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Du Mac à l’iPhone : 30 ans d’histoire d’Apple

1 : Trente ans d'innovation 2 : Il y a une vie avant le Macintosh 3 : Le Macintosh bouscule la donne 5 : Le retour du fils prodigue 6 : iMac, iPod, iTunes : le triptyque magique

Une diversification difficile

Les années 90 sont pour Apple une décennie où la diversification est de mise. Une stratégie finalement peu payante puisque cette période sera financièrement et politiquement délicate pour la marque. Sans véritable tête pensante renifleuse de tendance, Apple patine.

Un concurrent de poids

Si les Quadra sont plus évolutifs, la marque à la pomme commercialise également les Macintosh Classic et LC plus abordables (à partir de 1500 $). Mais l’arrivée de WindowsNom que portent les systèmes d’exploitation avec interface graphique de Microsoft. Windows est apparu dans les années 80. Il s’agissait alors d’une in… 3.0 va changer largement la donne du marché de l’informatique en l’orientant en la faveur du compatible PC. À partir de 1990 rien ne sera donc plus comme avant pour Apple. Microsoft qui avait sorti Word et Excel en tout premier sur Mac a donc fait du chemin et enfoncera ainsi définitivement Apple en terme de ventes.

Michael SpindlerLa firme essaye de concurrencer les PC sur son propre terrain des prix bas, mais la course est impossible et la gamme Performa n’y suffira pas. Ses marges baissent à vue d’oeil et John Sculley se voit poussé vers la sortie. Michael Spindler débarque alors tel un coupeur de tête : il supprimera 2500 emplois et lancera l’aventure des clones, de « faux Mac » pouvant faire tourner Mac OS.

Ceux-ci se révéleront à double tranchant. D’un coté leurs ventes fonctionnent relativement bien, mais d’un autre ils grignotent clairement des parts de marché aux Performa qui embarquent le tout nouveau processeur PowerPCFamille de microprocesseurs qui a longtemps équipé les Macs et maintenant les consoles de jeu. Les processeurs PowerPC proviennent d’une initiative co… développé par Apple, IBM et Motorola. Ce processeur est une réelle avancée en terme de performance, mais à force de rogner sur ses marges, la baisse de la qualité de fabrication s’en ressent. Le PowerBook 5300 en sera le meilleur exemple : sa batterie chauffe trop, sa coque est trop fragile. Ça en est trop, la réputation d’Apple en prend encore un coup suite au rappel de tous les exemplaires de cette machine.

Même une console de jeu

Bandai PippinPire, Spindler continue de suivre la voie « low-cost », les Performa sont mis en avant, les PowerMac délaissés, les ventes explosent, mais les marges fondent comme neige au soleil. Apple s’était aussi diversifié dans des secteurs peu compréhensibles comme sa console de jeu Pippin (dont la conception a été lente puis abandonnée rapidement, même si Bandaï l’a vendu en licence à partir de 1996) ou son assistant personnel Newton (sorti en 1993, réussi techniquement, mais certainement trop en avance sur son temps).

Celui qui arrêtera la production de ces appareils sera tout simplement le nouveau PDG d’Apple. Gil Amelio prend en effet la place de Spindler qui sera même considéré par certains comme le moins bon PDG qu’Apple ait connu. Amelio hérite d’une société en déliquescence en janvier 1996. Il se voit obligé de mettre en place un plan social très dur qui verra la suppression de 3500 postes. Mais il est aussi l’homme qui rappellera Steve Jobs au sein de la société qu’il a fondée.

Sommaire :

  1. Trente ans d'innovation
  2. Il y a une vie avant le Macintosh
  3. Le Macintosh bouscule la donne
  4. Une diversification difficile
  5. Le retour du fils prodigue
  6. iMac, iPod, iTunes : le triptyque magique