Accueil » Actualité » Facebook : les employés remettent en question les décisions de Mark Zuckerberg

Facebook : les employés remettent en question les décisions de Mark Zuckerberg

Facebook : des employés du géant des médias sociaux critiquent ouvertement la décision de ne pas supprimer ou signaler les messages trompeurs du président Donald Trump.

Depuis le début de la création du réseau social, le PDG Mark Zuckerberg a toujours refusé de ne pas autoriser les politiciens à s’exprimer librement. Selon les employés de Facebook, le contenu publié par Donald J. Trump violerait les règles de l’entreprise. En effet, ses propos causeraient dommages et désinformation. Trump est accusé d’avoir émis des propos racistes, incitant clairement à la violence en encourageant le tir des manifestants. Zuckerberg a pourtant choisi de laisser les messages sans entraves ni censures. Twitter, qui donnait auparavant à Trump une marge de manœuvre similaire, avertit désormais les utilisateurs avant qu’ils ne puissent voir ces fausses déclarations.

Image 1 : Facebook : les employés remettent en question les décisions de Mark Zuckerberg
Crédit : Facebook

Débrayage virtuel

Face au laxisme de Zuckerberg, quelques employés de Facebook ont publiquement ​​ dénoncé leur patron. Un responsable de Facebook, Ryan Freitas, directeur de la conception des produits du fil d’actualité, a publié : « Mark a tort, et je m’efforcerai le plus fort possible de lui faire changer d’avis. » Un ingénieur, Lauren Tan, a tweeté : « L’inaction de Facebook pour supprimer le message de Trump incitant à la violence me fait honte de travailler ici. » Certains « Facebookers » ont même participé lundi dernier à un « débrayage virtuel ».

Facebook : récupérer mon compte sans mot de passe ni email

Scandales et prise de décision

Zuckerberg serait connu pour son entêtement. Même si ce trait de caractère lui a permis de construire son empire, il pourrait lui coûter cher face à l’opinion publique. Quoi qu’il en soit, la décision finale lui appartient. Ses actions avec droit de vote au sein de l’entreprise lui donnent la majorité. Le PDG a d’ailleurs souvent choisi de passer outre les objections concernant les produits et les politiques de confidentialité. Le scandale Beacon de 2007, en est un exemple parlant. La confidentialité des utilisateurs avait été violée. Leurs achats Web étaient signalés sur leur fil d’actualités, ce qui avait à l’époque déclenché un tollé. Aujourd’hui, pour répondre aux accusations, Zuckerberg dit vouloir réfléchir suffisamment avant de prendre toute décision.

Facebook : comment activer le mode sombre sur votre navigateur ?

Source : The Wired