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Facebook accusé d’autoriser la diffusion de combats de chiens

Des associations dénoncent l’inaction totale du réseau social face à la diffusion de combats de chiens sur le réseau social.

Facebook assure redoubler d’efforts pour lutter contre les contenus violents sur sa plateforme mais c’est encore loin d’être suffisant. Le réseau social est accusé cette fois d’autoriser la publication de vidéos mettant en scène des combats de chiens.

Image 1 : Facebook accusé d’autoriser la diffusion de combats de chiens
Images : lady freethinker.org

L’organisation américaine Lady Freethinker (LFT) a mené une enquête. Elle y a examiné les groupes, les pages et les profils faisant la promotion des combats de chiens et du trafic d’animaux utilisés pour les combats. Les utilisateurs à l’origine de ces publications manipulent les vulnérabilités de l’intelligence artificielle de Facebook. Pour cela, ils utilisent des terminologies codées telles que « Gr CH », signifiant « Grand Champion ».

Selon l’association LFT, les groupes les plus importants regroupent jusqu’à 160 000 utilisateurs. Suite à cette enquête, LFT a signalé à Facebook 26 publications qui enfreignent les politiques du géant des médias sociaux.  Seulement 6 ont été supprimées, laissant la majorité d’entre elles en ligne. Pour les 20 restantes, Facebook aurait simplement suggéré de les bloquer ou de ne plus suivre les groupes à l’origine des publications.

La fondatrice de Lady Freethinker, Nina Jackel, estime que Facebook se rend ainsi « complice d’actes criminels sur des chiens ». La LFT a lancé une pétition invitant le géant des médias sociaux à prendre des mesures sérieuses pour remédier à la situation. Les combats de chiens sont interdits par la loi dans la plupart des pays occidentaux. Ils sont passibles de lourdes amendes et de peines de prison.

Un porte-parole de Facebook a finalement réagi via un communiqué officiel : « Nous remercions Lady Freethinker d’avoir attiré notre attention sur ces publications, nous l’avons contactée afin d’obtenir les informations dont nous avons besoin pour enquêter ».

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