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Données personnelles : la Cnil s’attaque à Whatsapp et Facebook

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Ce lundi, la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) a décidé de mettre en demeure Whatsapp et Facebook. Le réseau social est accusé d’obtenir illégalement des informations sur les utilisateurs de Whatsapp sans que ceux-ci aient donné leur accord.

En février 2014, Facebook rachetait l’application de messagerie Whatsapp pour 16 milliards de dollars. Une offre qui permettait non seulement au réseau social de s’offrir un concurrent de Messenger, son propre service de messagerie, mais également d’obtenir des informations supplémentaires sur les utilisateurs de l’application, potentiellement également inscrits sur Facebook, afin de mieux monétiser leurs informations. Ainsi, depuis août 2016, Whatsapp partage avec Facebook certaines données des utilisateurs comme leur numéro de téléphone.

Une stratégie qui n’a pas plu à la CNIL. Après ses homologues européennes et britanniques, c’est cette fois l’autorité française qui s’est décidée à taper du poing sur la table. Dans une décision publiée ce lundi, la commission a décidé de mettre en demeure Whatsapp au sujet du partage des informations de Whatsapp vers ses autres services. « Il a été constaté que la société WHATSAPP transmet effectivement à la société FACEBOOK Inc. des données concernant ses utilisateurs à des fins de « business intelligence » et de sécurité. Sont ainsi partagées des informations sur les utilisateurs telles que leur numéro de téléphone ainsi que des informations relatives à leurs habitudes d’utilisation de l’application », constate ainsi la CNIL, qui regrette que les utilisateurs ne soient pas convenablement avertis de ces informations partagées.

« La Présidente de la CNIL a donc décidé de mettre en demeure la société WHATSAPP de se conformer à la loi dans un délai d’un mois », explique l’autorité. Par conséquent, Facebook et Whatsapp auront un mois pour mettre leurs conditions d’utilisation à jour et recueillir convenablement le consentement des utilisateurs. À l’issu de ce mois, si aucun changement n’est opéré, la CNIL pourra condamner Whatsapp à une amende allant jusqu’à 4% de son chiffre d’affaires mondial.

Ce n’est pas la première fois que la CNIL s’attaque à Whatsapp. C’était déjà le cas en 2013, avant même le rachat par Facebook. À l’époque déjà, la commission française s’inquiétait des données conservées par Whatsapp sur ses utilisateurs comme leur carnet d’adresses.