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Face à la pression du FBI, Apple a renoncé à crypter iCloud

Apple est régulièrement sollicité par le FBI afin d’obtenir le déverrouillage d’appareils téléphoniques. Des documents révèlent qu’Apple a abandonné une technique de cryptage, suite aux pressions du bureau fédéral…

Image 1 : Face à la pression du FBI, Apple a renoncé à crypter iCloud

Habituellement, Apple est le champion en matière de protection des données de ses utilisateurs. En effet, l’entreprise à la pomme offre toujours un cryptage des données total, qui rend impossible d’extraction des données. Pourtant, Reuters vient d’affirmer que sous la pression du FBI, Apple aurait abandonné une partie du cryptage d’iCloud, pour faciliter les enquêtes.

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Selon les sources américaines, Apple avait initialement prévu de permettre aux utilisateurs de crypter  entièrement les sauvegardes de leurs appareils dans iCloud. Cette mesure aurait rendu les données des appareils bien mieux sécurisées. Elles auraient aussi été à l’abri des hackers. Même Apple n’aurait pas été en mesure de déverrouiller ces données cryptées. 

Ne pas faire le jeu des criminels 

Mais face aux poursuites engagées à l’encontre de Saeed Alshamrani, le FBI a du fouiller le contenu des téléphones et du compte iCloud du suspect. Bien qu’Apple ait refusé d’aider au déverrouillage physique du smartphone, elle a fourni un accès aux données du compte iCloud. Le FBI a donc pu avoir accès aux coordonnées, photos, textos provenant d’iMessage et d’autres applications. 

Dans l’état actuel du droit, le FBI ne peut effectuer une recherche sur le compte iCloud d’un utilisateur à son insu et sans son consentement. Pour cela, une décision judiciaire est nécessaire. Ainsi, au cours du premier semestre de l’année 2019, les autorités judiciaires ont obtenu 6000 sauvegardes complètes de la part de différentes entreprises informatiques. 

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Apple aurait donc abandonné les projets « Plesio » et « KeyDrop » il y a deux ans et fait le choix du compromis. Si Tom Cook tient un discours ferme en matière de confidentialité des données, pas question d’être considéré comme l’entreprise qui protège les criminels et d’être poursuivi en justice pour stockage d’informations  qui seraient inaccessibles pour les forces de l’ordre. 

Source : Reuters