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Dyson Award : transformer le poisson en plastique

Qualifiée pour la finale du concours Dyson, une étudiante anglaise a trouvé le moyen de transformer les déchets de poisson en plastique. Une piste supplémentaire pour lutter contre la production excessive de plastique.

Dyson vient de dévoiler les candidats qualifiés pour la finale de son concours annuel, les Dyson Awards, qui s’adresse aux ingénieurs et designers du monde entier. Et pour l’Angleterre c’est une étudiante de l’Université du Sussex, Lucy Hughes qui se qualifie avec un projet très écologique. Elle a, en effet, conçu un bioplastique constitué de déchets de poisson et d’algues rouges. Ces produits voués à l’incinération se verraient ainsi offrir une 2e vie.

Image 1 : Dyson Award : transformer le poisson en plastique

Un emballage biodégradable

Le résultat obtenu est un matériau aux allures de plastique qui se présente sous forme de feuille translucide et flexible. Il s’avère idéal pour l’emballage de denrées alimentaires ou tout autre emballage à usage unique. Et, cerise sur le gâteau ce matériau entame sa biodégradation 4 à 6 semaines plus tard.

L’an dernier ce sont pas moins de 359 millions de tonnes de plastique qui ont été produites dans le monde. Rien qu’en France, la consommation de plastique se situe autour des 4,8 millions de tonnes, d’après l’association PlasticsEurope qui représente les producteurs européens de matières plastiques.

Les bouteilles en plastique, une exception française

Et c’est l’industrie de l’emballage qui, à elle seule, en consomme 46,3% notamment en raison du nombre important de boissons et d’eaux minérales vendues dans des bouteilles en plastique. Une spécificité très française d’après l’association.

Lucy Hughes est maintenant en compétition pour la finale et la possibilité de gagner 30 000 £ pour soutenir son projet ainsi que 5 000 £ pour son département universitaire.

Reste à voir si les consommateurs accepteront d’emballer leurs aliments dans des sacs faits à partir de déchets de poisson. Mais gageons que si cela s’avère une solution efficace au problème du plastique, cela pourrait permettre de convertir même les végétaliens les plus récalcitrants.