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Elections municipales : hacker une machine à voter

À l’entre-deux tour des élections municipales, revient une nouvelle fois sur le devant de l’actualité, la légitimité des machines à voter. Celle-ci sont-elles réellement fiable, techniquement sécurisées et compréhensibles de tous, rien n’est moins sur.

Facile à hacker ?

Ce sont nos confrères de Gizmodo qui relaient deux vidéos assez équivoques. La première montre comment changer la ROM d’une machine à voter de marque Nedap en seulement une minute. La seconde expose comment arriver à espionner les votes passés sur une machine jusqu’à 25 mètres de distance. Ces vidéos sont notamment réalisées par un collectif néerlandais luttant contre l’emploi de ces systèmes.

La compréhension de l’interface

L’autre gros problème des machines à voter vient également de leur interface que les populations appréhendent différemment selon leur âge et leur familiarité avec les nouvelles technologies.

C’est le site Bakchich qui soulève le problème. Selon Gabriel Michel, maître de conférences à l’université de Metz et spécialiste du sujet depuis 14 ans, presque 25% de la population française n’est absolument pas habituée aux interfaces informatiques. Elles ont ainsi peur de se servir de ces appareils qui fonctionnent par fois mal comme le montre cette vidéo.

De l’éducation des électeurs

Autre problème évoqué, la formation des votants. Lorsque ces derniers ne savent pas de servir de la machine, une personne du bureau de vote peut venir l’aider. Pourtant, personne du bureau n’a légalement le droit de s’approcher à moins de 1 m 20 de l’isoloir et encore moins quand celui-ci est le maire adjoint présent sur l’une des listes.

La comptabilité en question

Enfin, Sébastien Scognamiglio, candidat des Verts dans un canton de Boulogne-Billancourt s’est vu refuser l’accès au second tour alors qu’il avait bel et bien rassemblé 1765 voix sur les 17656 électeurs, soit 10% des voix nécessaires.

Le logiciel de la préfecture ne prenant pas en compte plus de trois chiffres après la virgule, il a été décidé que pour accéder au second tour, il fallait rassembler 1765,6 voix, 0,6 de plus que le candidat qui serait donc bloqué à 9,998 % des inscrits.

Si le traitement informatique des votes semble dans un premier temps plus pratique que le vote traditionnel, on se rend finalement compte que de nombreuses irrégularités, avérées ou pas, viennent tout de même émailler leur utilisation. La technologie a-t-elle vraiment du bon dans tous les domaines ?

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