme spécifique (ISO 9995), qui ne définissait pas une disposition particulière des touches, mais plutôt les grandes lignes de ce que devait être l’implémentation optimale des normes et standards nationaux et industriels, fut mise en chantier en 1984 sous la direction du français Yves Neuville puis adoptée très rapidement par l’ensemble des constructeurs de PC.            

Image 11 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

La console de jeu

Un peu plus de 40 ans se sont écoulés depuis la commercialisation, en 1972, de la première console de jeu de l’histoire : la Magnavox Odyssey créée par l’allemand Ralph Baer. Alors que les premiers prototypes développés par ce dernier depuis 1968 sous le nom de Brown Box étaient d’apparences clairement rustiques, l’Odyssey qui fut ensuite vendue à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires dès les premiers mois bénéficiait d’un design plutôt soigné, en phase avec celui des équipements électroniques de cette période. Sous le capot en revanche on était très logiquement à des années-lumière des PS4 et autres Xbox d’aujourd’hui. L’Odyssey de première génération ne fonctionnait pas sur secteur, mais à piles, avec des cartouches amovibles sans software qui avaient pour fonction de connecter les circuits internes de la console et des caches translucides qu’il fallait placer sur l’écran de télévision pour simuler les décors. Quant au son, il n’y en avait tout simplement pas.

Image 12 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

La tablette

La première tablette tactile destinée au grand public, la GRiDPad fabriquée par Samsung pour GRiD Systems Corporation en 1989, pesait environ 2 kg, disposait d’un écran de 10 pouces, d’un disque dur de 20 Mo et se pilotait à l’aide d’un stylet. Les évolutions esthétiques sont restées relativement modestes, ou pas toujours très abouties, au cours des années 90 et 2000 jusqu’à l’apparition en avril 2010 de l’iPad avec ses 1,3 cm d’épaisseur, son poids de 700 grammes son interface tactile multipoint sensible aux doigts. La révolution était en marche. 

Image 13 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

Le disque dur

10 000 $ l’unité, 24 plateaux flexibles de 61 centimètres de diamètre, 2 têtes de lecture et 5 millions de caractères de capacité totale… telles étaient les caractéristiques de l’unité de stockage de l’IBM RAMAC 305 disponible à partir de juin 1957, l’ancêtre de nos disques durs.  Cette catégorie de périphériques informatique est une de celles à avoir le plus bénéficié de la miniaturisation des composants. En 1980, le même constructeur proposait un module de stockage pour son IBM 3380 Direct Access Storage Device (photo en bas à gauche) considérablement amaigri et capable de stocker jusqu’à  2,52 Go de données. Des capacités de plusieurs To par disque sont aujourd’hui courantes et accessibles au plus grand nombre. Dernier « record » en date, un disque au format 3,5 pouces de 8 To annoncé par Seagate fin aout 2014.              

Image 14 : Design high-tech : 50 ans plus tard...

L’écran d’ordinateur

L’évolution dans le design des écrans d’ordinateur de bureau fut radicale avec l’apparition des premiers écrans plats et la disparition progressive des tubes cathodiques. Les images parlent d’elles même. Ils sont devenus beaucoup plus minces et leur surface a progressivement pu atteindre des dimensions jamais vues sur les anciens modèles.