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Dix ans de chasse aux pirates : que reste-t’il de Napster ? (3 sur 3)

1 : Le piratage d'aujourd'hui 2 : Des chiffres qui en disent long 4 : Lois et compensation 5 : Mutation des habitudes

Les linkers dans le collimateur

Image 1 : Dix ans de chasse aux pirates : que reste-t'il de Napster ? (3 sur 3)Le cas de Pastagames est loin d’être isolé. Nintendo fait depuis longtemps la guerre à toute forme de « linker », ces cartouches DS accompagnées d’une carte mémoire qui permet de stocker plusieurs dizaines de jeux téléchargés. Vendus pour quelques dizaines d’euros sur le web et dans certaines boutiques, les linkers sont depuis longtemps la bête noire du géant nippon. Malheureusement pour la société, celle-ci vient de perdre son procès en France, visant à interdire totalement leur fabrication et leur distribution. La juge de l’affaire a en effet estimé qu’un linker était avant tout destiné à faire tourner des applications homebrew (développées par des programmeurs amateurs) et non pas des jeux piratés. Voilà qui arrange bien les revendeurs de ces cartouches « magiques », au grand désespoir des petits développeurs. La manœuvre de Nintendo reste cependant astucieuse : au lieu de s’attaquer au téléchargement en lui-même, qu’il est difficile de contrer, la compagnie japonaise lutte plutôt contre le matériel permettant de jouer illégalement. Nul doute cependant que la compagnie va contre-attaquer sérieusement dans les mois à venir, tant les linkers représentent un manque à gagner important.

Sommaire :

  1. Le piratage d'aujourd'hui
  2. Des chiffres qui en disent long
  3. Les linkers dans le collimateur
  4. Lois et compensation
  5. Mutation des habitudes